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Attaques de Pierre Karl Péladeau - Desmarais fils défend Henri-Paul Rousseau

Paul Desmarais fils, président du conseil d'administration et cochef de la direction de Power Corporation, s'est porté hier à la défense d'Henri-Paul Rousseau après que le grand patron de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, eut qualifié sa gestion à la Caisse de dépôt et placement du Québec de «désastre».

«C'est un monsieur qui a énormément de caractère, un "track record" qui est bien prouvé dans plusieurs domaines et nous sommes très heureux de l'avoir dans notre groupe», a déclaré M. Desmarais en marge de la Conférence de Montréal. «Et je pense que le Québec devrait être très heureux de l'avoir aussi, a-t-il ajouté. C'est un homme qui a contribué à la société québécoise et qui continuera à le faire.»

Le dirigeant a toutefois refusé de commenter directement les propos de M. Péladeau, publiés dans la plus récente édition du magazine Forces.

«Ce fut un désastre», a lancé le p.-d.g. de Quebecor au sujet de la gestion de M. Rousseau à la tête de la Caisse. «À la Chambre de commerce [du Montréal métropolitain, où Henri-Paul Rousseau a prononcé un discours en mars], je ne me suis pas levé pour applaudir à un gaspillage sans précédent de fonds publics. C'est trop facile de briller comme gestionnaire fort en communication PowerPoint alors qu'on est incapable de livrer la marchandise.»

En 2008, la Caisse de dépôt a enregistré une perte de 39,8 milliards, soit 25 % de la valeur de ses actifs. M. Rousseau a quitté la direction de l'institution en mai 2008 et y est resté jusqu'en août à titre de conseiller. En janvier dernier, il est devenu vice-président des conseils de Power Corporation et de la Financière Power, avec comme rôle principal le développement à l'international.

Dans l'entrevue à Forces, Pierre Karl Péladeau a dit se rappeler d'une rencontre qu'il a eue en 2003 avec Henri-Paul Rousseau, au cours de laquelle ce dernier lui aurait proposé de vendre le câblodistributeur Vidéotron à Rogers Communications et de récupérer les magazines du géant ontarien des médias. En commission parlementaire à Québec, le mois dernier, M. Rousseau avait soutenu n'avoir «pas de souvenir» d'une telle réunion avec M. Péladeau.

La Caisse de dépôt détient une participation de 45,3 % dans Quebecor Media, la principale composante de Quebecor.
 
 
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