Technologie - Tout Air Canada au bout des doigts
Le transporteur aérien veut séduire les gens d'affaires
Photo : Agence France-Presse Loic Venance
Les voyageurs qui utilisent un BlackBerry pourront dorénavant avoir accès à des informations en temps réel sur leur vol.
À retenir
- Le utilisateurs de iPhone ou de Blackberry peuvent recevoir de l'information sur leurs vols en temps réel
- La chute des places en classe affaire fait mal aux transporteurs
Air Canada poursuit son virage technologique. Les voyageurs qui utilisent un téléphone intelligent BlackBerry pourront dorénavant avoir accès à des informations en temps réel sur leur vol. Une nouvelle application est offerte gratuitement depuis hier. Il y a deux mois, la compagnie aérienne lançait une version similaire pour iPhone.
Air Canada prétend être le premier transporteur nord-américain à offrir ce service. Entre autres, les voyageurs pourront obtenir leur carte d'embarquement électronique sur leur téléphone, ainsi que des informations comme les changements d'itinéraire ou d'horaire.
Ce service vise surtout les voyageurs fréquents, dont les gens d'affaires, une clientèle qui a déserté les aéroports pendant la récession.
Mehran Ebrahimi, professeur de gestion et directeur du Groupe d'études en management des entreprises de l'aéronautique à l'Université du Québec à Montréal, accueille froidement cette nouvelle initiative. « C'est bien, mais depuis quelque temps Air Canada improvise, explique-t-il. On tire dans tous les sens en espérant que quelque chose va rapporter, alors que le problème d'Air Canada est un problème de gestion, un problème de fonds. Ce ne sont pas quelques services de cette nature-là qui vont changer quelque chose. »
Air Canada n'est pas le seul transporteur à avoir du mal à affronter les turbulences causées par la crise économique. L'ensemble de l'industrie bat de l'aile.
En début de semaine, l'Association internationale du transport aérien (IATA) estimait qu'il faudra attendre au moins neuf mois avant de voir une amélioration des vols en classe affaires. La clientèle d'affaires, qui est très lucrative pour les transporteurs, a chuté de 14 % en un an.
Les transporteurs aériens devraient perdre pas moins de 11 milliards $US cette année, selon l'IATA. Des pertes sont aussi à prévoir l'an prochain.
Air Canada prétend être le premier transporteur nord-américain à offrir ce service. Entre autres, les voyageurs pourront obtenir leur carte d'embarquement électronique sur leur téléphone, ainsi que des informations comme les changements d'itinéraire ou d'horaire.
Ce service vise surtout les voyageurs fréquents, dont les gens d'affaires, une clientèle qui a déserté les aéroports pendant la récession.
Mehran Ebrahimi, professeur de gestion et directeur du Groupe d'études en management des entreprises de l'aéronautique à l'Université du Québec à Montréal, accueille froidement cette nouvelle initiative. « C'est bien, mais depuis quelque temps Air Canada improvise, explique-t-il. On tire dans tous les sens en espérant que quelque chose va rapporter, alors que le problème d'Air Canada est un problème de gestion, un problème de fonds. Ce ne sont pas quelques services de cette nature-là qui vont changer quelque chose. »
Air Canada n'est pas le seul transporteur à avoir du mal à affronter les turbulences causées par la crise économique. L'ensemble de l'industrie bat de l'aile.
En début de semaine, l'Association internationale du transport aérien (IATA) estimait qu'il faudra attendre au moins neuf mois avant de voir une amélioration des vols en classe affaires. La clientèle d'affaires, qui est très lucrative pour les transporteurs, a chuté de 14 % en un an.
Les transporteurs aériens devraient perdre pas moins de 11 milliards $US cette année, selon l'IATA. Des pertes sont aussi à prévoir l'an prochain.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

