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Une nouvelle porte vers les États-Unis

L'achat d'Énergie NB par Hydro-Québec réjouit patrons et écologistes

Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Dans une transaction qualifiée d'historique, Hydro-Québec mettra la main sur les principaux éléments d'actif d'Énergie NB, pour devenir le fournisseur d'énergie électrique du Nouveau-Brunswick à un tarif gelé pendant cinq ans. Hydro met l'accent sur les dimensions financière et environnementale de l'opération. Mais parlant d'une acquisition géostratégique, la société d'État québécoise ne se réjouit pas moins d'obtenir de précieux points d'interconnexion et droits de transport vers les marchés du Maine et de la Nouvelle-Angleterre.

«La géographie est au coeur de la transaction», a résumé Thierry Vandal, p.-d.g. d'Hydro-Québec, dans une entrevue au Devoir. Les éléments d'actif achetés d'Énergie NB comprennent de précieux droits de transport vers les États-Unis. «Pour nous, c'est une extension naturelle de nos marchés. Le réseau est complémentaire et nous offre l'interconnexion vers la Nouvelle-Angleterre et le Maine.»

Thierry Vandal a insisté sur l'extension du réseau québécois, sur un accès plus important au marché de la Nouvelle-Angleterre pour écouler l'excédent des besoins. Ce que ne cesse de dénoncer le gouvernement de Terre-Neuve, qui craint ainsi de se voir couper l'accès aux États-Unis. «Terre-Neuve s'en remet sans cesse à de vieux contentieux. Ils veulent être subventionnés par Ottawa, ne pas payer. Or ce blocage n'existe pas. Ce sont des actifs réglementés. Le réseau va rester ouvert, comme il l'est au Québec», a répliqué M. Vandal, qui a rappelé l'entente conclue en avril dernier permettant à Terre-Neuve de vendre directement aux Américains en passant par les lignes de transmission d'Hydro. «La tarte est assez grande pour tout le monde», a renchéri Jean Charest.

La transaction annoncée hier par les premiers ministres Jean Charest et Shawn Graham se veut l'aboutissement d'échanges entre les deux provinces amorcés au début de 2009 à l'initiative du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Afin d'endiguer le développement désordonné de l'offre énergétique de la province, qui a produit une forte poussée de la dette publique et une évolution tarifaire chaotique, cette province a opté pour le concept de plaque tournante énergétique.

Résultat du processus: Hydro-Québec se portera acquéreur des principaux éléments d'actif d'Énergie NB pour une contrepartie de 4,75 milliards, versés en deux temps. Ce prix équivaut à la dette de la société d'État du Nouveau-Brunswick, qui compte pour 40 % de l'endettement de la province. Cette transaction sera financée à hauteur de 4 milliards et s'ajoute au plan de développement de 25 milliards jusqu'en 2013 déposé par Hydro. Elle sera rentable dès la première année et produira un rendement sur l'avoir de plus de 10 %, a précisé Thierry Vandal.

On parle d'un symbole pour la population du Nouveau-Brunswick, qui passe aux mains de la société d'État québécoise. Le protocole d'entente annoncé hier est accompagné d'une date de clôture, fixée au 31 mars 2010. «On peut présumer que cette période de cinq mois va permettre aux débats de se faire», a souligné M. Vandal. Il est question d'une intégration commerciale d'actif desservant quelque 370 000 abonnés, soit un peu moins de 10 % des 3,9 millions d'abonnés d'Hydro, de la conservation du nom, du maintien des emplois et d'un siège social à Fredericton.


Environnement

Le p.-d.g. revient toutefois sur cette réalité évoquée par le gouvernement de cette province, une réalité dominée par le poids de la dette publique, par un développement désordonné et par des tarifs élevés. «C'est un enjeu fiscal important pour le Nouveau-Brunswick. Et également un enjeu environnemental.»

L'achat porte sur le réseau de distribution et sur l'actif de production, qui comprend sept centrales hydroélectriques d'une capacité totale de 900 MW et une centrale d'appoint au diesel. Dans un deuxième temps, Hydro accueillera également la centrale nucléaire de Point Lepreau, présentée comme étant similaire à celle de Gentilly, une fois les travaux de réfection terminés. «Nous n'assumons aucune responsabilité quant à ces travaux. Nous ne serons responsables d'aucun litige et les actifs financiers couvrant les besoins associés au démantèlement éventuel de cette centrale nucléaire nous serons transférés», a ajouté M. Vandal. «Nous ne recevons aucun passif dans cette transaction», insiste-t-il.

Les centrales thermiques demeurent la propriété du gouvernement du Nouveau-Brunswick. Trois d'entre elles seront fermées, dont celle de Dalhousie, qui cessera progressivement sa production. Les centrales de Coleson Cove et de Belledune demeureront en exploitation afin d'assurer la stabilité du réseau. Hydro pourra toutefois demander à la province de les fermer après un préavis d'un an, et tous les droits d'émission lui reviendraient. «Nous mettons en place des mécanismes qui viennent accélérer le transfert vers des énergies plus propres.» Ces centrales deviennent non économiques dans un contexte de crédits d'émission de GES et l'approvisionnement du Québec pourra aisément compenser. «Nous avons tous les éléments pour répondre aux besoins à long terme» de la province, a soutenu Thierry Vandal.

Le Nouveau-Brunswick souhaitait un marché en équilibre, une stabilisation tarifaire et une transition vers les sources d'énergie renouvelables. La province voulait également se doter d'un nouveau cadre réglementaire et tarifaire. Sur ce dernier point, l'entente annoncée hier accorde à la population du Nouveau-Brunswick un gel tarifaire de cinq ans, au tarif de 11 ¢ le kWh pour le résidentiel et le commercial, comparativement à 7 ¢ au Québec. Dans l'industriel, les tarifs seront alignés sur ceux prévalant au Québec. La réduction peut donc osciller entre 15 et 30 %, atteignant le tarif offert aux alumineries installées au Québec, a illustré Thierry Vandal. Pour les clients d'Énergie NB, cette tarification révisée représente une valeur de 5 milliards, a estimé le Nouveau-Brunswick.


Accueil environnemental

Cette transaction a été applaudie par les milieux patronaux québécois et accueillie favorablement par des groupes écologistes. Équiterre et le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick estiment que cette vente d'actif «pourrait s'avérer bénéfique au plan de l'amélioration de la qualité de l'air ainsi qu'en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre». Ces organisations ont toutefois pressé Hydro-Québec de fermer Belledune et Coleson Cove, «les plus problématiques au plan environnemental».

André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, est plus tiède. Il voit également d'un bon oeil la fermeture des centrales thermiques. Il dénonce cependant l'achat de la centrale nucléaire, une deuxième pour Hydro-Québec, qui va à l'encontre de la volonté clairement exprimée par la population québécoise, a-t-il déploré.






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  • Claude Kamps
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 00h10
    C'est la valeur de 4 stades olympiques
    que nous avons mis des années a rembourser ,,,,,

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 04h15
    Le début d'un nouveau Meetch?
    Je parle du mouvement d'indignation de la population suite au rejet de l'entente. La réaction du premier-ministre Terre-Neuvien tente de faire monter un sentiment anti-Hydro et anti-Québec; une réaction à courte-vue qui génèrera plus de rancoeur que toutes les campagnes péquistes réunies, surtout si la transaction est refusée à la suite d'une campagne de démagogie, surtout s'il parvient à rallier à sa cause l'opinion publique d'autres provinces comme l'Alberta ou l'Ontario.
    C'est le moment de voir si on vit vraiment dans le même pays. Si oui, alors qu'on nous laisse faire des affaires avec les autres provinces comme les autres provinces peuvent le faire ici.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 06h38
    Le NB est voisin d'un seul État américain: le Maine
    Le Maine compte à peine 600,000 hab! Est-ce qu'on pourrait dégonfler la baloune? Pour l'accès au reste de la Nouvelle-Angleterre, le Québec est bien plus près des 5 autres États.

    Excellente analyse ici:
    http://pouliot.argent.canoe.ca/2009/10/29/energie_


    Energie NB: Hydro fait-elle une bonne affaire?
    29/10/09 16:04, François Pouliot / Général, 1288 mots
    Si Québec a jadis passé un sapin à Terre-Neuve (sans le vouloir), ça ne semble pas tellement le cas aujourd'hui avec le Nouveau-Brunswick. À première vue, l'acquisition d'Energie NB par Hydro-Québec n'apparaît pas offrir un rendement extraordinaire. Fait-on preuve d'une prudente retenue ou se fait-on avoir?

    Essentiellement, Hydro-Québec acquiert les actifs de production hydroélectriques et nucléaire d'Énergie NB, de même que son réseau, pour 4,7 G $. Il ne ressort pas nettement comment sera structurée cette acquisition. On en comprend cependant qu'Hydro-Québec s'attend à récolter « une centaine de millions de dollars de bénéfices » dès la première année.

    Officiellement, la société d'état parle d'un rendement de plus de 10% sur les capitaux propres. Pour en arriver à ce chiffre, elle semble mettre les bénéfices sur le 750 M$ de fonds propres qu'elle met dans l'acquisition (elle emprunte 4 G$). Cela veut dire un rendement de 13%. C'est en ligne avec son rendement global qui varie entre 12 et 15%.

    On aime personnellement mieux évaluer les choses en partant de la valeur de l'entreprise, c'est-à-dire en additionnant dette et équité. Une centaine de millions de dollars sur 4,7 G$, cela fait un rendement de 2,1%. Pas très élevé. Même si des sociétés du secteur comme Boralex, Fonds de revenus Boralex, et Canadian Hydro Developpers arrivent avec des taux inférieurs à celui-ci.

    Rien pour se péter les bretelles, donc. On place son argent dans un certificat de dépôt cinq ans, et l'on peut trouver meilleur rendement. Exempt de risque par surcroît.

    Oui mais, il faut voir plus loin que sur la première année, direz-vous.

    Vrai. Et il serait intéressant d'avoir plus de détails pour connaître le véritable plan de match d'Hydro-Québec et comprendre comment elle entend générer plus de rendement. Parce qu'à moins que le taux de rendement n'augmente, il n'est pour l'instant pas évident que l'on fasse faire une si bonne affaire au trésor public. N'oublions pas qu'ultimement, tout ça fini par se refléter dans les chiffres budgétaires de la province.

    Où se fait l'argent?

    À première vue, les chiffres en eux-mêmes font écarquiller les yeux. Energie Nouveau-Brunswick a généré en 2007-2008 un bénéfice de 89 M$, qui tombe en réalité à 40 M$ quand on enlève les écritures extraordinaires. Le résultat semble meilleur en 2008-2009, à 70 M$, mais on n'a pas pu vérifier s'il y avait de l'extraordinaire.

    Passons des millions de dollars en baisses de tarifs dans l'équation (le communiqué parle d'une entente qui à terme vaudrait 5 G$), on a déjà de la difficulté à comprendre comment on peut même espérer un simple équilibre financier.

    Voyons voir comment Hydro peut réussir à faire suffisamment d'argent pour plus que fermer l'écart.

    1-Peut-être sur l'électricité vendue au Nouveau Brunswick

    On semble gagner sur le fait que l'électricité vendue au résidentiel du Nouveau-Brunswick est à 11 cents le kw alors que nos ventes à l'exportation ont été à 9,8 cents l'an dernier. Évidemment, le 11 cents comprend des coûts de transport et de distribution dont on n'est pas tout à fait sûr de la hauteur, mais qu'Hydro dit évaluer à 2 cents. C'est dire que l'on s'assure de vendre pour 9 cents nos production sur les marchés extérieurs. C'est en bas du 9,8 cents que l'on a obtenu l'an dernier, mais quelque chose nous dit que ce chiffre cache des coûts qui apparaissent ailleurs dans les états financiers d'Hydro-Québec et qu'il nous faudrait lui imputer. Bref, pas un mauvais geste dans le contexte. Surtout que les prix à l'international pourraient caler dans le futur.

    2-Bye-bye les canards boiteux qui ternissent les résultats

    Les centrales thermiques de Grand Lake, Dalhousie et Courtenay Bay vont fermer, ce qui laisse présumer qu'elles coûtaient probablement plus qu'elles ne rapportaient. Celles au charbon et mazout de Belledune et Coleson cove sont laissées entre les mains du gouvernement du Nouveau-Brunswick, avec le droit pour Hydro-Québec de réclamer leur fermeture sur un préavis de un an. Des canards boiteux qui devaient à certains moments peser aussi sur les coûts de la société et venir masquer la profitabilité des autres. ENB eut-elle fermé les premières centrales plus tôt, que sa rentabilité se serait sans doute améliorée.

    3-Un coût de dette moindre

    Hydro-Québec n'a pas à assumer la dette de ENB. Mais on peut aussi décidé qu'elle achète le tout pour 1$ et choisit d'assumer sa dette, qui est pas mal égale au coût de la transaction.
    Sous cet angle, la cote de crédit d'Hydro lui permet de se financer à meilleur coût, ce qui veut dire une amélioration de rentabilité.

    4- La clef de l'affaire : les interconnections et les bassins hydrauliques du Québec

    La clef de l'affaire semble cependant en fait se trouver dans ceci : les interconnections du Nouveau-Brunswick vers le Maine et les bassins hydrauliques du Québec.

    Les barrages d'ENB n'ont jamais pu être utilisés à leur plein potentiel, faute de bassins de rétention. Lors de fortes pluies, il était apparemment impossible d'emmagasiner l'eau et, dépendamment de la demande, on devait souvent déverser. Hydro croit pouvoir désormais opérer ses barrages en complémentarité. Elle achètera plus d'électricité du Nouveau Brunswick lors de fortes crues, et stockera de l'eau dans ses propres barrages au Québec pour une utilisation ultérieure, à de meilleurs tarifs, au moment opportun.

    Surtout cependant, elle acquiert deux interconnections vers le Maine avec une capacité de transport de 1000 Mégawatts. Déjà, Hydro « louait » à Énergie NB 300 MW à long terme, ce qui lui permettait, dit-on, d'exporter de l'électricité vers les États-Unis à des moments clefs sur des marchés où les prix sont plus élevés. Voilà qu'elle obtient 500 MW de plus, avec lesquels elle pourra faire de même.

    En d'autres mots, le nombre de MW disponible pour l'exportation chez Hydro-Québec n'augmente pas, mais elle obtient de nouvelles routes où elle peut en passer davantage et à un meilleur prix que sur ses autres options de ventes.

    À souligner plusieurs fois aussi, le fait qu'Energie NB envoyait à l'exportation l'électricité que produisaient ses centrales les plus coûteuses (mazout). Le but : vendre son électricité la moins chère à plus faible prix à ses citoyens. Ces exportations d'électricité pourront maintenant provenir des barrages du Québec, qui ont une marge bénéficiaire de loin supérieure aux centrales au mazout.

    Conclusion?

    À première vue cette entente apparaît plus favorable au Nouveau-Brunswick qu'au Québec.

    Les citoyens de cette province y gagnent un allègement de tarifs, en même temps qu'un important remboursement de dette. Et le budget provincial ne perd aucun profit puisque ENB n'en faisait pas.

    Hydro-Québec gagne, elle, un rendement qui apparaît faible. Trop faible en fait pour que ce soit vraiment ce qu'elle a en vue.

    Parce que le dossier est hautement politique, quelque chose nous dit qu'elle fait preuve de réserve et retenue. Il ne faudrait pas après tout que la population du Nouveau-Brunswick ne se mette à redouter de se faire passer un Churchill Falls et fasse avorter la transaction. Réserve et retenue donc. On aimerait quand même mieux en avoir l'assurance.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 07h26
    Pas trop vite, l'affaire n'est pas encore dans le sac, ça a l'air
    Il est écrit plus haut : «Photo: Jacques Grenier
    Dans une transaction qualifiée d'historique, Hydro-Québec mettra la main sur les principaux éléments d'actif d'Énergie NB »

    Pas si vite, le "premier" de Terre-Neuve Labrador ne veut pas et va remuer ciel et terre pour faire avorter l'affaire qui ne fait pas son affaire, ça a l'air.

    Faudrait attendre la signature finale avant de pavoiser...genre, mais, M. Charest avait besoin de cette nouvelle là pour se remonter le gouvernement.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 09h11
    Bon coup
    M. Charest montre qu'il a les deux mains sur le volant, celui de l'économie, le plus important des véhicules au Québec. Les autres ne sont que des peccadilles, qui ne sont que des cas d'exception que nos amis les séparacistes aiment bien, car ils sont source de chicane. La loi 104 n'affecte que quelque centaine de personnes, pas important, les cas d'accommodement pas important quelque cas par année. Mais l'économie c'est tous et chacun et plus encore MON PORTEFEUILLE.
    Oui la crise et quelque mauvais choix nous ont coutés très cher, mais dans ce cas ci c'est notre force.

    Pour ce qui est de Terre Neuve et de certaines autres provinces, OUI ils ont raison d'avoir peur et de tenter de faire dérailler le projet. Québec, surtout sous un gouvernement séparaciste, ferait la même chose et déchirerait sa chemise sur la place publique, si disons L'Alberta achetait hydro Ontario et avouerait ses visés sur Hydro Québec et l'est du Canada. Car la méchante Alberta est une province très conservatrice, religieuse et de droite qui tenterait avec ces transactions de controler notre économie et polluer l'esprit de notre pôvre petit peuple.
    Bien voyez vous Hydro Québec entre les mains d'un Machiavel diabolique comme Parizeau représente un réel danger pour le Canada, beaucoup plus que L'Alberta pourrait en représenté, de la l'importance d'élire et de continuer à élire un gouvernement fédéraliste fort à Québec, pour justement leur démontrer que le mouvement séparaciste est ce qu'il est c.-à-d. marginal et sans importance. Formé de personnes sectaire et inférieur.

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 09h43
    Avantages pour tous
    Le Nouveau Brunswick est trop peu populeux pour avoir un Hydro NB rentable. De plus il n'y a pas de possibilité de nouveaux développement d'hydro électricité. Sans parler que la vente fera baisser la dette de la province de 40% nous dit-on...En assurant en plus une baisse de 20% pour les entreprise est un avantage ne temps de crise économique..Donc ça semble un plus sur tout la ligne.

    Pour le Québec c'est une ouverture pour vendre notre énergie propre aux américains et des clients de plus au NB qui sont prêts à continuer de payer 60% de plus qu'au Québec. Si le réseau d'Hydro NB est en bon état, ce ne sera qu'un gros PLUS pour Hydro Québec. L'hydro électricité peut devenir notre pétrole et amener au Québec les revenus dont nous avons vraiment besoin, tout en contribuant à un meilleur environnement sur la planète.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 10h09
    L`unité nationale version Williams
    Imaginez que pour sauver l`unité nationale du Canada Danny Williams fût élu Président d`Hydro-Québec! Il achèterait NB Power sans hésitation, puis garderait les génératrices au charbon et mazout au profit de Terre-Neuve. Entre-temps Danny pourrait mélanger son Scotch d`un peu d`huile Hibernia avec un discours imbu de cynisme.

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 11h29
    Belle reconnaissance !
    Les Terre-neuviens oublient qu'Hydro-Québec a été la SEULE entreprise internationale à soumissionner pour Churchill Falls. Si hydro-Québec n'était pas intervenue, ils s'éclaireraient encore à l'huile de phoque. Et cela, ils l'occultent constamment.

    JM Francoeur

  • Réjean Grenier
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 12h09
    Une patente à la Charest
    A vue de nez, la nouvelle patente John Charest peut s'avérer
    intéressante. Mais, on le sait, le diable est dans les détails. Et l'expérience aidant depuis 2003, les annonces
    faites par ce gouvernement mène souvente fois directement sur un tablette.
    Ce qui me chatouille c'est que cette histoire nous tombe
    dessus sans avertissement aucun. Encore le catimini.
    Toujours les cachettes avec ces gens.
    Souvenons-nous du «plan nord».
    Enfin, je compte sur le PQ pour leur tirer les vers du nez.
    Réjean Grenier.

  • Louise Saint-Pierre
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 12h11
    Comme un cheveu sur la soupe
    Cette importante nouvelle concernant notre société d'état nous tombe dessus comme un cheveu sur la soupe. Au moment où nous nageons en pleine crise de confiance envers nos élus, après que Jean Charest nous ait vendu nombre de salades indigestes, je crois que cette nouvelle devrait être prise avec circonspection. Il y aurait lieu de se demander à qui ce détournement de la mission de notre société d'état va profiter. Il y a trop longtemps que les décisions de ce gouvernement ne servent pas l'intérêt de la majorité des québécois et québécoises... Il n'y a eu aucun débat public sur cette question. Derrière quelle porte close se cachent les "petits amis" qui grenouillent derrière?

  • Guillaume Baillargeon
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 12h57
    Woh les moteurs M. Archambault
    Y'a des limites à insulter le monde. Et là, moi je dis stop. Et je suis même pas souverainiste. Mais le respect ça existe.

    Les gens ont le droit à leurs opinions tant que ça demeure civilisé. Et là, je vous trouve pas civilisé.

    Avant d'être souverainiste ou fédéraliste ou automiste ou ce je sais trop quoi, on est Québécois. On peut pas mépriser comme ça des compatriotes parce qu'ils pensent pas comme nous.

  • Gilles Lanthier
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 15h23
    Fibre patriotique
    La population du Nouveau-Brunswick comprend sans doute les avantages économiques à court terme de cette transaction. Toutefois, une province laissant sous le contrôle d'une autre province toute sa production énergétique peut en inquiéter plus d'un. Est-ce qu'il y aura une vague de mécontentement suffisante parmi la population pour empêcher la conclusion de cette transaction? Monsieur Graham devra dans un délai relativement court affronter ses électeurs dans une élection, et sans doute il ne pourra pas faire fi des objections patriotiques de sa population.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 15h35
    Le fédéraciste Arhchambault
    Le fédéraciste a tout faut le Québec nationaliste comme fédéraliste voulant se bilinguiser à toute vapeur. Pendant ce temps les anglais ne veulent même pas se faire aborder en français comme s'ils étaient la majorité. Un borné+++

    Pour ce qui est de l'achat d'Énergie NB par Hydro-Québec, quelle opportunité pour justifier l'arnachement de la Romaine et faire oublier la corruption dans l'attribution des contrats de réfection des infrastructures... routières où les petits amis libéraux sont plus nombreux que dans la construction de TGV et de tramways. C'est l'hivers dernier que Vandal (quel nom comme vandaliser la Romaine !) nous demandait de fermer... les lumières et le chauffage ?

    Claude L'Heureux, Québec

  • Michel J. Grenier
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 16h08
    L'or blanc pour le Québec..
    Je crois qu'on pourrait qualifier cette transaction d'appropriation de l'or blanc par le Québec, comparativement à l'or noir de l'Alberta.

    Si nos politiciens et gestionnaires copient la gestion serrée de l'Alberta, cette transaction pourrait enfin aider le Québec à se débarrasser de sa dette à long terme.

    Le Québec pourrait alors devenir la deuxième province du Canada à se débarrasser de sa dette et, ainsi, cesser de taxer indûment les Québécois qui en ont bien assez des taxes de toutes sortes.

    Aurons-nous cette sagesse ?

    Michel J. Grenier

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    vendredi 30 octobre 2009 18h16
    M. Archambault et sa remarquable ouverture d'esprit.
    Vous répétez souvent le qualificatif "séparaciste" comme un ado qui vient de découvrir un nouveau mot. C'est dans l'ordre du reste de l'argumentation qui associe le parti d'en face à de bébêtes "méchants". Si votre fédéralisme en est un de frustration, peut-être est-il temps de grandir un peu.
    Je suis Souverainiste. Et oui, je vais vous énerver à chaque fois que je vais avoir l'audace d'émettre une opinion. Le monde est plein de différentes opinions, habituez-vous tout de suite.
    Pour compléter, je terminerai en citant votre magnifique et sagace conclusion: "le mouvement séparaciste est ce qu'il est c.-à-d. marginal et sans importance. Formé de personnes sectaire et inférieur." Si vous vouliez prouver quoi que ce soit à propos du mouvement souverainiste et de leur soi-disant sectarisme, vous n'avez prouvé qu'une chose:
    Vous êtes EXACTEMENT tout ce que vous leur reprochez.

  • Philippe Landry
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 19h57
    Faire confiance à Jean Charest
    Prenons un moment pour examiner les réalisations du castor bricoleur Jean Charest:


    Achat par Hydro-Québec - envers l'opinion publique - de la centrale thermique de Bécancourt à la compagnie privée Albertaine TransCanada Energy Ltd., à qui HQ devra payer 150 millions de dollars jusqu'en 2025 (un total de 2 milliards de dollars), bien que la centrale soit présentement fermée à long terme pour cause de demande trop faible;

    Pertes de 40 milliards de dollar à la caisse de dépôt;

    Privatisation de l'éolien, entraînant encore une fois des pertes immenses pour les Québécois;

    Salaire reçut en catimini et caché au contribuable;

    Sabotage du projet du CHUM entraînant des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars et coût de gestion avant même la levée de la première pelleté de terre;

    Défusion municipale à Montréal, directement responsable de la flambée de corruption qui fait la honte du Québec à l'échelle internationale (autres pertes de centaines de millions);

    Scandale à venir de l'autoroute 25 conçu en PPP et pour laquelle le Québec devra payer des redevances faramineuses pour cause d'achalandage sur-évalué (comme dans le cas de Bécancourt;


    Plusieurs autres spoliations collectives à venir...

    À la lumière de ces faits, je crois que l'on peut faire confiance à Jean Charest: l'acquisition de HNB par HQ ferait l'affaire de plusieurs, mais certainement pas des Québécois.

  • Frédérick-André De Beaumont
    Inscrit
    vendredi 30 octobre 2009 21h37
    Thiery Vandal ou la myopie administrative
    Bon voilà tout le monde fier d'une acquisition historique dont se vante le président de HQ et de notre premier ministre JOHNNY CHAREST , qui sur le sujet de HQ intervient toujours en disant ne pas intervenir , et de son président-pantin qui se pette les bretelles d'avoir réussit un tel coup avec une longue portée pour le QUÉBEC , alors qu'il n'a pas été capable de voir ou n'a rien vu dans le dossier de HQ et des collèges privés , ou peut-être a-t-il tout vu ?
    Et maintenant , il voit grand et il voit loin prétend-il ,
    en achetant les actifs de NB-HYDRO , sans rien comprendre avec son maître JOHNNY CHAREST , que de faire cette transaction porte flanc au fait que si on approuve un tel achat on n'aura aucun argument quand on prendra d'assaut les actifs de HQ . pôvre myopie maladive ...........
    pôvre de nous QUÉBÉCOIS QUI DEVONT LES SUBIR .

    FRÉDÉRICK-ANDRÉ 30-10-09

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