À Saguenay - « À quelques minutes du décor urbain, un très beau fjord... »
La ville de Saguenay mène de front développement économique et rayonnement touristique. Pour arriver à cette fin en matière de tourisme, Promotion Saguenay veille à faire valoir à la fois les attraits d'une ville regorgeant de ressources et ceux de sites naturels d'une grande richesse.
Dans la foulée des fusions municipales, Promotion Saguenay a été mis sur pied pour couvrir l'ensemble du territoire, qui comprend la ville et le fjord, comme le souligne Priscilla Lemay, sa directrice du tourisme et des communications: «Lors de sa création, l'objectif était que Promotion Saguenay s'occupe du même souffle de la gestion du commissariat industriel et de la dynamisation des centres-villes, de même que de celle de tout l'aspect touristique sous les angles des affaires et de l'agrément.»
En quelque sorte, il s'agit d'un conseil économique doublé d'une société touristique: «C'est très novateur et c'est une formule qu'on va appliquer de plus en plus. Depuis deux ans, je dirais que plusieurs villes nous demandent beaucoup de renseignements et viennent rencontrer les élus municipaux pour comprendre ce qui a motivé cette décision de réunir ces deux pôles de développement, administrés majoritairement par des hommes d'affaires et présidés par le maire de Saguenay, Jean Tremblay.» L'équipe de Promotion comprend 32 travailleurs permanents, auxquels se joignent à peu près le même nombre d'employés saisonniers.
Un projet en plein essor
Promotion Saguenay a pris en charge le dossier du tourisme d'affaires, il y a deux ans; dans ce but, l'Office du tourisme et des congrès a été mis sur pied. Mme Lemay décrit cette opération: «Évidemment, la première démarche a été d'embaucher des gens et de réunir une équipe; leur priorité, c'est d'augmenter l'achalandage en faisant ressortir tout le potentiel qui existe ici à Saguenay.»
L'occasion était belle, car il y a à l'heure actuelle une sorte d'élan qui propulse en avant cette forme de tourisme: «C'est causé par la construction de l'autoroute à quatre voies divisées. Il y a aussi dans le décor l'aéroport régional dont on a repris possession l'an dernier et dont nous sommes les gestionnaires. C'est donc un bel élan, car les portes d'accès à la région sont grandes ouvertes avec l'autoroute, l'aéroport et le port avec ses croisières. Il faut maintenant montrer aux gens que les perceptions de distance énorme concernant le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne sont plus justes. Nous sommes situés à deux heures de Québec, et il y a un potentiel énorme pour tenir des congrès ici.»
Une équipe de trois personnes travaille actuellement à faire valoir les attraits de la ville et des environs, dans les locaux de l'Office construits au coût d'un million et demi de dollars et situés à l'entrée de la ville: «C'est la porte d'entrée de la ville de Saguenay sur la région et c'est là où on accueille les groupes à leur arrivée. C'est vraiment un pôle fort, et ce fut une grosse décision que d'aller de l'avant avec ce projet pour donner le ton et montrer qu'on croit à cette industrie-là, qu'on a la foi dans le potentiel du tourisme d'affaires chez nous, tant pour les hôteliers que pour les attraits touristiques.»
Le milieu des affaires a suivi le courant et s'est instantanément rallié au projet: «Dès le départ, sa collaboration a été impeccable. Tous les gros centres de congrès ont investi beaucoup d'énergie. On a bâti le comité du tourisme d'affaires, qui est très engagé et qui se réunit régulièrement; on rencontre sur une base fréquente ces gens pour établir nos priorités, déterminer les mesures à prendre et élaborer le plan stratégique autour de cette question. Tout cela a créé une synergie, car ce sont les centres hôteliers qui ont à la fois à mettre en valeur leur région et à vanter leurs propres mérites; ils sont présentement réunis autour d'une même table et ils partagent le même objectif.»
Un changement de vision
Quelles sont les grandes lignes de force de la région? La directrice du tourisme offre cette réponse: «Sur le plan du tourisme en général, c'est le maillage entre la ville et la nature. On possède la septième ville du Québec en importance, elle est dynamique et offre un intéressant potentiel d'infrastructures et de grandes qualités gastronomiques. À quelques minutes du décor urbain, on découvre un très beau fjord, qui est l'un des plus longs au monde. On compte aussi plusieurs pôles urbains au sein de la même entité urbaine, ce qui donne lieu à des événements diversifiés.»
Il y a encore peu de temps, l'impression de distance ou d'éloignement se présentait comme un obstacle ou une limite à la bonne marche et au développement du tourisme d'affaires. Tel n'est plus le cas: «Notre plus gros défi, c'est actuellement de faire comprendre aux gens qui ne sont jamais venus au Saguenay ou qui ne se sont pas rendus chez nous depuis longtemps que toute la perception négative qui a existé autour du Parc des Laurentides n'a plus sa raison d'être avec les quatre voies. C'est vraiment le plus gros des défis, parce que, en ce qui a trait au rapport qualité-prix, la région se signale largement. Après deux ans de travail, je pense qu'on est bien parti pour changer cette perception-là.»
Priscilla Lemay signale finalement que là ne s'arrêtent pas les projets en matière de tourisme d'affaires: «Il est certain qu'on a travaillé beaucoup et qu'on a mis des outils en place. Pour le volet Internet, on veut vraiment pousser sur celui-ci, parce qu'on veut être capable d'aller chercher les gens là où ils sont et parce qu'on souhaite mieux faire connaître la région. À l'interne, on s'est aussi beaucoup penché sur les outils concurrentiels à développer: on parlait des distances et, sur ce plan, on a établi un système d'autobus touristiques sur le territoire, qu'on met au service des congressistes pour réduire les temps d'accès aux divers pôles d'attraction. On pousse pour s'assurer d'être novateur et d'être à la fine pointe de la technologie.»
Collaborateur du Devoir
Dans la foulée des fusions municipales, Promotion Saguenay a été mis sur pied pour couvrir l'ensemble du territoire, qui comprend la ville et le fjord, comme le souligne Priscilla Lemay, sa directrice du tourisme et des communications: «Lors de sa création, l'objectif était que Promotion Saguenay s'occupe du même souffle de la gestion du commissariat industriel et de la dynamisation des centres-villes, de même que de celle de tout l'aspect touristique sous les angles des affaires et de l'agrément.»
En quelque sorte, il s'agit d'un conseil économique doublé d'une société touristique: «C'est très novateur et c'est une formule qu'on va appliquer de plus en plus. Depuis deux ans, je dirais que plusieurs villes nous demandent beaucoup de renseignements et viennent rencontrer les élus municipaux pour comprendre ce qui a motivé cette décision de réunir ces deux pôles de développement, administrés majoritairement par des hommes d'affaires et présidés par le maire de Saguenay, Jean Tremblay.» L'équipe de Promotion comprend 32 travailleurs permanents, auxquels se joignent à peu près le même nombre d'employés saisonniers.
Un projet en plein essor
Promotion Saguenay a pris en charge le dossier du tourisme d'affaires, il y a deux ans; dans ce but, l'Office du tourisme et des congrès a été mis sur pied. Mme Lemay décrit cette opération: «Évidemment, la première démarche a été d'embaucher des gens et de réunir une équipe; leur priorité, c'est d'augmenter l'achalandage en faisant ressortir tout le potentiel qui existe ici à Saguenay.»
L'occasion était belle, car il y a à l'heure actuelle une sorte d'élan qui propulse en avant cette forme de tourisme: «C'est causé par la construction de l'autoroute à quatre voies divisées. Il y a aussi dans le décor l'aéroport régional dont on a repris possession l'an dernier et dont nous sommes les gestionnaires. C'est donc un bel élan, car les portes d'accès à la région sont grandes ouvertes avec l'autoroute, l'aéroport et le port avec ses croisières. Il faut maintenant montrer aux gens que les perceptions de distance énorme concernant le Saguenay-Lac-Saint-Jean ne sont plus justes. Nous sommes situés à deux heures de Québec, et il y a un potentiel énorme pour tenir des congrès ici.»
Une équipe de trois personnes travaille actuellement à faire valoir les attraits de la ville et des environs, dans les locaux de l'Office construits au coût d'un million et demi de dollars et situés à l'entrée de la ville: «C'est la porte d'entrée de la ville de Saguenay sur la région et c'est là où on accueille les groupes à leur arrivée. C'est vraiment un pôle fort, et ce fut une grosse décision que d'aller de l'avant avec ce projet pour donner le ton et montrer qu'on croit à cette industrie-là, qu'on a la foi dans le potentiel du tourisme d'affaires chez nous, tant pour les hôteliers que pour les attraits touristiques.»
Le milieu des affaires a suivi le courant et s'est instantanément rallié au projet: «Dès le départ, sa collaboration a été impeccable. Tous les gros centres de congrès ont investi beaucoup d'énergie. On a bâti le comité du tourisme d'affaires, qui est très engagé et qui se réunit régulièrement; on rencontre sur une base fréquente ces gens pour établir nos priorités, déterminer les mesures à prendre et élaborer le plan stratégique autour de cette question. Tout cela a créé une synergie, car ce sont les centres hôteliers qui ont à la fois à mettre en valeur leur région et à vanter leurs propres mérites; ils sont présentement réunis autour d'une même table et ils partagent le même objectif.»
Un changement de vision
Quelles sont les grandes lignes de force de la région? La directrice du tourisme offre cette réponse: «Sur le plan du tourisme en général, c'est le maillage entre la ville et la nature. On possède la septième ville du Québec en importance, elle est dynamique et offre un intéressant potentiel d'infrastructures et de grandes qualités gastronomiques. À quelques minutes du décor urbain, on découvre un très beau fjord, qui est l'un des plus longs au monde. On compte aussi plusieurs pôles urbains au sein de la même entité urbaine, ce qui donne lieu à des événements diversifiés.»
Il y a encore peu de temps, l'impression de distance ou d'éloignement se présentait comme un obstacle ou une limite à la bonne marche et au développement du tourisme d'affaires. Tel n'est plus le cas: «Notre plus gros défi, c'est actuellement de faire comprendre aux gens qui ne sont jamais venus au Saguenay ou qui ne se sont pas rendus chez nous depuis longtemps que toute la perception négative qui a existé autour du Parc des Laurentides n'a plus sa raison d'être avec les quatre voies. C'est vraiment le plus gros des défis, parce que, en ce qui a trait au rapport qualité-prix, la région se signale largement. Après deux ans de travail, je pense qu'on est bien parti pour changer cette perception-là.»
Priscilla Lemay signale finalement que là ne s'arrêtent pas les projets en matière de tourisme d'affaires: «Il est certain qu'on a travaillé beaucoup et qu'on a mis des outils en place. Pour le volet Internet, on veut vraiment pousser sur celui-ci, parce qu'on veut être capable d'aller chercher les gens là où ils sont et parce qu'on souhaite mieux faire connaître la région. À l'interne, on s'est aussi beaucoup penché sur les outils concurrentiels à développer: on parlait des distances et, sur ce plan, on a établi un système d'autobus touristiques sur le territoire, qu'on met au service des congressistes pour réduire les temps d'accès aux divers pôles d'attraction. On pousse pour s'assurer d'être novateur et d'être à la fine pointe de la technologie.»
Collaborateur du Devoir
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