Obama envoie ses lieutenants battre la campagne pour rassurer sur GM
Photo : Agence France-Presse
Steve Fecht agence france-presse
La secrétaire américaine au Travail, Hilda Solis (à gauche), discute avec des administrateurs et des représentants syndicaux lors de sa visite à l’usine GM de Romulus, au Michigan.
Romulus — Plusieurs membres du gouvernement du président américain Barack Obama se sont rendus hier dans des États concernés par la restructuration de General Motors pour tenter de rassurer les habitants dont beaucoup dépendent du sort du constructeur automobile. La tournée qui devait se prolonger dans la semaine, concerne quatre États d'une région du nord des États-Unis qui forme la rust belt, un surnom donné en raison du déclin de l'industrie: l'Indiana, le Michigan, l'Ohio et le Wisconsin.
À chaque étape, les représentants de l'administration Obama devaient expliquer «de quelle manière le gouvernement va apporter son soutien aux personnes dépendant de l'automobile, et comment l'administration entend accomplir la restructuration économique» de ce secteur, a indiqué la Maison-Blanche. Ces États, dont certains jouent un rôle clef sur la carte électorale, seront particulièrement touchés par les milliers de suppressions d'emplois qui se profilent avec la restructuration de GM.
De passage dans une usine de Romulus, au Michigan, la secrétaire au Travail, Hilda Solis, a promis une aide de 49 millions à l'État pour permettre la reconversion des travailleurs privés d'emplois. «Je sais que ce qui se passe en ce moment est sidérant, mais l'administration Obama se bat de toutes ses forces pour que ça aille mieux», a assuré la ministre à un petit groupe de travailleurs.
Elle a insisté sur l'importance des moteurs hybrides fabriqués sur ce site, affirmant qu'ils permettraient à GM de proposer une nouvelle gamme de véhicules. «Les traditions changent, l'histoire change, et nous fait changer», a-t-elle dit, invitant les employés de GM à se tenir «prêts pour ce changement».
Le dépôt de bilan «change la donne pour le Michigan» a dit de son côté le gouverneur de l'État, Jennifer Granholm, invitant les employés de GM à se tourner vers les nouveaux emplois et à ne pas «regarder dans le rétroviseur».
Prime à la casse
Par ailleurs, le Sénat américain pourrait s'exprimer sur une proposition destinée à stimuler les ventes de véhicules respectueux de l'environnement. Ce projet bipartisan présenté par deux sénateurs, l'un du Michigan, l'autre du Kansas, intervient au lendemain du dépôt de bilan de GM et alors que les grands groupes automobiles américains a fait part d'une chute sensible de leurs ventes en mai.
La proposition des deux parlementaires est semblable aux «primes à la casse» européennes et prévoit de subventionner l'achat de véhicules neufs par les propriétaires qui acceptent de vendre leur ancienne voiture. Les véhicules neufs qui seraient concernés par cette mesure devront être capables de parcourir au moins 22 miles avec un gallon de carburant (près de 35 km avec 3,78 litres).
Les VUS et les pick-up, qui restent les meilleures ventes des constructeurs américains, devront quant à eux être capables de rouler 18 miles avec un gallon. Les voitures coûtant plus de 45 000 $US ne pourront pas bénéficier de cette prime à la casse.
La mesure est prévue pour rester en place pendant une année et ses promoteurs espèrent qu'elle permettra de faciliter l'achat de près de 1 million de véhicules.
À chaque étape, les représentants de l'administration Obama devaient expliquer «de quelle manière le gouvernement va apporter son soutien aux personnes dépendant de l'automobile, et comment l'administration entend accomplir la restructuration économique» de ce secteur, a indiqué la Maison-Blanche. Ces États, dont certains jouent un rôle clef sur la carte électorale, seront particulièrement touchés par les milliers de suppressions d'emplois qui se profilent avec la restructuration de GM.
De passage dans une usine de Romulus, au Michigan, la secrétaire au Travail, Hilda Solis, a promis une aide de 49 millions à l'État pour permettre la reconversion des travailleurs privés d'emplois. «Je sais que ce qui se passe en ce moment est sidérant, mais l'administration Obama se bat de toutes ses forces pour que ça aille mieux», a assuré la ministre à un petit groupe de travailleurs.
Elle a insisté sur l'importance des moteurs hybrides fabriqués sur ce site, affirmant qu'ils permettraient à GM de proposer une nouvelle gamme de véhicules. «Les traditions changent, l'histoire change, et nous fait changer», a-t-elle dit, invitant les employés de GM à se tenir «prêts pour ce changement».
Le dépôt de bilan «change la donne pour le Michigan» a dit de son côté le gouverneur de l'État, Jennifer Granholm, invitant les employés de GM à se tourner vers les nouveaux emplois et à ne pas «regarder dans le rétroviseur».
Prime à la casse
Par ailleurs, le Sénat américain pourrait s'exprimer sur une proposition destinée à stimuler les ventes de véhicules respectueux de l'environnement. Ce projet bipartisan présenté par deux sénateurs, l'un du Michigan, l'autre du Kansas, intervient au lendemain du dépôt de bilan de GM et alors que les grands groupes automobiles américains a fait part d'une chute sensible de leurs ventes en mai.
La proposition des deux parlementaires est semblable aux «primes à la casse» européennes et prévoit de subventionner l'achat de véhicules neufs par les propriétaires qui acceptent de vendre leur ancienne voiture. Les véhicules neufs qui seraient concernés par cette mesure devront être capables de parcourir au moins 22 miles avec un gallon de carburant (près de 35 km avec 3,78 litres).
Les VUS et les pick-up, qui restent les meilleures ventes des constructeurs américains, devront quant à eux être capables de rouler 18 miles avec un gallon. Les voitures coûtant plus de 45 000 $US ne pourront pas bénéficier de cette prime à la casse.
La mesure est prévue pour rester en place pendant une année et ses promoteurs espèrent qu'elle permettra de faciliter l'achat de près de 1 million de véhicules.
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