Magna peut reprendre Opel
Berlin — Le gouvernement allemand est parvenu à un accord pour la reprise du constructeur Opel, filiale de General Motors, par l'équipementier canadien Magna, adossé à des capitaux russes, ont indiqué ce matin à l'AFP des sources gouvernementales. «lI y a un accord, Magna monte au capital», ont-elles expliqué.
Si GM est formellement le seul à choisir le repreneur pour ses activités européennes - hors la marque suédoise Saab -, l'avis du gouvernement allemand est décisif. Le plan de reprise repose en grande partie sur les milliards d'euros de garanties que Berlin est prêt à mettre à disposition d'Opel.
L'offre de Magna est soutenue financièrement par la banque semi-publique russe Sberbank et par un partenariat industriel avec le constructeur russe GAZ. Le constructeur italien Fiat et la holding RHJ International avaient aussi déposé une offre sur Opel.
25 000 emplois en Allemagne
Le gouvernement allemand, en pleine année d'élections législatives, fait tout pour protéger Opel — qui emploie 25 000 personnes en Allemagne — de la faillite quasi programmée de GM aux États-Unis. Le but est d'abord de faire du constructeur une entité légalement indépendante du numéro un américain afin qu'aucune aide gouvernementale allemande ne bénéficie à GM USA, et ensuite d'épauler l'entreprise pendant qu'elle se cherche un nouveau partenaire permanent.
Magna, basé en Ontario, dirigeait la proposition d'un consortium intéressé dans une prise majoritaire d'Opel qui comprend également la banque russe Sberbank.
Plus tôt dans la journée, Magna et GM étaient parvenus à un accord qu'ils avaient d'abord soumis aux experts de Berlin. Également intéressé par Opel, l'italien Fiat avait annoncé hier matin qu'il ne participerait pas aux pourparlers prévus dans la journée. Le chef de la direction de l'entreprise, Sergio Marchionne, a jugé «déraisonnable» que le gouvernement allemand attende de la firme italienne qu'elle avance des fonds d'urgence.
Les pays européens concernés par le sauvetage des usines General Motors en Europe sont quant à eux sortis rassurés d'une réunion avec l'Allemagne, qui négociait en solo avec les Américains, en notant qu'une période transitoire permettra d'affiner le plan du futur repreneur. GM compte pas moins de 55 000 employés en Europe.
***
D'après l'AFP et AP
Si GM est formellement le seul à choisir le repreneur pour ses activités européennes - hors la marque suédoise Saab -, l'avis du gouvernement allemand est décisif. Le plan de reprise repose en grande partie sur les milliards d'euros de garanties que Berlin est prêt à mettre à disposition d'Opel.
L'offre de Magna est soutenue financièrement par la banque semi-publique russe Sberbank et par un partenariat industriel avec le constructeur russe GAZ. Le constructeur italien Fiat et la holding RHJ International avaient aussi déposé une offre sur Opel.
25 000 emplois en Allemagne
Le gouvernement allemand, en pleine année d'élections législatives, fait tout pour protéger Opel — qui emploie 25 000 personnes en Allemagne — de la faillite quasi programmée de GM aux États-Unis. Le but est d'abord de faire du constructeur une entité légalement indépendante du numéro un américain afin qu'aucune aide gouvernementale allemande ne bénéficie à GM USA, et ensuite d'épauler l'entreprise pendant qu'elle se cherche un nouveau partenaire permanent.
Magna, basé en Ontario, dirigeait la proposition d'un consortium intéressé dans une prise majoritaire d'Opel qui comprend également la banque russe Sberbank.
Plus tôt dans la journée, Magna et GM étaient parvenus à un accord qu'ils avaient d'abord soumis aux experts de Berlin. Également intéressé par Opel, l'italien Fiat avait annoncé hier matin qu'il ne participerait pas aux pourparlers prévus dans la journée. Le chef de la direction de l'entreprise, Sergio Marchionne, a jugé «déraisonnable» que le gouvernement allemand attende de la firme italienne qu'elle avance des fonds d'urgence.
Les pays européens concernés par le sauvetage des usines General Motors en Europe sont quant à eux sortis rassurés d'une réunion avec l'Allemagne, qui négociait en solo avec les Américains, en notant qu'une période transitoire permettra d'affiner le plan du futur repreneur. GM compte pas moins de 55 000 employés en Europe.
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D'après l'AFP et AP
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