GM choisit Magna pour racheter Opel
11 septembre 2009
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Une affiche se félicitant du choix de Magna par GM est installée à la sortie de l’usine Opel de Bochum, en Allemagne.
Berlin — Le constructeur automobile américain General Motors (GM) et la chancelière Angela Merkel ont annoncé hier la vente d'Opel à l'équipementier canadien Magna, adossé à la banque russe Sberbank, comme le voulait le gouvernement allemand.
À 17 jours de législatives à l'issue desquelles elle devrait se succéder à elle-même, c'est à la chancelière conservatrice, rayonnante, qu'il est revenu d'annoncer la nouvelle. «Le conseil d'administration de GM a décidé de vendre Opel à Magna», a-t-elle déclaré devant la presse. «Je me réjouis vivement» de cette décision.
Le géant américain a confirmé peu après, en précisant que certains points devaient encore être négociés et que l'accord définitif ne serait pas signé avant «les toutes prochaines semaines». Donc après les élections allemandes. Ce devrait être fait d'ici la fin novembre, a indiqué le vice-président de GM, John Smith.
Magna, pour sa part, a remercié General Motors pour son approche «constructive» pendant la négociation, et le gouvernement allemand, important soutien financier de son projet. Le canadien a précisé, dans un communiqué, que le consortium «envisageait» d'investir à terme 500 millions d'euros dans le capital-actions.
GM doit céder 55 % d'Opel et Vauxhall à Magna-Sberbank, qui devraient se partager cette part à moitié-moitié, et 10 % aux salariés. L'américain conserverait ainsi 35 % de ses anciennes filiales européennes.
Restructuration
Mais le groupe de Detroit doit encore négocier avec les syndicats sur la restructuration d'Opel-Vauxhall, victime comme la concurrence de surcapacités de production en Europe. Il a déjà annoncé son intention de fermer progressivement l'usine d'Anvers, en Belgique, qui emploie plus de 2000 personnes. «La proposition de Magna prévoit que [le site d'] Anvers ferme progressivement», a déclaré M. Smith lors d'une conférence à Berlin.
Opel compte économiser 1,2 milliard d'euros, indique le patron de GM Europe Carl-Peter Forster dans une interview au magazine WirtschaftsWoche. Pour y parvenir, il faudra supprimer «plusieurs milliers d'emplois», avertit-il.
Magna, dont l'offre repose sur l'obtention de plusieurs milliards d'euros de garanties publiques en Allemagne, avait promis de ne pas fermer de site dans le pays, mais pourrait supprimer environ 10 000 emplois. Les aides publiques devraient être remboursées d'ici 2014, a promis M. Smith.
«Je sais que ce n'était pas une décision facile pour General Motors, mais je me réjouis qu'Opel ait maintenant un avenir», a commenté Klaus Franz, chef du Comité d'entreprise d'Opel.
À 17 jours de législatives à l'issue desquelles elle devrait se succéder à elle-même, c'est à la chancelière conservatrice, rayonnante, qu'il est revenu d'annoncer la nouvelle. «Le conseil d'administration de GM a décidé de vendre Opel à Magna», a-t-elle déclaré devant la presse. «Je me réjouis vivement» de cette décision.
Le géant américain a confirmé peu après, en précisant que certains points devaient encore être négociés et que l'accord définitif ne serait pas signé avant «les toutes prochaines semaines». Donc après les élections allemandes. Ce devrait être fait d'ici la fin novembre, a indiqué le vice-président de GM, John Smith.
Magna, pour sa part, a remercié General Motors pour son approche «constructive» pendant la négociation, et le gouvernement allemand, important soutien financier de son projet. Le canadien a précisé, dans un communiqué, que le consortium «envisageait» d'investir à terme 500 millions d'euros dans le capital-actions.
GM doit céder 55 % d'Opel et Vauxhall à Magna-Sberbank, qui devraient se partager cette part à moitié-moitié, et 10 % aux salariés. L'américain conserverait ainsi 35 % de ses anciennes filiales européennes.
Restructuration
Mais le groupe de Detroit doit encore négocier avec les syndicats sur la restructuration d'Opel-Vauxhall, victime comme la concurrence de surcapacités de production en Europe. Il a déjà annoncé son intention de fermer progressivement l'usine d'Anvers, en Belgique, qui emploie plus de 2000 personnes. «La proposition de Magna prévoit que [le site d'] Anvers ferme progressivement», a déclaré M. Smith lors d'une conférence à Berlin.
Opel compte économiser 1,2 milliard d'euros, indique le patron de GM Europe Carl-Peter Forster dans une interview au magazine WirtschaftsWoche. Pour y parvenir, il faudra supprimer «plusieurs milliers d'emplois», avertit-il.
Magna, dont l'offre repose sur l'obtention de plusieurs milliards d'euros de garanties publiques en Allemagne, avait promis de ne pas fermer de site dans le pays, mais pourrait supprimer environ 10 000 emplois. Les aides publiques devraient être remboursées d'ici 2014, a promis M. Smith.
«Je sais que ce n'était pas une décision facile pour General Motors, mais je me réjouis qu'Opel ait maintenant un avenir», a commenté Klaus Franz, chef du Comité d'entreprise d'Opel.
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