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Tarification - Où s'en va le PLQ ?

Réunis en conseil général à Drummondville le week-end dernier, les 400 délégués du Parti libéral du Québec ont donné un mandat clair à la députation: il faut prendre le virage de la tarification dans les services publics. De son côté, le premier ministre Charest a voulu nuancer le message en promettant que le gouvernement allait aussi « se serrer la ceinture ». Peut-on résumer ainsi: payer plus pour en avoir moins?
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 01h32
    Je croyais à tort....
    Que j'aurais droit encore à une chronique qui justifiait la hausse de tarif.

    Vous savez ce qui n'est pas équitable? C'est que les entreprises, principalement les grosses, ont 6 milliards de subventions. On ajoute à ça les tarfis préférentiels en tout genre et l'impot ridicule dont plusieurs et pas les moindres, n'en paient pas tout simplement pas et on sombre dans le franchement inéquitable. On pourrait couper dans les subventions et imposé un peu plus les entreprises, qui sont les moins imposées en Amérique du Nord et de bien des pays de l'Europe et aurait plus de déficit.

    Mais, bon on aime mieux monter les tarifs des services, comme l'électricité pour pouvoir aller en chercher encore plus chez le pauvre et la classe moyenne. Les entreprises, elles ne paient pas de taxes et déduisent leur électricité de leurs revenus.

    En fait ce qui est proposé n'est franchement pas équitable, c'est plutot régressif

    Qu'on commence par remonter l'impot des plus riches qui donnent moins en % de leurs revenus que les pauvres à l'État et qu'on diminue les subventions aux entreprises, du moins qu'elle soient mieux ciblées et qu'on imposent décemment les entreprises et on verra après.

    Pour les riches qui paient moins que les pauvres en % de leur revenus

    http://img43.imageshack.us/img43/4301/impotsriches

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 07h17
    Qui doit combler le déficit ?
    Il me semble que le premier principe à respecter dans la réduction du déficit au Québec est de mettre à contribution uniquement ceux qui ont les moyens de payer, c'est-à-dire ceux qui ont des surplus financiers disproportionnés par rapport à la satisfaction de leurs besoins de base.

    Je concède que si ce principe est premier, il n'est pas le seul. On peut aussi viser à réduire la consommation de produits qui à moyen ou long terme auront un impact néfaste sur la santé des Québécois ou sur les finances collectives du futur.

    Il faudrait cependant avant de déterminer la nature exacte des personnes et des biens taxés, chercher à savoir de façon scientifique et transparente combien ces taxes rapporteraient annuellement au Trésor québécois. On le sait déjà pour la taxe de vente. C'est pourquoi, je ne verrais aucun inconvénient à ce que dès le premier novembre 2009 elle soit augmentée d'au moins 1.5%.

    Je ne verrais aussi aucun inconvénient à réduire immédiatement les salaires de tous les ministres et cadres supérieurs des institutions publiques et parapubliques et de toutes les institutions dont les revenus dépendent essentiellement de Québec; il faudrait réduire le salaire de ceux qui gagnent plus de 100,000.00$ par année. Je ne vois pas non plus ce qui empêcherait le gouvernement de passer une loi spéciale qui supprimerait pour les cinq années à venir les primes de départ, les primes au rendement de ces personnes et tous les autres bonis ou bénéfices annuels qui leur ont été accordés.

    Une belle étude scientifique pourrait déterminer le nombre de ces cadres gagnant plus de 100,000.00$ par année (salaire, prime et boni confondus) et le montant économisé si on coupait de moitié tout ce qui dépasse 100,000.00$. Je serais fortement intéressé de connaître la somme exacte qu'une telle mesure permettrait d'économiser annuellement au Trésor québécois. Juste pour avoir une idée; 10000 cadres à qui on coupe en moyenne 25000$ par année rapporte combien annuellement au Trésor québécois ? 250 millions si ma calculatrice est en bon état. Ce serait un bon début.

    Je ne crois pas que l'argument de la compétitivité ou celui de la fuite des cerveaux puisse empêcher de trouver, à l'intérieur même de ces institutions, des personnes compétentes pour assumer, par exemple, le Rectorat et le Vice-rectorat des Universités, le Décanat des Facultés universitaires et des Grandes Écoles, la Direction générale des Cégeps, la Direction des hôpitaux, etc.

    Et comme il faut économiser partout, je crois que plusieurs avocats sont prêts à devenir juges dans les cours dépendant du Québec au cas où, par une loi spéciale réduisant le salaire des juges à un niveau de justice plus socialement acceptable, les juges en exercice faisaient la grève ou décidaient d'aller exercer leur profession aux États-Unis. Et les professeurs titulaires des universités pourraient être mis à contribution aussi, notamment tous ceux qui ont 60 ans et plus, etc. (Dans le etc. on peut penser notamment à tous ces retraités qui reçoivent une pension du Québec dépassant 100,000.00$ par année, pour la grande majorité des ex-cadres ou ministres.)

    Un bon brainstorming permettrait d'identifier une foule de personnes et de biens à taxer de manière à ne pas trop les priver de leurs surplus durement acquis grâce à leur copinage politique et para-politique et grâce à la collusion existant entre les gens faisant partie de ce que cette classe sociale que je désigne sous le nom de bureau-aristocratie.

    Autre source de revenus qu'il serait intéressant d'examiner ? Pourquoi Québec ne lèverait-il pas un impôt foncier spécial sur toutes les résidences secondaires situées en sol québécois. Je me demande à quel somme un bon économiste dévoué à la solidarité sociale évaluerait l'apport d'une telle taxe fixée à 1$ du 100$ d'évaluation. En somme, si quelqu'un, Québécois ou étranger, a les moyens de se payer une résidence secondaire en sol québécois, je ne vois pas pourquoi, en sus de la taxe foncière régulière, il n'aurait pas les moyens de payer une taxe foncière spéciale pour aider les Québécois à sortir de la crise financière.

    On pourrait aussi surtaxer tous les produits de luxe, tels les yachts, les moto-skis, les VTT; on peut aussi penser à augmenter de façon significative les droits d'immatriculation de toutes les voitures qui consomment trop d'essence et de toutes celles dont le coût d'achat avant taxe dépasse 30,000.00$.

    En fait, je crois qu'il y a une foule de biens et de personnes qu'il serait socialement acceptable de surtaxer au nom d'une saine justice sociale. Pris un à un, chaque bien ou chaque personne mieux nantie ne rapporte pas grand chose au trésor québécois. Mais si on les regroupe, peut-être que le total annuel friserait un milliard ou deux. L'exemple ainsi donné par en haut, par la bureau-aristocratie, amènerait peut-être la classe moyenne à se serrer elle aussi la ceinture un peu plus.

    Le problème c'est qu'aucun député, sauf un peut-être, ne serait prêt à entrer dans un tel processus; le cercle principal de leurs amis se réduirait presque à zéro s'ils l'osaient. Tous ces députés déclareraient du haut de leur trône bureau-aristocratique que toutes ces mesures ne rapporteraient presque rien au trésor québécois. Et ils se trouverait quelques économistes bien nantis pour inventer les chiffres nécessaires pour les appuyer.

    Moi, j'aimerais voir des études économiques approfondies, documentées et indépendantes du pouvoir politique et bureau-aristocratique le prouver.

    Guy Archambault

  • Carol Belleau
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 09h08
    Épiménondas querdissis (en insistant tu gagneras)
    Si, pour Jean Charest et les siens, le fruit des négociations constitutionnels n'est pas mûr - la mollesse du PLQ dans la défense des intérêts du Québec face à un gouvernement fédéral sans cesse davantage centralisateur se révélant inégalée depuis 1867 -, celui du virage néolibéral l'est. Après six ans de pédagogie nationale effectuée tous azimuts par la droite québécoise (qu'on ne saurait amalgamer en un groupe homogène), après des années de débats autours des tables de cuisine entre les « lucides » et les « solidaires » de service, les Québécois, pour le plus grand bonheur des uns et de guerre lasse pour les autres, sont enfin prêts à laisser faire le gouvernement n'importe quoi sur le plan fiscal et économique. Charest est finalement en mesure de mettre sur les rails la réingénierie de l'État (c'est-à-dire son désengagement du champ sociale) qu'il se proposait de faire en 2003. Il confirme ainsi la maxime grecque qui dit qu'« en insistant tu gagneras » (Épiménondas querdissis).

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 10h51
    encore de la paperasse
    aller chercher des cennes chez ceux qui lisent à la biblothèque va coûter combien en frais d'administration? Même affaire pour l'usager d'un parc (pourquoi c'est gratis au mont-royal et pas dans les régions?) Baisser les impôts était une décision stupide. Ne pas récupérer la TPS était encore plus stupide.

  • Eric Allard
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 12h30
    @ M. Archambault
    M. Archambault, même si je trouve exagérées certaines de vos propositions, elles ont du moins l'avantage de frapper là où c'est nécessaire.

    Mais quand on regarde d'où viennent les pressions sur le gouvernement pour effectuer son ingénierie en taxant les plus pauvres, on voit que vous les citez tous dans vos propositions.

    Donc, en gros, les propositions des lucides reviennent à dire:"Taxez et tarifez les moins nantis de la nation. Ça permettra de créer de la richesse, qui profitera aux grands et leur permettra de se rendre encore plus riches!"

    Eric Allard

  • Françoise Breault
    Abonnée
    mardi 29 septembre 2009 15h27
    Manipulation de Charest encore et toujours
    Quelle manipulation de la part du gouvernement, et de ses médias complices, de faire semblant qu'il faut choisir entre ces deux options, comme s'il n'y avait que ces deux choix.

    Voilà des semaines que ce gouvernement prépare l'opinion publique à se serrer la ceinture alors que le déficit fut causé par des banquiers et courtiers cupides et sans cervelle.

    Pour réduire ce déficit?

    1. Bien d'autres solutions que de choisir entre ces deux options. « On pourrait faire 2 milliards d'économies, juste dans le secteur des médicaments, car la Régie de l'assurance maladie pourrait payer les médicaments à moindre coût. Du côté des mines, il y aurait 500 millions à un milliard par année à aller chercher » selon Amir Khadir. Sans compter tous les revenus que le gouvernement pourrait faire s'il nationalisait l'énergie éolienne et solaire.

    2. Une taxe sur les produits et services pénaliserait automatiquement les plus défavorisés, car les dépenses qu'ils font se réduit à l'essentiel parce qu'ils n'ont pas les moyens d'acheter plus. Ainsi une augmentation d'Hydro de $20/mois serait une « peanut » pour quelqu'un qui gagne $80,000 et plus. Mais une taxe de ce genre pour les plus pauvres, feraient qu'ils devraient encore plus se priver. Devant absolument payer leur loyer et l'électricité, ils devront donc se priver sur la nourriture. Et s'ils rêvaient de se payer des études, les frais de ceux-ci augmentant, ils devront mettre une croix là-dessus. Cette taxe serait des plus inéquitables. La seule taxe qui ferait du sens serait d'augmenter le % de taxe sur les produits de luxe.

    3. Entre hausser les tarifs et baisser les impôts, la solution équitable est de toute évidence hausser les impôts pour les $100 000 et plus et faire payer aux Cies leur juste part. Certains vont répondre: « Mais si les gouvernements haussent les impôts des Cies, celles-ci vont aller ailleurs ». C'est donc la confirmation que nos gouvernements sont pris en otage par ces Cies. Est-ce cela qu'on appelle démocratie? Ce serait plus juste de dire qu'on vit dans une ploutocratie. Quand les pays du G20 vont s'entendre pour ne plus être objet de chantage des Cies?

    Quand les médias, du moins les médias publiques comme Radio-Canada, vont dénoncer haut et fort ce déficit démocratique, peut-être la situation va commencer à changer.

  • Guy Archambault
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 15h43
    Monsieur Allard
    Merci de votre commentaire. Moi aussi en me relisant je me trouve dur à l'égard des plus riches. Peut-être qu'eux-autres aussi ont le droit d'être heureux ? Et si c'est d'être riches qui les rend heureux, faudrait pas leur en enlever trop.

    Trêve d'humour.

    Une autre source importante de revenus à explorer : la nationalisation de l'eau.
    Je crois me souvenir qu'il existait en France une Régie (publique ou privée ?) des eaux qui faisait d'immenses profits jusqu'à ce que, il y a cinq ou six ans, un des ses PDG à boni farabomineux de mégalomane ne la fasse trébucher par des acquisitions et des transactions idiotes.

    Une régie nationale de l'eau au Québec pourrait avoir l'exclusivité de l'exploitation et de la distribution de l'eau peu importe sa source : lacs, rivières, puits, nappe phréatique, etc.

    Elle serait responsable de la captation, de la filtration, de la distribution de l'eau ainsi que du traitement des eaux usées et de tout l'équipement nécessaire pour le faire. Elle serait la seule à percevoir des revenus de la vente de l'eau. Elle pourrait y associer les municipalités déjà capables de capter, filtrer, distribuer l'eau et de la traiter une fois usée et partager les revenus avec elles.

    Si la Régie des eaux en France faisait des profits dans le temps, je ne vois pas pourquoi il n'en serait pas de même au Québec. Ça serait un autre domaine à explorer pour contribuer à la réduction du déficit. À moins que le Canada et les traités de libre échange ne nous empêchent de le faire!

    Guy Archambault

  • Maco
    Abonné
    mardi 29 septembre 2009 18h15
    À une négociation avec ces employés !
    Et vlan!

    Une augmentation de salaire sur le dos des contribuables.

    Ha! La! La!

    Les syndicats sont si vilains!

    Merci Machiavel!

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