Québec accroîtra sa dette de 4 milliards $ pour acquérir Énergie Nouveau-Brunswick
Frédéricton — Hydro-Québec déboursera 4,75 milliards $ pour se porter acquéreur de la plus grande partie des actifs d’Energie Nouveau-Brunswick, ont confirmé jeudi les premiers ministres du Québec, Jean Charest, et du Nouveau-Brunswick, Shawn Graham.
Le gouvernement du Québec devra accroître sa dette de quelque 4 milliards $ pour financer cette transaction, dont la clôture est prévue pour le 31 mars 2010. Les 750 millions $ restants proviendront des fonds propres d’Hydro-Québec.
Lors d’une conférence de presse tenue à la résidence du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, les deux premiers ministres ont réaffirmé les liens historiques entre les deux provinces et tour à tour affirmé que cette entente serait bénéfique pour leur population respective.
M. Graham a noté que les résidants, les commerces et les entreprises du Nouveau-Brunswick bénéficieraient de tarifs réduits, en plus de mener à l’élimination de près de 40 pour cent de la dette provinciale.
Au passage, M. Graham a confié que le gouvernement de l’Ile-du-Prince-Edouard envisageait également ouvrir son marché à Hydro-Québec.
Qualifiant l’entente de «sans précédent au Canada», M. Charest a déclaré que cet accord permettait à chacune des parties de maximiser la valeur de leurs actifs respectifs. M. Charest a également affirmé que Hydro-Québec mettait la main sur des actifs de qualité et réalisait un investissement rentable dès la première année, pour le bénéfice des Québécois.
En vertu du protocole d’entente signé jeudi, Hydro-Québec s’engage à geler les tarifs des clients résidentiels et d’affaires du Nouveau-Brunswick pendant cinq ans. De plus, on abaissera d’environ 30 pour cent les tarifs des grands consommateurs industriels pour les ramener au même niveau que ceux du Québec. Par la suite, les tarifs seront indexés au coût de la vie.
Comme les tarifs d’électricité devaient augmenter de trois pour cent par année pour l’avenir prévisible, Fredericton estime que la transaction procurera des économies d’environ 5 milliards $ aux Néo-Brunswickois. Il n’y aurait aucune incidence sur les tarifs au Québec, qui sont actuellement 60 pour cent moins élevés qu’au Nouveau-Brunswick.
Hydro-Québec acquerra les sept centrales hydroélectriques d’Energie NB et la centrale nucléaire de Point Lepreau, une fois que sa réfection sera terminée, en 2011, de même que les infrastructures de distribution et de transport de l’entreprise.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick conservera une centrale au charbon et deux autres au mazout, qui seront fermées à court terme, de même qu’une centrale au charbon (Belledune) et une autre au mazout dont Hydro-Québec pourra réclamer la fermeture à un an d’avis. Entre-temps, Hydro achètera leur production.
Hydro-Québec compte remplacer l’électricité produite par ces centrales polluantes par de l’énergie provenant de ses propres centrales hydroélectriques et parcs d’éoliennes. Dans l’espoir d’apaiser Terre-Neuve-et-Labrador, qui dénonce la transaction, la société d’Etat québécoise promet néanmoins de lancer des appels d’offres publics pour les besoins futurs d’Energie NB.
Fredericton utilisera le produit de la vente pour rembourser la dette d’Energie NB, qui totalise justement 4,75 milliards $. Du coup, l’endettement de la province fondra de 40 pour cent.
Energie NB deviendra une filiale en propriété exclusive d’Hydro-Québec, mais conservera son siège social à Fredericton. Hydro s’est engagé à respecter les conventions collectives en vigueur et à ne licencier aucun employé au moment de la clôture, mais a reconnu que la fermeture des centrales polluantes entraînerait des suppressions de postes.
Hydro-Québec compte profiter de cette acquisition pour faciliter ses exportations d’électricité vers les Etats-Unis, le Nouveau-Brunswick possédant une position géographique avantageuse à cet égard.
Le gouvernement du Québec devra accroître sa dette de quelque 4 milliards $ pour financer cette transaction, dont la clôture est prévue pour le 31 mars 2010. Les 750 millions $ restants proviendront des fonds propres d’Hydro-Québec.
Lors d’une conférence de presse tenue à la résidence du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, les deux premiers ministres ont réaffirmé les liens historiques entre les deux provinces et tour à tour affirmé que cette entente serait bénéfique pour leur population respective.
M. Graham a noté que les résidants, les commerces et les entreprises du Nouveau-Brunswick bénéficieraient de tarifs réduits, en plus de mener à l’élimination de près de 40 pour cent de la dette provinciale.
Au passage, M. Graham a confié que le gouvernement de l’Ile-du-Prince-Edouard envisageait également ouvrir son marché à Hydro-Québec.
Qualifiant l’entente de «sans précédent au Canada», M. Charest a déclaré que cet accord permettait à chacune des parties de maximiser la valeur de leurs actifs respectifs. M. Charest a également affirmé que Hydro-Québec mettait la main sur des actifs de qualité et réalisait un investissement rentable dès la première année, pour le bénéfice des Québécois.
En vertu du protocole d’entente signé jeudi, Hydro-Québec s’engage à geler les tarifs des clients résidentiels et d’affaires du Nouveau-Brunswick pendant cinq ans. De plus, on abaissera d’environ 30 pour cent les tarifs des grands consommateurs industriels pour les ramener au même niveau que ceux du Québec. Par la suite, les tarifs seront indexés au coût de la vie.
Comme les tarifs d’électricité devaient augmenter de trois pour cent par année pour l’avenir prévisible, Fredericton estime que la transaction procurera des économies d’environ 5 milliards $ aux Néo-Brunswickois. Il n’y aurait aucune incidence sur les tarifs au Québec, qui sont actuellement 60 pour cent moins élevés qu’au Nouveau-Brunswick.
Hydro-Québec acquerra les sept centrales hydroélectriques d’Energie NB et la centrale nucléaire de Point Lepreau, une fois que sa réfection sera terminée, en 2011, de même que les infrastructures de distribution et de transport de l’entreprise.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick conservera une centrale au charbon et deux autres au mazout, qui seront fermées à court terme, de même qu’une centrale au charbon (Belledune) et une autre au mazout dont Hydro-Québec pourra réclamer la fermeture à un an d’avis. Entre-temps, Hydro achètera leur production.
Hydro-Québec compte remplacer l’électricité produite par ces centrales polluantes par de l’énergie provenant de ses propres centrales hydroélectriques et parcs d’éoliennes. Dans l’espoir d’apaiser Terre-Neuve-et-Labrador, qui dénonce la transaction, la société d’Etat québécoise promet néanmoins de lancer des appels d’offres publics pour les besoins futurs d’Energie NB.
Fredericton utilisera le produit de la vente pour rembourser la dette d’Energie NB, qui totalise justement 4,75 milliards $. Du coup, l’endettement de la province fondra de 40 pour cent.
Energie NB deviendra une filiale en propriété exclusive d’Hydro-Québec, mais conservera son siège social à Fredericton. Hydro s’est engagé à respecter les conventions collectives en vigueur et à ne licencier aucun employé au moment de la clôture, mais a reconnu que la fermeture des centrales polluantes entraînerait des suppressions de postes.
Hydro-Québec compte profiter de cette acquisition pour faciliter ses exportations d’électricité vers les Etats-Unis, le Nouveau-Brunswick possédant une position géographique avantageuse à cet égard.
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