À la recherche d'une entreprise verte et éthique
Un sondage montre que les travailleurs sont souvent prêts à gagner moins pour avoir un meilleur employeur
Les entreprises qui se dotent de politiques éthiques et environnementales jouissent d'un atout «considérable» pour attirer des employés, selon les résultats d'un sondage mené par les Services Kelly, une firme spécialisée en services de gestion des effectifs. Et plus de la moitié des répondants se sont même dits prêts à accepter un poste moins prestigieux ou une réduction de salaire pour travailler au sein d'une telle entreprise.
Selon les conclusions de cette étude internationale portant sur les milieux de travail, lorsque les employés canadiens choisissent un employeur, «ils préfèrent de loin les employeurs reconnus pour leurs excellentes pratiques éthiques et environnementales».
En fait, 85 % des répondants sont plus susceptibles de vouloir travailler pour une entreprise «jugée éthiquement et socialement responsable». Pas moins de 80 % d'entre eux préfèrent opter pour une entreprise jugée responsable sur le plan environnemental, et 74 % affirment que, au moment de choisir leur employeur, sa réputation en matière d'éthique est un critère «très important».
Fait étonnant, 53 % seraient par ailleurs prêts à accepter un poste de moindre importance ou une réduction de salaire pour faire partie de l'équipe d'une compagnie «qui fait preuve d'une forte conscience environnementale et communautaire». La «fierté» l'emporte alors sur la paye. «Les employés sont non seulement fiers d'exécuter leurs tâches, mais également de ce que leur entreprise représente et de la façon dont elle est perçue par la communauté. Ils se sentent alors épanouis d'¶uvrer au sein d'une entreprise qui attache autant d'importance au rendement qu'aux objectifs sociaux», explique la vice-présidente et directrice générale de Kelly Canada, Karin French.
Autre surprise qui ressort du sondage, cette sensibilité aux règles éthiques et à l'environnement serait plus marquée chez les baby-boomers (48-65 ans) que chez les générations plus jeunes, soit les membres de la génération Y (18-29 ans) et de la génération X (30-47 ans). Ainsi, plus les employés sont âgés, «plus ils se soucient de l'adoption de bonnes pratiques éthiques et environnementales par leur employeur. Les baby-boomers sont invariablement plus sensibilisés aux questions sociales et éthiques que les travailleurs des générations qui les suivent», explique Mme French.
Qui plus est, 57 % des baby-boomers seraient prêts à accepter une réduction de salaire ou un poste moindre pour travailler pour un employeur qui fait preuve d'une conscience éthique, suivis par leurs collègues de la génération X (54 %) et de la génération Y (51 %).
Message aux employeurs
Les résultats de ce coup de sonde devraient d'ailleurs envoyer un message aux employeurs. «Les entreprises qui créent une culture de responsabilité sociale envoient un message fort concernant le type de talents qu'elles cherchent et les normes qu'elles souhaitent cultiver. Elles servent de repère relativement aux attentes considérées favorables par les employés potentiels», souligne Mme French.
Mais selon Michel Séguin, professeur au département d'organisation et de ressources humaines de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, ces préoccupations sont déjà «dans l'air du temps». Les entreprises doivent donc de plus en plus répondre à ces attentes, surtout dans un contexte de raréfaction de la main-d'¶uvre qualifiée. Preuve qu'on observe la progression de cette tendance, les étudiants doivent désormais bien souvent suivre un cours d'éthique durant leurs études en gestion. Et les consultants en éthique sont de plus en plus demandés.
Son collègue, Daniel Clapin-Pépin, professeur au département des sciences comptables, doute pour sa part que les gens «préfèrent de loin» les employeurs qui ont d'«excellentes pratiques éthiques et environnementales». «Les gens sont très peu informés sur ce en quoi consistent les pratiques éthiques. Tout ce qu'ils connaissent, ce sont les relations publiques, le marketing. Et généralement, cette image est fausse.» Il doute également que des entreprises puissent accorder autant d'importance au rendement qu'aux objectifs sociaux.
L'Indice Kelly sur la main-d'¶uvre mondiale a sondé l'opinion de près de 100 000 personnes dans 34 pays, dont 7000 Canadiens.
Selon les conclusions de cette étude internationale portant sur les milieux de travail, lorsque les employés canadiens choisissent un employeur, «ils préfèrent de loin les employeurs reconnus pour leurs excellentes pratiques éthiques et environnementales».
En fait, 85 % des répondants sont plus susceptibles de vouloir travailler pour une entreprise «jugée éthiquement et socialement responsable». Pas moins de 80 % d'entre eux préfèrent opter pour une entreprise jugée responsable sur le plan environnemental, et 74 % affirment que, au moment de choisir leur employeur, sa réputation en matière d'éthique est un critère «très important».
Fait étonnant, 53 % seraient par ailleurs prêts à accepter un poste de moindre importance ou une réduction de salaire pour faire partie de l'équipe d'une compagnie «qui fait preuve d'une forte conscience environnementale et communautaire». La «fierté» l'emporte alors sur la paye. «Les employés sont non seulement fiers d'exécuter leurs tâches, mais également de ce que leur entreprise représente et de la façon dont elle est perçue par la communauté. Ils se sentent alors épanouis d'¶uvrer au sein d'une entreprise qui attache autant d'importance au rendement qu'aux objectifs sociaux», explique la vice-présidente et directrice générale de Kelly Canada, Karin French.
Autre surprise qui ressort du sondage, cette sensibilité aux règles éthiques et à l'environnement serait plus marquée chez les baby-boomers (48-65 ans) que chez les générations plus jeunes, soit les membres de la génération Y (18-29 ans) et de la génération X (30-47 ans). Ainsi, plus les employés sont âgés, «plus ils se soucient de l'adoption de bonnes pratiques éthiques et environnementales par leur employeur. Les baby-boomers sont invariablement plus sensibilisés aux questions sociales et éthiques que les travailleurs des générations qui les suivent», explique Mme French.
Qui plus est, 57 % des baby-boomers seraient prêts à accepter une réduction de salaire ou un poste moindre pour travailler pour un employeur qui fait preuve d'une conscience éthique, suivis par leurs collègues de la génération X (54 %) et de la génération Y (51 %).
Message aux employeurs
Les résultats de ce coup de sonde devraient d'ailleurs envoyer un message aux employeurs. «Les entreprises qui créent une culture de responsabilité sociale envoient un message fort concernant le type de talents qu'elles cherchent et les normes qu'elles souhaitent cultiver. Elles servent de repère relativement aux attentes considérées favorables par les employés potentiels», souligne Mme French.
Mais selon Michel Séguin, professeur au département d'organisation et de ressources humaines de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, ces préoccupations sont déjà «dans l'air du temps». Les entreprises doivent donc de plus en plus répondre à ces attentes, surtout dans un contexte de raréfaction de la main-d'¶uvre qualifiée. Preuve qu'on observe la progression de cette tendance, les étudiants doivent désormais bien souvent suivre un cours d'éthique durant leurs études en gestion. Et les consultants en éthique sont de plus en plus demandés.
Son collègue, Daniel Clapin-Pépin, professeur au département des sciences comptables, doute pour sa part que les gens «préfèrent de loin» les employeurs qui ont d'«excellentes pratiques éthiques et environnementales». «Les gens sont très peu informés sur ce en quoi consistent les pratiques éthiques. Tout ce qu'ils connaissent, ce sont les relations publiques, le marketing. Et généralement, cette image est fausse.» Il doute également que des entreprises puissent accorder autant d'importance au rendement qu'aux objectifs sociaux.
L'Indice Kelly sur la main-d'¶uvre mondiale a sondé l'opinion de près de 100 000 personnes dans 34 pays, dont 7000 Canadiens.
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