Au Canada, GM devrait s'en sortir sans trop de dommages
Toronto — General Motors se placera sous la protection de la loi sur les faillites aux États-Unis, aujourd'hui, mais sa filiale canadienne devrait s'en sortir sans trop de dommages. À la suite de cette restructuration, ce géant de l'automobile ne sera plus que l'ombre de lui-même. Les Hummer, Pontiac, Saab et Saturn feront partie des victimes de la restructuration, tout comme la filiale européenne Opel, cédée au fabricant de pièces automobiles canadien Magna International.
L'entreprise fermera 14 usines supplémentaires, supprimant 21 000 emplois, et prévoit couper ses liens avec environ 2600 concessionnaires, dont quelque 250 au Canada.
GM peut malgré tout entrevoir un avenir relativement stable au Canada, du moins en comparaison avec sa situation aux États-Unis. Comme Chrysler, GM se placera probablement sous la protection de la loi sur les faillites aux États-Unis, mais elle ne fera pas la même chose au Canada. Et contrairement à Chrysler, GM devrait continuer ses activités dans le sud de l'Ontario pendant sa restructuration.
Chrysler a temporairement fermé ses usines américaines lorsqu'elle a annoncé qu'elle se placerait sous la protection de la loi sur les faillites. Ses usines canadiennes n'ont pas subi le même sort, mais elles ont dû fermer malgré tout après que des fabricants de pièces eurent cessé de leur en fournir, de crainte de ne pas être payés.
Le président d'AutomotiveCompass, Bill Pochiluk, croit que GM a pris des mesures pour s'assurer qu'elle ne se trouverait pas dans la même situation. «Je crois que GM a pris grand soin de mettre en place un processus lui permettant de continuer à aller de l'avant et de continuer à payer ses fournisseurs, a expliqué M. Pochiluk. [Le directeur général Fritz Henderson] a clairement indiqué qu'ils avaient élaboré un plan de transition n'incluant pas de fermetures, parce que des procédures ont été mises en place pour que les fournisseurs soient payés.»
Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, Ken Lewenza, abonde dans le même sens, affirmant que l'entreprise prévoit maintenir ses activités en sol canadien pendant sa restructuration.
Un économiste et analyste de l'industrie à la Banque Scotia, Carlos Gomes, croit que la situation économique de l'industrie automobile commence à s'améliorer, et souligne que les ventes au Canada se sont stabilisées en avril.
Selon lui, ce n'est pas l'assemblage qui souffrira de la restructuration de GM et Chrysler, ce sera plutôt l'industrie des pièces. Le nombre d'emplois chez les fournisseurs est déjà passé de 100 000 à environ 75 000 en 2008, et quelque 15 000 emplois supplémentaires devraient disparaître d'ici à la fin du processus.
L'entreprise fermera 14 usines supplémentaires, supprimant 21 000 emplois, et prévoit couper ses liens avec environ 2600 concessionnaires, dont quelque 250 au Canada.
GM peut malgré tout entrevoir un avenir relativement stable au Canada, du moins en comparaison avec sa situation aux États-Unis. Comme Chrysler, GM se placera probablement sous la protection de la loi sur les faillites aux États-Unis, mais elle ne fera pas la même chose au Canada. Et contrairement à Chrysler, GM devrait continuer ses activités dans le sud de l'Ontario pendant sa restructuration.
Chrysler a temporairement fermé ses usines américaines lorsqu'elle a annoncé qu'elle se placerait sous la protection de la loi sur les faillites. Ses usines canadiennes n'ont pas subi le même sort, mais elles ont dû fermer malgré tout après que des fabricants de pièces eurent cessé de leur en fournir, de crainte de ne pas être payés.
Le président d'AutomotiveCompass, Bill Pochiluk, croit que GM a pris des mesures pour s'assurer qu'elle ne se trouverait pas dans la même situation. «Je crois que GM a pris grand soin de mettre en place un processus lui permettant de continuer à aller de l'avant et de continuer à payer ses fournisseurs, a expliqué M. Pochiluk. [Le directeur général Fritz Henderson] a clairement indiqué qu'ils avaient élaboré un plan de transition n'incluant pas de fermetures, parce que des procédures ont été mises en place pour que les fournisseurs soient payés.»
Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, Ken Lewenza, abonde dans le même sens, affirmant que l'entreprise prévoit maintenir ses activités en sol canadien pendant sa restructuration.
Un économiste et analyste de l'industrie à la Banque Scotia, Carlos Gomes, croit que la situation économique de l'industrie automobile commence à s'améliorer, et souligne que les ventes au Canada se sont stabilisées en avril.
Selon lui, ce n'est pas l'assemblage qui souffrira de la restructuration de GM et Chrysler, ce sera plutôt l'industrie des pièces. Le nombre d'emplois chez les fournisseurs est déjà passé de 100 000 à environ 75 000 en 2008, et quelque 15 000 emplois supplémentaires devraient disparaître d'ici à la fin du processus.
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