L'OPEP prévoit toujours une demande de brut stabilisée en 2009
12 août 2009
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Pour 2010, l’OCDE prévoit toujours «un arrêt du déclin de la demande mondiale de pétrole avec une hausse de 0,5 mbj».
Vienne — L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) table toujours sur une quasi stabilisation de la demande de brut en 2009 suivie d'une légère reprise en 2010, dans son rapport mensuel d'août publié à Vienne.
«La prévision de la demande mondiale de brut en 2009 avec un recul de 1,6 million de barils par jour (mbj) reste inchangée» par rapport aux prévisions publiées en juillet, a souligné le cartel dans son nouveau rapport mensuel. Pour 2010, il pronostique toujours «un arrêt du déclin de la demande mondiale de pétrole avec une hausse de 0,5 mbj».
Ces chiffres sont exactement les mêmes que ceux du rapport de juillet portant la demande de brut dans le monde pour 2009 à 83,91 mbj et pour 2010 à 84,41 mbj, soit 0,59 % de plus que cette année.
Même si la consommation de pétrole a fortement reculé aux États-Unis, pourtant en pleine période des déplacements estivals, «les hausses de consommation ailleurs dans le monde ont permis de compenser ce déclin», note le cartel évoquant notamment la Chine et l'Inde.
Pour l'année prochaine la reprise économique tardive ne conduira qu'à une légère augmentation de 0,5 mbj de la demande mondiale de brut et même si l'on s'attend à une relance de la demande de carburant aux États-Unis «cela restera la grande inconnue pour 2010», selon le rapport.
Du côté des prix, après une chute début juillet de près de 10 dollars à moins de 60 $US le baril du panier de l'OPEP (constitué des bruts produits par les 12 États membres du cartel) les cours se sont ressaisis pour se situer à plus de 70 $US, note le rapport. Lundi le prix du panier affichait 71,68 $ le baril tandis que mardi dans les échanges matinaux, le baril négocié à New York prenait 25 ¢ à 70,85 $ et le baril de Brent de la mer du Nord 15 ¢ à 73,65 $.
«En l'absence de modifications importante des fondamentaux du marché pétrolier, cette volatilité indique la sensibilité accrue des prix du brut réagissant aux signaux économiques contradictoires», selon les experts du cartel évoquant les chiffres de la hausse du chômage aux États-Unis et dans la zone euro et parallèlement du raffermissement du dollar.
«Quoi qu'il en soit, après une longue et particulièrement dure période de récession mondiale, de nombreuses incertitudes persistent sur le moment et le rythme de la reprise économique», note le rapport.
Ainsi malgré le recul du prix de l'essence la consommation de carburant a reculé de 2 % pendant la période mai à juillet 2009 aux États-Unis alors qu'elle augmentait régulièrement de 1,4 % chaque année lors des cinq années ayant précédées la crise économique mondiale, souligne l'OPEP.
D'une manière générale le maintien des prix actuels du brut (autour des 70 $ le baril) «dépendra essentiellement de signaux plus clairs de l'amélioration de l'économie mondiale et si les attentes des marchés concernant la reprise ne se réalisent pas pleinement, les niveaux actuels des prix pourraient subir des pressions accrues», conclut le rapport qui rappelle que «l'OPEP est fermement engagée, pour sa part, à renforcer la stabilité du marché pétrolier».
«La prévision de la demande mondiale de brut en 2009 avec un recul de 1,6 million de barils par jour (mbj) reste inchangée» par rapport aux prévisions publiées en juillet, a souligné le cartel dans son nouveau rapport mensuel. Pour 2010, il pronostique toujours «un arrêt du déclin de la demande mondiale de pétrole avec une hausse de 0,5 mbj».
Ces chiffres sont exactement les mêmes que ceux du rapport de juillet portant la demande de brut dans le monde pour 2009 à 83,91 mbj et pour 2010 à 84,41 mbj, soit 0,59 % de plus que cette année.
Même si la consommation de pétrole a fortement reculé aux États-Unis, pourtant en pleine période des déplacements estivals, «les hausses de consommation ailleurs dans le monde ont permis de compenser ce déclin», note le cartel évoquant notamment la Chine et l'Inde.
Pour l'année prochaine la reprise économique tardive ne conduira qu'à une légère augmentation de 0,5 mbj de la demande mondiale de brut et même si l'on s'attend à une relance de la demande de carburant aux États-Unis «cela restera la grande inconnue pour 2010», selon le rapport.
Du côté des prix, après une chute début juillet de près de 10 dollars à moins de 60 $US le baril du panier de l'OPEP (constitué des bruts produits par les 12 États membres du cartel) les cours se sont ressaisis pour se situer à plus de 70 $US, note le rapport. Lundi le prix du panier affichait 71,68 $ le baril tandis que mardi dans les échanges matinaux, le baril négocié à New York prenait 25 ¢ à 70,85 $ et le baril de Brent de la mer du Nord 15 ¢ à 73,65 $.
«En l'absence de modifications importante des fondamentaux du marché pétrolier, cette volatilité indique la sensibilité accrue des prix du brut réagissant aux signaux économiques contradictoires», selon les experts du cartel évoquant les chiffres de la hausse du chômage aux États-Unis et dans la zone euro et parallèlement du raffermissement du dollar.
«Quoi qu'il en soit, après une longue et particulièrement dure période de récession mondiale, de nombreuses incertitudes persistent sur le moment et le rythme de la reprise économique», note le rapport.
Ainsi malgré le recul du prix de l'essence la consommation de carburant a reculé de 2 % pendant la période mai à juillet 2009 aux États-Unis alors qu'elle augmentait régulièrement de 1,4 % chaque année lors des cinq années ayant précédées la crise économique mondiale, souligne l'OPEP.
D'une manière générale le maintien des prix actuels du brut (autour des 70 $ le baril) «dépendra essentiellement de signaux plus clairs de l'amélioration de l'économie mondiale et si les attentes des marchés concernant la reprise ne se réalisent pas pleinement, les niveaux actuels des prix pourraient subir des pressions accrues», conclut le rapport qui rappelle que «l'OPEP est fermement engagée, pour sa part, à renforcer la stabilité du marché pétrolier».
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