vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 22h56
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Clause «buy america» - Washington montre ses bons sentiments

Washington et l'ensemble de la population américaine sont mieux disposés à l'égard du Canada que pourrait le laisser croire la clause «Buy American» du plan de relance économique de l'administration Obama, assure le nouvel ambassadeur des États-Unis à Ottawa, David Jacobson.

«Le degré d'intimité de notre relation, comme dans tellement de familles, nous permet de compter sur une structure d'aide mutuelle exceptionnelle. Mais il arrive aussi, de temps à autre, qu'il provoque des accrochages», a-t-il déclaré hier à Montréal le diplomate lors de la conférence annuelle du Conseil des affaires canado-américaines.

Entré en fonction au début du mois, le diplomate a multiplié hier les comparaisons du genre pour décrire cette «relation la plus étroite entre deux pays souverains» qui, «unis coude à coude», sont «toujours là pour s'appuyer l'un l'autre». Il a souligné à quel degré les deux pays partageaient le même point de vue sur une série d'enjeux globaux, allant du combat contre le terrorisme à la réforme de la régulation économique, en passant par la défense de la démocratie et le virage vers une économie durable.

Moins protectionnistes que l'on croit

Disant comprendre que les Canadiens puissent s'offusquer des obstacles commerciaux récemment levés par la clause «Buy American» du plan de relance américain, David Jacobson a assuré que la Maison-Blanche et le Congrès américain étaient conscients de l'importante particulière de la relation canado-américaine et avaient à coeur sa défense. Il a rappelé que des discussions étaient en cours pour trouver un arrangement satisfaisant pour les deux pays et s'est dit persuadé qu'une solution sera trouvée.

Contrairement aux déclarations faites par Barack Obama durant la campagne à l'investiture démocrate, il a répété que son administration n'avait aucune intention de réclamer la réouverture de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). On cherchera tout au mieux une façon d'améliorer les deux accords parallèles sur le travail et l'environnement qui l'accompagnent.

De récents sondages révèlent d'ailleurs que la population américaine est animée de meilleurs sentiments à l'égard du Canada et de ses exportations qu'on ne le croirait généralement, a affirmé hier l'un conférencier, Raoul Bhavnani, directeur de la firme de recherche FD Strategy Consulting. L'appui à la clause «Buy American» contre le Canada passerait de 70 % à moins de 47 % si l'on se donne la peine d'expliquer que la mesure pourrait nuire aux entreprises et aux travailleurs américains à cause du degré d'intégration des deux économies et du risque de représailles canadiennes.

Bientôt, mais quand?

Également présent à la conférence d'hier, le ministre du Commerce international, Stockwell Day, s'est montré non moins enthousiaste à l'égard de cette relation entre les deux pays «qui fait l'envie du monde entier» et le traité commercial qui les unit, qualifié «de meilleur accord commercial de l'histoire économique moderne». Il a notamment déploré le fait que l'on n'ait pas accordé plus d'attention à la déclaration commune faite lundi à Dallas par les États-Unis, le Canada et le Mexique, dans laquelle les trois pays membres de l'ALENA disaient vouloir poursuivre sur la lancée des succès des dernières années en cherchant des «façons créatives et inédites de promouvoir davantage le commerce et les débouchés dans la région».

Quant aux discussions entreprises entre Ottawa et Washington pour trouver une façon de mettre le Canada à l'abri de la clause «Buy American», Stockwell Day a répété qu'elles avançaient, «mais lentement». «On leur a soumis une proposition qu'ils ont acceptée en partie, à condition que l'on y apporte des changements. On serait prêt à accepter certains de ces changements, pas tous. Les discussions doivent se poursuivre la semaine prochaine.»

Le ministre canadien a dit espérer un accord «bientôt», sans toutefois promettre que cela aura lieu à temps pour le début de la prochaine saison de construction. «De toute manière, il n'y a pas vraiment de saison de la construction dans un endroit comme Dallas, où vous n'avez pas à craindre les tempêtes de neige.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Nelson - Inscrit
    4 août 2010 00 h 30
    NATIONALISONS DONC NOTRE PÉTROLE ET PAYONS 25 CENTS LE LITRE.
    CONTRE LE PROTECTIONISME DES AUTRES, REPONDONS DE LA MÊME FAÇON, AVEC DU PROTECTIONISME CANADIEN.

    NATIONALISONS DONC TOUS NOS RESSOURCES NATURELS, PÉTROLE, GAZ, INDUSTRIES PHARMACEUTIQUES, AGRICULTURE, ET AUSSI LES BANQUES.

    LE CANADA A TOUT CE QU'IL FAUT POUR ÊTRE AUTO-SUFISSANT DANS TOUT LES DOMAINES, ET EXPORTER À GROS PRIX DE L'EAU, DU PÉTROLE, DES PRODUITS PHARMACEUTIQUES ET AGRICOLES, DE L'OR, DU COUVRE, DE L'URANIUM, ETC.

    ET EMPÊCHONS AUX CAPITALISTES VEND-PATRIE DE RELOCALISER NOS INDUSTRIES ET NOS TEHNOLOGIES PAYÉS AVEC NOS TAXES, ET NOS BOULOTS, DANS DES ENDROITS AVEC DES ESCLAVES HYPER-EXPLOITÉS, EN NOUS LAISSANT DANS LA DÈCHE.
    ET EN CONTRIBUANT À QUE LES CHINOIS DÉVIENNENT LA PREMIÈRE PUISSANCE ECOMONIQUE ET MILITAIRE AU MONDE.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012