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Faire de la quasi-équité

La crise de liquidité que nous venons de traverser a mis en évidence les limites du système financier et le degré de frilosité des sociétés actives sur le marché du crédit. Investissement Québec a été vivement sollicitée dans son rôle d'appoint, voire de prêteur de dernier recours. Il lui aurait cependant fallu disposer d'un outil additionnel lui permettant d'offrir la «quasi-équité» aux PME.

«La Société générale de financement est outillée pour entrer dans le capital-actions à hauteur de 10 à 15 millions. Mais elle ne l'est pas pour les petites entreprises. On pourrait compléter.» Ce segment du capital patient pour les plus petites entreprises est vite ressorti comme étant une lacune à combler durant cette crise de liquidité.

Jacques Daoust revient, ici, sur le rôle des banques traditionnelles, qui ont contribué à ajouter une pression additionnelle sur la trésorerie des PME. «Elles ont plutôt multiplié les rappels ou les diminutions des prêts, plaçant les entrepreneurs devant peu ou pas d'alternatives. Aujourd'hui, elles nous disent qu'elles ont consenti plus de prêts, en plus grand nombre. Elles ont surtout nettoyé leur portefeuille. Elles se sont arraché les gros noms, les prêts de qualité.»

Investissement Québec ne veut pas jouer dans les platebandes des banques et des fonds spécialisés en capital de risque. «J'aime mieux offrir les garanties et laisser les banques et les fonds de travailleurs faire leur boulot. Nous ne voulons pas remplacer ces partenaires. Mais puisque personne ne veut prêter à ces entreprises et que peu sont équipées pour combler le besoin des PME en fonds propres...»

Jacques Daoust résume ainsi: «À 10 millions, se sont les chiffres que t'évalues. À 1 million, c'est l'entrepreneur que t'évalues.» Et il rappelle que le calcul du rendement, du retour sur investissement, n'est pas la même pour une société d'État. «Pour le gouvernement, les retombées fiscales entrent dans l'équation. On peut donc avoir un taux de risque additionnel, un taux de perte accru.»

Investissement Québec, dont l'actif et les garanties atteignent les 8 milliards, s'autofinance. En 2008-09, elle a dégagé un bénéfice net de 30,7 millions, contre 37 millions l'année précédente.






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