FIER: l'opposition dénonce les propos de Louis Roquet
Québec — Le gouvernement Charest doit cesser de tolérer les apparences de conflit d'intérêts au sein des Fonds d'intervention économique régionale, clament en choeur le Parti québécois et l'Action démocratique du Québec.
Hier les deux partis d'opposition se sont offusqués des propos à ce sujet de Louis Roquet, qui préside le comité d'experts mandaté pour revoir les règles de gouvernance des FIER, les qualifiant d'aberrants et de méprisants. M. Roquet n'a pas écarté la possibilité que son comité recommande au gouvernement de continuer à permettre aux administrateurs de FIER d'injecter des fonds publics dans des entreprises qui leur appartiennent.
Pourtant, le Parti québécois avait placé le gouvernement dans l'embarras le printemps dernier, en révélant que des proches du Parti libéral du Québec, Valier Boivin et Pietro Perrino, administraient deux FIER ayant investi dans quatre entreprises dont ils sont actionnaires.
«Dès qu'il y a de l'argent public, il n'y a pas de compromis possible en matière de conflit d'intérêts. Là, le gouvernement semble indiquer que les petits amis du parti vont pouvoir se servir de l'argent public pour s'aider eux-mêmes et aider leurs amis et, ça, on ne va pas tolérer ça», a tonné en entrevue téléphonique le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard.
M. Roquet a expliqué que son comité pourrait arriver à cette conclusion, en raison de la difficulté à susciter le développement de capital de risque dans les régions, où on ne retrouve pas selon lui de gestionnaires de fonds professionnels. «Tout ça, ce sont des faux-fuyants et c'est plutôt méprisant de considérer qu'il n'y a pas les ressources nécessaires en région pour administrer des fonds de cette nature-là», a poursuivi le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.
Le porte-parole adéquiste en matière de développement économique, François Bonnardel, a aussi été piqué au vif par les explications de M. Roquet, ex-président et chef de la direction de Desjardins capital de risque. «Je trouve aberrant que M. Roquet pense qu'il n'y a pas d'administrateurs compétents en région. Puis, je pense que c'est assez gênant de dire aux Québécois qu'on n'a pas le choix de tolérer les apparences de conflit d'intérêts sans quoi il n'y aura pas d'investisseurs», a commenté le député de Shefford.
M. Bonnardel estime que le gouvernement peut très bien mettre en place des règles d'éthique sévères pour rassurer les Québécois sur l'utilisation des fonds publics.
Le comité d'experts présidé par M. Roquet remettra son rapport après le dépôt de celui du vérificateur, Renaud Lachance, en octobre prochain.
Hier les deux partis d'opposition se sont offusqués des propos à ce sujet de Louis Roquet, qui préside le comité d'experts mandaté pour revoir les règles de gouvernance des FIER, les qualifiant d'aberrants et de méprisants. M. Roquet n'a pas écarté la possibilité que son comité recommande au gouvernement de continuer à permettre aux administrateurs de FIER d'injecter des fonds publics dans des entreprises qui leur appartiennent.
Pourtant, le Parti québécois avait placé le gouvernement dans l'embarras le printemps dernier, en révélant que des proches du Parti libéral du Québec, Valier Boivin et Pietro Perrino, administraient deux FIER ayant investi dans quatre entreprises dont ils sont actionnaires.
«Dès qu'il y a de l'argent public, il n'y a pas de compromis possible en matière de conflit d'intérêts. Là, le gouvernement semble indiquer que les petits amis du parti vont pouvoir se servir de l'argent public pour s'aider eux-mêmes et aider leurs amis et, ça, on ne va pas tolérer ça», a tonné en entrevue téléphonique le leader parlementaire de l'opposition officielle, Stéphane Bédard.
M. Roquet a expliqué que son comité pourrait arriver à cette conclusion, en raison de la difficulté à susciter le développement de capital de risque dans les régions, où on ne retrouve pas selon lui de gestionnaires de fonds professionnels. «Tout ça, ce sont des faux-fuyants et c'est plutôt méprisant de considérer qu'il n'y a pas les ressources nécessaires en région pour administrer des fonds de cette nature-là», a poursuivi le député de Chicoutimi, Stéphane Bédard.
Le porte-parole adéquiste en matière de développement économique, François Bonnardel, a aussi été piqué au vif par les explications de M. Roquet, ex-président et chef de la direction de Desjardins capital de risque. «Je trouve aberrant que M. Roquet pense qu'il n'y a pas d'administrateurs compétents en région. Puis, je pense que c'est assez gênant de dire aux Québécois qu'on n'a pas le choix de tolérer les apparences de conflit d'intérêts sans quoi il n'y aura pas d'investisseurs», a commenté le député de Shefford.
M. Bonnardel estime que le gouvernement peut très bien mettre en place des règles d'éthique sévères pour rassurer les Québécois sur l'utilisation des fonds publics.
Le comité d'experts présidé par M. Roquet remettra son rapport après le dépôt de celui du vérificateur, Renaud Lachance, en octobre prochain.
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