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    De panne en panne chez Vidéotron

    Le cabinet qui poursuit l'entreprise est lui-même victime d'une interruption de service

    C'est l'erreur d'un employé qui a causé la panne chez Videotron, hier.
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir C'est l'erreur d'un employé qui a causé la panne chez Videotron, hier.
    L'ironie pourrait difficilement être plus mordante. Le cabinet d'avocats qui pilote un recours collectif contre Vidéotron pour une panne de service Internet survenue en 2007, BGA avocats, a lui-même été victime d'une panne téléphonique hier au moment où il devait tenir une conférence avec les avocats qui défendent la compagnie.

    La panne, selon un porte-parole de Vidéotron, découle d'une « erreur humaine » survenue vers 11h45 et a affecté environ 100 000 clients dans l'est de Montréal (du Plateau Mont-Royal jusqu'au bout de l'île), à Laval et sur la Rive-Sud. L'erreur a été commise par un employé qui réparait une portion du réseau. La panne a interrompu le service téléphonique, donc le 911, de même que l'accès Internet.

    Généralement, a indiqué le porte-parole, Marc Labelle, la panne ne dure qu'une ou deux minutes, mais la longue interruption de service que subissent les clients découle de la réinitialisation des systèmes chez Vidéotron, ce qui peut prendre « jusqu'à une heure ».

    BGA avocats est un client du service affaires de Vidéotron. Hier matin, Me Benoît Gamache s'apprêtait à discuter avec un confrère du cabinet Fasken Martineau, qui défend Vidéotron dans le recours. Lorsqu'il a constaté l'absence de tonalité, Me Gamache a utilisé son cellulaire — relié au réseau de Bell — pour appeler le service à la clientèle. Les lignes semblaient hors service là aussi, a-t-il affirmé.

    Priée de dire si le service à la clientèle était lui aussi en panne, la compagnie a expliqué que le nombre d'appels était tout simplement trop élevé.

    BGA avocats déplore que la panne téléphonique d'hier soit la deuxième en autant de semaines. En effet, Vidéotron a confirmé que le 30 septembre dernier, une panne due à un problème électrique à Montréal a privé 900 000 personnes de service Internet, du téléphone et de télévision pendant une vingtaine de minutes.

    « On est un bureau, on peut survivre. Mais mis à part la question du recours collectif, ce qui est vraiment inquiétant, c'est de penser à ces gens qui ont les trois services. Je ne sais pas, il me semble qu'ils sont un peu vulnérables du point de vue de leur propre sécurité, surtout les gens du troisième âge avec le 911 », a dit Me Gamache lors d'un entretien téléphonique.

    Le recours collectif porte précisément sur une panne d'Internet survenue le 18 juillet 2007. Il ne serait pas impossible de tout simplement amender le recours pour inclure les récentes pannes, mais Me Gamache a souligné que la tendance des dernières années est plutôt aux recours séparés. La prochaine étape demeure inconnue. « Avant même d'envisager le dépôt d'une poursuite, la situation doit être dénoncée. »
     
     
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