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Taxe sur les transactions - Le mouvement Attac salue la «lucidité» d'Adair Turner

29 août 2009  Actualités économiques
Paris — Le mouvement altermondialiste Attac a salué hier la «lucidité» d'Adair Turner, chef de l'autorité britannique des services financiers (FSA) qui s'est déclaré favorable à une taxe sur les transactions face aux excès de la finance mondiale.

«Nous saluons la lucidité d'un des principaux acteurs de la finance globale, Adair Turner» a indiqué Attac France dans un communiqué hier. «Comme lui, nous affirmons que la plupart des transactions de la place financière de Londres — ainsi que Paris, Francfort, New York — et notamment celles accomplies par des courtiers assoiffés de bonus sont "socialement inutiles"», poursuit le texte.

Interrogé par l'AFP, le coprésident d'Attac France, Jean-Marie Harribey, professeur d'économie, a rappelé que le mouvement réclamait «inlassablement depuis 11 ans» la création d'une taxe sur les transactions financières.

«Nos analyses ont été confirmées par la réalité de la crise, sur les rémunérations extravagantes et les paradis fiscaux également, elles sont maintenant sur la place publique, mais il n'est pas certain qu'il y ait beaucoup de gouvernements qui aient pris de réelles mesures» a-t-il ajouté.

Dans une interview accordée au magazine Prospect, reprise jeudi par de nombreux quotidiens britanniques, Adair Turner a critiqué les banques pour leur prise de risques financiers excessifs et évoqué la possibilité d'instaurer une taxe sur le modèle de la controversée taxe Tobin.

Ces propos ont été fraîchement accueillis hier par la communauté financière anglo-saxonne. Le quotidien des affaires britannique Financial Times y a vu une «fausse note», tandis que le Wall Street Journal soulignait que l'instauration d'une «taxe Tobin» était «hautement improbable» dans un avenir proche étant donné «le niveau de coordination internationale qu'elle nécessiterait».

L'association des banquiers britanniques (BBA) y a vu, elle, une menace sur la prééminence de Londres en tant que centre financier international et a appelé à ne pas faire fuir à l'étranger les banques installées au Royaume-Uni «avec une mauvaise régulation ou de mauvaises taxes».
 
 
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