Perte de 354 millions au premier trimestre - Le SRAS coûte cher à Air Canada
Les résultats préliminaires dévoilés par Air Canada font ressortir une perte de quelque 354 millions au premier trimestre clos le 31 mars 2003, soit l'équivalent d'une perte d'exploitation de quatre millions par jour. Le transporteur, qui évolue présentement sous la protection des tribunaux, a été plus loin en donnant un aperçu de ses résultats d'avril, un mois placé sous l'effet de l'épidémie de pneumonie atypique ayant frappé Toronto. L'impact du SRAS a été dévastateur en retranchant 125 millions aux revenus d'Air Canada durant ce mois.
Air Canada a donc pris soin d'ajouter, dans son communiqué diffusé hier en début de soirée, que la perte d'exploitation devrait atteindre les 152 millions en avril seulement, soit une perte plus lourde de 123 millions sur un an découlant des effets du SRAS sur ses activités. Et le transporteur n'entrevoit pas encore de reprise d'activité, malgré une amélioration de la situation. Les réservations pour mai, juin et juillet sont de 20 à 25 % inférieures à ce qu'elles étaient au cours des mois correspondant de 2002. En conséquence, la capacité moyenne a été réduite de 17 %, avec une diminution de 60 % sur les routes asiatiques et de 25 % sur les routes transfrontalières.
Les mesures d'austérité retenues impliquent donc qu'une quarantaine d'appareils seront cloués au sol et que le service sera interrompu sur trois liaisons en partance de Toronto jusqu'à la Fête du travail, sur sept liaisons canado-américaines (dont deux en partance de Montréal) jusqu'à l'été 2004.
Ces résultats viennent assombrir un tableau déjà noirci par les répercussions de la guerre en Irak et du ralentissement de l'activité économique aux États-Unis. Ainsi, selon les données préliminaires et parcellaires diffusées hier, le premier trimestre clos le 31 mars 2003 se soldera par une perte d'exploitation de 354 millions, soit une détérioration de 194 millions comparativement à la perte de 160 millions inscrite au premier trimestre de 2002. Les résultats finaux seront dévoilés plus tard en mai.
De plus, Air Canada a précisé hier qu'elle maintenait ses résultats préliminaires dévoilés le 6 février dernier relativement à sa performance en 2002. Ainsi, la perte d'exploitation se chiffre à 218 millions et celle avant impôts et ajustement pour taux de change, à 384 millions. À ce chiffre vient cependant se greffer un montant de 400 millions relié à un réajustement à la baisse de la valeur des éléments d'actif à incidence fiscale, ce qui gonfle la perte nette de l'exercice à 828 millions, ou à 6,89 $ par action, contre une perte de 1,31 milliard, ou 10,95 $ par action, en 2001.
Au 31 décembre 2002, les liquidités d'Air Canada avaient été ramenées à 558 millions (contre 1,1 milliard un an plus tôt) et l'avoir des actionnaires était négatif, à 2,29 milliards.
Air Canada a donc pris soin d'ajouter, dans son communiqué diffusé hier en début de soirée, que la perte d'exploitation devrait atteindre les 152 millions en avril seulement, soit une perte plus lourde de 123 millions sur un an découlant des effets du SRAS sur ses activités. Et le transporteur n'entrevoit pas encore de reprise d'activité, malgré une amélioration de la situation. Les réservations pour mai, juin et juillet sont de 20 à 25 % inférieures à ce qu'elles étaient au cours des mois correspondant de 2002. En conséquence, la capacité moyenne a été réduite de 17 %, avec une diminution de 60 % sur les routes asiatiques et de 25 % sur les routes transfrontalières.
Les mesures d'austérité retenues impliquent donc qu'une quarantaine d'appareils seront cloués au sol et que le service sera interrompu sur trois liaisons en partance de Toronto jusqu'à la Fête du travail, sur sept liaisons canado-américaines (dont deux en partance de Montréal) jusqu'à l'été 2004.
Ces résultats viennent assombrir un tableau déjà noirci par les répercussions de la guerre en Irak et du ralentissement de l'activité économique aux États-Unis. Ainsi, selon les données préliminaires et parcellaires diffusées hier, le premier trimestre clos le 31 mars 2003 se soldera par une perte d'exploitation de 354 millions, soit une détérioration de 194 millions comparativement à la perte de 160 millions inscrite au premier trimestre de 2002. Les résultats finaux seront dévoilés plus tard en mai.
De plus, Air Canada a précisé hier qu'elle maintenait ses résultats préliminaires dévoilés le 6 février dernier relativement à sa performance en 2002. Ainsi, la perte d'exploitation se chiffre à 218 millions et celle avant impôts et ajustement pour taux de change, à 384 millions. À ce chiffre vient cependant se greffer un montant de 400 millions relié à un réajustement à la baisse de la valeur des éléments d'actif à incidence fiscale, ce qui gonfle la perte nette de l'exercice à 828 millions, ou à 6,89 $ par action, contre une perte de 1,31 milliard, ou 10,95 $ par action, en 2001.
Au 31 décembre 2002, les liquidités d'Air Canada avaient été ramenées à 558 millions (contre 1,1 milliard un an plus tôt) et l'avoir des actionnaires était négatif, à 2,29 milliards.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

