Sondage - Les économistes doutent de la reprise
Une grande majorité d'économistes du Québec partagent la théorie selon laquelle les premiers signes d'embellie affichés par l'économie mondiale pourraient n'être que l'Ïil de la tempête. L'application de la formule des PPP aux biens publics suscite également chez eux de grandes réticences, et ils sont sceptiques quant aux chances des deux grands de l'auto — GM et Chrysler — de retrouver éventuellement le chemin de la rentabilité.
Mais tout n'est pas noir pour ces analystes, qui tablent sur un retour en forme imminent de l'économie québécoise.Selon le sondage trimestriel Léger Marketing mené auprès des membres de l'Association des économistes québécois (ASDEQ), 59 % des répondants croient que l'économie mondiale connaîtra d'autres temps durs, que les signaux faisant miroiter une reprise naissante ne sont qu'un leurre. «Les marchés mondiaux sont toujours hautement incertains, et nos membres s'attendent à voir d'autres mauvaises nouvelles frapper l'économie, par exemple dans le secteur financier», a résumé Jean-Pierre Aubry, membre du Comité des politiques publiques de l'ASDEQ.
Au total, 228 des 787 membres de l'Association ont répondu au sondage, ce qui lui confère une marge d'erreur de + ou - 5 % 19 fois sur 20.
Si les doutes demeurent élevés quant à la pérennité de cette reprise embryonnaire de l'économie mondiale, ces économistes sont toutefois moins hésitants à l'égard du potentiel de reprise au Québec. Ainsi, 27 % des répondants craignent une détérioration de la conjoncture économique québécoise au cours des six prochains mois, mais 71 % anticipent soit un maintien (47%), soit une amélioration (24 %). «Un constat qui tranche avec celui du dernier trimestre, alors que 82 % des économistes prévoyaient que la situation allait se détériorer au cours des six prochains mois», lit-on dans le communiqué de l'ASDEQ.
GM et Chrysler
Dans le cadre du même sondage, les économistes étaient invités à commenter d'autres sujets liés à l'actualité, notamment les chances de GM et de Chrysler de recouvrer la santé après avoir reçu une aide publique massive et emprunté la voie de la restructuration sous la protection des tribunaux. Seulement 23 % des répondants dans le cas de GM, et 30 % dans celui de Chrysler, croient que ces fabricants parviendront à retrouver la rentabilité à moyen ou à long terme. «Selon nos sondages, une très forte majorité de Canadiens s'opposent à ce que les gouvernements accordent une aide trop importante au secteur automobile, tout simplement parce qu'ils ont perdu confiance en la capacité de ces entreprises à s'adapter aux réalités économiques d'aujourd'hui. Les économistes viennent accréditer cette opinion largement partagée dans la population», a commenté Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing.
Ils sont aussi sceptiques quant au potentiel commercial des PPP. Ils ne sont que 32 % à appuyer le recours aux PPP pour la réalisation des grands projets d'hôpitaux universitaires comme ceux de l'Université de Montréal (CHUM), de Sainte-Justine (CHUSJ) et de McGill (CUSM). «Plusieurs économistes ont mentionné que le gouvernement devrait acquérir davantage d'expertise en gestion des PPP avant de se lancer dans des projets aussi complexes qu'un centre hospitalier universitaire», a ajouté Jean-Pierre Aubry.
Dans un sens plus large, «s'ils sont partagés quant au principe même du PPP, la majorité des économistes (58 %) en rejettent le principal argument, à savoir que les PPP permettent une réduction des risques liés au projet».
Mais tout n'est pas noir pour ces analystes, qui tablent sur un retour en forme imminent de l'économie québécoise.Selon le sondage trimestriel Léger Marketing mené auprès des membres de l'Association des économistes québécois (ASDEQ), 59 % des répondants croient que l'économie mondiale connaîtra d'autres temps durs, que les signaux faisant miroiter une reprise naissante ne sont qu'un leurre. «Les marchés mondiaux sont toujours hautement incertains, et nos membres s'attendent à voir d'autres mauvaises nouvelles frapper l'économie, par exemple dans le secteur financier», a résumé Jean-Pierre Aubry, membre du Comité des politiques publiques de l'ASDEQ.
Au total, 228 des 787 membres de l'Association ont répondu au sondage, ce qui lui confère une marge d'erreur de + ou - 5 % 19 fois sur 20.
Si les doutes demeurent élevés quant à la pérennité de cette reprise embryonnaire de l'économie mondiale, ces économistes sont toutefois moins hésitants à l'égard du potentiel de reprise au Québec. Ainsi, 27 % des répondants craignent une détérioration de la conjoncture économique québécoise au cours des six prochains mois, mais 71 % anticipent soit un maintien (47%), soit une amélioration (24 %). «Un constat qui tranche avec celui du dernier trimestre, alors que 82 % des économistes prévoyaient que la situation allait se détériorer au cours des six prochains mois», lit-on dans le communiqué de l'ASDEQ.
GM et Chrysler
Dans le cadre du même sondage, les économistes étaient invités à commenter d'autres sujets liés à l'actualité, notamment les chances de GM et de Chrysler de recouvrer la santé après avoir reçu une aide publique massive et emprunté la voie de la restructuration sous la protection des tribunaux. Seulement 23 % des répondants dans le cas de GM, et 30 % dans celui de Chrysler, croient que ces fabricants parviendront à retrouver la rentabilité à moyen ou à long terme. «Selon nos sondages, une très forte majorité de Canadiens s'opposent à ce que les gouvernements accordent une aide trop importante au secteur automobile, tout simplement parce qu'ils ont perdu confiance en la capacité de ces entreprises à s'adapter aux réalités économiques d'aujourd'hui. Les économistes viennent accréditer cette opinion largement partagée dans la population», a commenté Jean-Marc Léger, président de Léger Marketing.
Ils sont aussi sceptiques quant au potentiel commercial des PPP. Ils ne sont que 32 % à appuyer le recours aux PPP pour la réalisation des grands projets d'hôpitaux universitaires comme ceux de l'Université de Montréal (CHUM), de Sainte-Justine (CHUSJ) et de McGill (CUSM). «Plusieurs économistes ont mentionné que le gouvernement devrait acquérir davantage d'expertise en gestion des PPP avant de se lancer dans des projets aussi complexes qu'un centre hospitalier universitaire», a ajouté Jean-Pierre Aubry.
Dans un sens plus large, «s'ils sont partagés quant au principe même du PPP, la majorité des économistes (58 %) en rejettent le principal argument, à savoir que les PPP permettent une réduction des risques liés au projet».
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

