Performance des cotisants - Rousseau relève la barre
Photo : Jacques Nadeau
Henri-Paul Rousseau: «Je serai satisfait lorsque [toutes] nos classes d’actifs seront dans le premier quartile. C’est mon objectif.»
Le grand patron de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) jure que la performance financière de ses cotisants est devenue son obsession. Et il promet que son organisation redeviendra l'un des meilleurs gestionnaires de caisse de retraite du monde.
«Nous nous fixons des objectifs ambitieux. Nous voulons nous situer systématiquement dans le premier quartile de nos groupes de référence, peu importe le domaine d'activité. La barre est haute», a laissé tomber hier midi Henri-Paul Rousseau alors qu'il prononçait une allocution devant plus de 900 personnes à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
«Je serai satisfait lorsque [toutes] nos classes d'actifs seront dans le premier quartile. C'est mon objectif. Je ne dis pas que ça va venir instantanément, mais c'est l'objectif que je propose à mes actionnaires [sic], qu'on devienne les meilleurs dans ce qu'on fait», a indiqué le président du conseil et directeur général de la CDPQ, Henri-Paul Rousseau, lors d'un point de presse qui a suivi son discours. Il a ajouté que la remontée de la performance se ferait graduellement tout au long de son mandat de dix ans à la tête de la CDPQ.
De plus, M. Rousseau a affirmé aux représentants des médias que le recentrage des activités de la Caisse était terminé. Selon lui, les 138 mises à pied effectuées le 2 décembre dernier sont choses du passé et l'organisation agit maintenant comme n'importe quelle autre organisation.
«La Caisse va continuer de gérer ses ressources de façon très dynamique, a-t-il expliqué. Dans le cours normal des choses, il y a des embauches et des gens qui partent. Il y a des gens qui nous quittent, mais ça, ce n'est pas une opération de recentrage. L'opération de recentrage a bel et bien eu lieu.»
Il a d'ailleurs profité de son passage devant les gens d'affaires pour insister sur l'importance de conserver, de motiver et de préparer la relève. «Notre objectif est d'être reconnus, d'ici cinq ans, comme le meilleur employeur de notre industrie au Canada. Pour ce faire, il faut optimiser le recrutement, la rétention et le développement des ressources humaines.»
Henri-Paul Rousseau croit que la Caisse doit se pourvoir de meilleures politiques d'embauche. «Sans doute devrons-nous être plus énergiques sur les campus universitaires, ici et ailleurs dans le monde, pour recruter la crème de la crème des finissants; peut-être sera-t-il opportun de créer des pépinières de gestionnaires dans des secteurs clés de l'organisation.»
Il faudra également revoir les modes de rémunération pour conserver les meilleurs éléments dans la boîte. «[La rémunération] doit être concurrentielle dans son niveau et incitative dans sa structure», a tranché M. Rousseau. À titre d'exemple, les régimes de bonification devront valoriser davantage les résultats à moyen terme afin que les intérêts des gestionnaires et des cotisants soient au diapason.
Des contrats
Comme cela a été annoncé, les dirigeants de la Caisse planchent toujours sur l'élaboration de contrats avec leurs 20 déposants québécois. Selon M. Rousseau, la signature de ces ententes de services sera complétée avant la fin de l'été.
La signature de telles ententes est d'ailleurs au coeur de l'engagement de la Caisse de mieux gérer le risque. Chaque déposant déterminera par écrit les paramètres qu'aura à respecter son gestionnaire, à savoir comment sera réparti l'avoir des cotisants. En retour, la Caisse promet rigueur et discipline.
Dans le placement privé, M. Rousseau a utilisé une analogie sportive pour insister sur l'importance de «cibler ses ressources dans les disciplines où l'on vise carrément le podium». Il a également souligné que l'expérience démontrait que «la proximité géographique entre l'investisseur et l'entreprise constituait un facteur crucial de succès».
M. Rousseau a précisé que son organisation n'hésitera pas à faire appel à des partenaires de qualité dans les secteurs qui lui sont moins familiers, comme les biotechnologies. «Quand nous allons donner des mandats à l'extérieur et quand nous allons gérer les affaires pour les autres, nous le ferons à partir de critères qui nous amèneront à avoir une performance durable. On veut que ce soit bon pour nos déposants, mais aussi que ce soit une source d'apprentissage.»
Du reste, Henri-Paul Rousseau a réitéré sa farouche opposition à la divulgation des rendements de la Caisse de façon trimestrielle. «Je pense qu'il y a un courant, même dans le secteur privé, où on voit que cette obsession de rendre des comptes à toutes les semaines fait en sorte que les chefs d'entreprise et les dirigeants prennent des décisions à trop courte vue.»
«Nous nous fixons des objectifs ambitieux. Nous voulons nous situer systématiquement dans le premier quartile de nos groupes de référence, peu importe le domaine d'activité. La barre est haute», a laissé tomber hier midi Henri-Paul Rousseau alors qu'il prononçait une allocution devant plus de 900 personnes à l'invitation de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
«Je serai satisfait lorsque [toutes] nos classes d'actifs seront dans le premier quartile. C'est mon objectif. Je ne dis pas que ça va venir instantanément, mais c'est l'objectif que je propose à mes actionnaires [sic], qu'on devienne les meilleurs dans ce qu'on fait», a indiqué le président du conseil et directeur général de la CDPQ, Henri-Paul Rousseau, lors d'un point de presse qui a suivi son discours. Il a ajouté que la remontée de la performance se ferait graduellement tout au long de son mandat de dix ans à la tête de la CDPQ.
De plus, M. Rousseau a affirmé aux représentants des médias que le recentrage des activités de la Caisse était terminé. Selon lui, les 138 mises à pied effectuées le 2 décembre dernier sont choses du passé et l'organisation agit maintenant comme n'importe quelle autre organisation.
«La Caisse va continuer de gérer ses ressources de façon très dynamique, a-t-il expliqué. Dans le cours normal des choses, il y a des embauches et des gens qui partent. Il y a des gens qui nous quittent, mais ça, ce n'est pas une opération de recentrage. L'opération de recentrage a bel et bien eu lieu.»
Il a d'ailleurs profité de son passage devant les gens d'affaires pour insister sur l'importance de conserver, de motiver et de préparer la relève. «Notre objectif est d'être reconnus, d'ici cinq ans, comme le meilleur employeur de notre industrie au Canada. Pour ce faire, il faut optimiser le recrutement, la rétention et le développement des ressources humaines.»
Henri-Paul Rousseau croit que la Caisse doit se pourvoir de meilleures politiques d'embauche. «Sans doute devrons-nous être plus énergiques sur les campus universitaires, ici et ailleurs dans le monde, pour recruter la crème de la crème des finissants; peut-être sera-t-il opportun de créer des pépinières de gestionnaires dans des secteurs clés de l'organisation.»
Il faudra également revoir les modes de rémunération pour conserver les meilleurs éléments dans la boîte. «[La rémunération] doit être concurrentielle dans son niveau et incitative dans sa structure», a tranché M. Rousseau. À titre d'exemple, les régimes de bonification devront valoriser davantage les résultats à moyen terme afin que les intérêts des gestionnaires et des cotisants soient au diapason.
Des contrats
Comme cela a été annoncé, les dirigeants de la Caisse planchent toujours sur l'élaboration de contrats avec leurs 20 déposants québécois. Selon M. Rousseau, la signature de ces ententes de services sera complétée avant la fin de l'été.
La signature de telles ententes est d'ailleurs au coeur de l'engagement de la Caisse de mieux gérer le risque. Chaque déposant déterminera par écrit les paramètres qu'aura à respecter son gestionnaire, à savoir comment sera réparti l'avoir des cotisants. En retour, la Caisse promet rigueur et discipline.
Dans le placement privé, M. Rousseau a utilisé une analogie sportive pour insister sur l'importance de «cibler ses ressources dans les disciplines où l'on vise carrément le podium». Il a également souligné que l'expérience démontrait que «la proximité géographique entre l'investisseur et l'entreprise constituait un facteur crucial de succès».
M. Rousseau a précisé que son organisation n'hésitera pas à faire appel à des partenaires de qualité dans les secteurs qui lui sont moins familiers, comme les biotechnologies. «Quand nous allons donner des mandats à l'extérieur et quand nous allons gérer les affaires pour les autres, nous le ferons à partir de critères qui nous amèneront à avoir une performance durable. On veut que ce soit bon pour nos déposants, mais aussi que ce soit une source d'apprentissage.»
Du reste, Henri-Paul Rousseau a réitéré sa farouche opposition à la divulgation des rendements de la Caisse de façon trimestrielle. «Je pense qu'il y a un courant, même dans le secteur privé, où on voit que cette obsession de rendre des comptes à toutes les semaines fait en sorte que les chefs d'entreprise et les dirigeants prennent des décisions à trop courte vue.»
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