L'horticulture en pleine croissance
À la retraite, les baby-boomers devraient dépenser entre 7,8 et 14,4 milliards par année pour leur jardin
Les consommateurs canadiens ont dépensé en 2007 près de 6,3 milliards pour acheter des produits horticoles ornementaux dans les marchés de détail, ce à quoi il faut ajouter 1,8 milliard en services d'aménagement paysager. En moyenne, chaque ménage y a mis 650 $. Mais tout cela est peu en comparaison avec le marché faramineux que l'industrie attend des baby-boomers qui approchent de la retraite et qui devraient dépenser entre 7,8 et 14,4 milliards par année, de 2011 à 2021, en jardinage et en activités connexes.
L'Alliance canadienne de l'horticulture ornementale, dont fait partie la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec qui compte 1700 membres (producteurs, paysagistes, jardinerie), a eu l'idée d'une étude au sujet de l'incidence de cette industrie sur l'économie canadienne. Ses membres ont été étonnés de l'importance de leurs activités dans l'économie. La production horticole ornementale, avec des recettes monétaires de 5,4 milliards, représente 40 % de toute la production horticole. Le nombre d'emplois directs équivaut à 110 750 postes à temps plein et, si on inclut les emplois indirects, on obtient un total de 132 776 postes. Cette industrie génère 3,8 milliards en revenus d'emploi et 850 millions en taxes (TPS et taxes de vente provinciales).
En 2009, près de 90 % des revenus de production horticole ornementale proviennent de trois provinces, soit 50 % de l'Ontario, 24 % de la Colombie-Britannique et 14 % du Québec. Depuis cinq ans, cette industrie a connu une croissance de 2,9 % au Québec, de 2,5 % en Colombie-Britannique et de 1,3 % en Ontario. Au Québec, où l'incidence totale sur l'économie est de 3,09 milliards et de 37 513 emplois, 54 % des ventes de plantes ornementales proviennent de la production en serre, 27 % des pépinières, 10,5 % des producteurs d'arbres de Noël et 8,8 % des gazonnières, selon le Groupe Agéco, qui a contribué à cette étude dirigée par la firme Deloitte & Touche et financée par le Programme pour l'avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Pour ce qui est de l'avancement, les horticulteurs ornementaux découvrent dans cette étude que l'avenir s'annonce très prometteur pour eux en raison de «différentes tendances macroéconomiques». D'abord, il y a les baby-boomers; 10 millions d'entre eux se préparent à prendre leur retraite. En 2031, ils composeront près de 25 % de la population, presque le double des 13 % d'aînés actuels. Selon une statistique américaine, les baby-boomers contrôleront alors 40 % du revenu disponible et 77 % des investissements privés. En plus, on sait qu'ils aiment les fleurs! Quelque 25 % des achats de fleurs sont effectués par des gens de cette génération, lorsque leurs enfants ont quitté le foyer. Une fois à la retraite, le jardinage devient l'une de leurs activités préférées, après les voyages, les améliorations domiciliaires et les activités familiales. L'industrie horticole ornementale doit donc miser sur cette clientèle et lui offrir des produits ayant plus d'attraits que ceux des concurrents étrangers, suggère-t-on dans l'étude.
Une autre tendance macroéconomique réside dans le souci de l'environnement, qui se traduit par un nombre grandissant de consommateurs verts, désireux en même temps de combattre «l'effet de chaleur urbain». On dit que le fait de planter des arbres, des arbustes et des vignes autour des maisons peut réduire jusqu'à 25 % les factures de climatisation en été et davantage encore pour le chauffage en hiver. Enfin, parmi les clientèles visées, il y a la génération Y, également très préoccupée de l'environnement et qui fournira un bassin de consommateurs de plus en plus considérable dans les décennies à venir.
Consommation d'eau
En revanche, l'étude rappelle que cette industrie est une grande consommatrice d'eau, soit près de 3,9 % de la consommation totale d'eau de l'agriculture canadienne. Ce sont les pépinières qui sont les plus assoiffées, car elles accaparent 96,3 % de cette eau. L'étude précise que, pour chaque mètre cube d'eau consommée, l'horticulture ornementale génère une recette de 21,94 $, comparativement à 18,20 $ pour l'agriculture en général.
L'Alliance canadienne de l'horticulture ornementale, dont fait partie la Fédération interdisciplinaire de l'horticulture ornementale du Québec qui compte 1700 membres (producteurs, paysagistes, jardinerie), a eu l'idée d'une étude au sujet de l'incidence de cette industrie sur l'économie canadienne. Ses membres ont été étonnés de l'importance de leurs activités dans l'économie. La production horticole ornementale, avec des recettes monétaires de 5,4 milliards, représente 40 % de toute la production horticole. Le nombre d'emplois directs équivaut à 110 750 postes à temps plein et, si on inclut les emplois indirects, on obtient un total de 132 776 postes. Cette industrie génère 3,8 milliards en revenus d'emploi et 850 millions en taxes (TPS et taxes de vente provinciales).
En 2009, près de 90 % des revenus de production horticole ornementale proviennent de trois provinces, soit 50 % de l'Ontario, 24 % de la Colombie-Britannique et 14 % du Québec. Depuis cinq ans, cette industrie a connu une croissance de 2,9 % au Québec, de 2,5 % en Colombie-Britannique et de 1,3 % en Ontario. Au Québec, où l'incidence totale sur l'économie est de 3,09 milliards et de 37 513 emplois, 54 % des ventes de plantes ornementales proviennent de la production en serre, 27 % des pépinières, 10,5 % des producteurs d'arbres de Noël et 8,8 % des gazonnières, selon le Groupe Agéco, qui a contribué à cette étude dirigée par la firme Deloitte & Touche et financée par le Programme pour l'avancement du secteur canadien de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Pour ce qui est de l'avancement, les horticulteurs ornementaux découvrent dans cette étude que l'avenir s'annonce très prometteur pour eux en raison de «différentes tendances macroéconomiques». D'abord, il y a les baby-boomers; 10 millions d'entre eux se préparent à prendre leur retraite. En 2031, ils composeront près de 25 % de la population, presque le double des 13 % d'aînés actuels. Selon une statistique américaine, les baby-boomers contrôleront alors 40 % du revenu disponible et 77 % des investissements privés. En plus, on sait qu'ils aiment les fleurs! Quelque 25 % des achats de fleurs sont effectués par des gens de cette génération, lorsque leurs enfants ont quitté le foyer. Une fois à la retraite, le jardinage devient l'une de leurs activités préférées, après les voyages, les améliorations domiciliaires et les activités familiales. L'industrie horticole ornementale doit donc miser sur cette clientèle et lui offrir des produits ayant plus d'attraits que ceux des concurrents étrangers, suggère-t-on dans l'étude.
Une autre tendance macroéconomique réside dans le souci de l'environnement, qui se traduit par un nombre grandissant de consommateurs verts, désireux en même temps de combattre «l'effet de chaleur urbain». On dit que le fait de planter des arbres, des arbustes et des vignes autour des maisons peut réduire jusqu'à 25 % les factures de climatisation en été et davantage encore pour le chauffage en hiver. Enfin, parmi les clientèles visées, il y a la génération Y, également très préoccupée de l'environnement et qui fournira un bassin de consommateurs de plus en plus considérable dans les décennies à venir.
Consommation d'eau
En revanche, l'étude rappelle que cette industrie est une grande consommatrice d'eau, soit près de 3,9 % de la consommation totale d'eau de l'agriculture canadienne. Ce sont les pépinières qui sont les plus assoiffées, car elles accaparent 96,3 % de cette eau. L'étude précise que, pour chaque mètre cube d'eau consommée, l'horticulture ornementale génère une recette de 21,94 $, comparativement à 18,20 $ pour l'agriculture en général.
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