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La Bourse de Toronto plonge de 4,4 %

Le principal indice de la Bourse de Toronto a plongé hier à la suite de la publication d'un rapport laissant entrevoir une contraction de l'économie mondiale plus prononcée que prévu pour cette année. Le rapport de la Banque mondiale a persuadé les investisseurs qu'il était temps de retirer les profits réalisés dans le cadre de la reprise printanière, qui a vu le principal indice boursier à Toronto prendre jusqu'à 41 % depuis le début mars.

L'indice composite S&P/TSX a lâché 453,77 points, soit 4,4 %, pour clôturer hier à 9834 — sa première fermeture sous la barre des 10 000 points depuis le 11 mai. Tous les secteurs ont affiché de lourdes pertes, celui de l'énergie abandonnant 6,5 %. La vigueur du dollar américain a notamment fait reculer le cours du baril de pétrole brut, lequel a cédé 2,62 $ US à 66,93 $ US. Le dollar canadien a quant à lui perdu 1,34 ¢US à 86,76 ¢US.

La Banque mondiale a aussi pesé sur les marchés américains. La Bourse de New York a signé hier sa plus forte baisse depuis avril, coulée par les valeurs énergétiques et minières. Le Dow Jones a perdu 2,4 %, et le Nasdaq 3,4 %.

Le Dow Jones Industrial Average a abandonné 200,72 points à 8339,01 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 61,28 points à 1766,19 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a lui lâché 3,1 % (28,19 points) à 893,04 points, dans un volume d'échanges réduit.

«Le marché est relativement fragile parce qu'il avait beaucoup monté sur des attentes d'amélioration économique, donc dès qu'on commence à parler de la conjoncture de manière négative, ça effraie un peu», a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

La Banque mondiale a assombri son scénario. Selon les analystes de Charles Schwab, le diagnostic de l'institution multilatérale «renforce les craintes que l'économie ne serait pas aussi engagée sur la voie de la reprise que le récent rebond des marchés boursiers le laisse entendre».

Les indices de Wall Street avaient rebondi de près de 40 % entre début mars et fin mai.

«Les secteurs qui ont mené l'envolée depuis la mi-mars — énergie, matières premières, financières — sont les plus affectés», ont ajouté ces analystes.

Le marché obligataire a servi de refuge aux investisseurs. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 3,69 % contre 3,79 % vendredi soir, et celui du bon à 30 ans à 4,43 % contre 4,52 %.
 
 
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