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Un contrat de 763 millions - Taipei confie à Bombardier le prolongement de son métro

29 avril 2003  Actualités économiques
Bombardier Transport fournira à la ville de Taipei (Taïwan) des systèmes électriques et mécaniques destinés au prolongement sur 15 kilomètres de l'une de ses lignes de métro, a indiqué hier la multinationale dans un communiqué.

Le contrat de conception et de construction de la ligne a été octroyé à un entrepreneur local, la Kung Sing Engineering Corp. (KSECO), pour environ 1,37 milliard de dollars. La part de Bombardier, évaluée à 763 millions, prévoit notamment la livraison de 202 véhicules neufs ainsi que l'installation d'un système de contrôle automatisé dans 102 véhicules déjà en service.

Bombardier Transport fabriquera aussi une partie de l'équipement nécessaire à la modernisation des 12 stations d'une ligne existante.

Les travaux de prolongement de la ligne Neihu devraient débuter d'ici deux mois. Les dix premiers kilomètres et 60 véhicules devront être livrés avant l'été 2007. La ligne devrait être complétée au printemps de l'année suivante.

À terme, le métro devrait transporter 28 400 passagers à l'heure.

«L'octroi de ce contrat est très important puisqu'il représente une percée majeure pour Bombardier dans le marché taïwanais», a déclaré le président de la division systèmes de transport, de Bombardier, Patrice Pelletier.

Produits récréatifs

Dans un autre communiqué transmis hier matin, la direction de l'entreprise québécoise a par ailleurs laissé savoir qu'elle avait reçu «plusieurs déclarations d'intérêt» pour sa division de produits récréatifs, qui commercialise notamment les motoneiges et motomarines.

Ces propositions proviendraient d'acheteurs financiers ou stratégiques prêts à acquérir en bloc la filiale basée à Valcourt. Les parties intéressées devraient recevoir les documents relatifs à l'entreprise au début du mois de mai.

«Le secteur ne sera pas vendu à un compétiteur direct parce que cela requerrait des approbations réglementaires, lesquelles pourraient ne pas être obtenues ou retarderaient indûment la clôture de la transaction», a souligné la direction du groupe Bombardier.

Le comité responsable de superviser le processus de vente a en effet conclu qu'un délai serait incompatible avec «le maintien d'une valeur optimale de ce secteur d'activité» et qu'il ne permettrait pas «la réalisation diligente du plan d'augmentation du capital de Bombardier».

La division produits récréatifs — qui est à l'origine de Bombardier — a été mise en vente le 3 avril dernier. En échange de sa filiale, la société espère obtenir quelque 1,5 milliard qui serviront principalement à améliorer son bilan et à accroître son fonds de roulement.
 
 
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