La crise gruge les profits de la Laurentienne
La Banque Laurentienne a enregistré une croissance record de ses prêts et dépôts à son deuxième trimestre, mais les faibles taux d'intérêt et la vive concurrence ont fait reculer de 15,5 % ses profits nets.
Pour la période terminée le 30 avril, le bénéfice net de la Laurentienne a atteint 21,2 millions (76 ¢ par action), comparativement aux 25,1 millions (93 ¢ par action) dégagés pendant le même trimestre de l'an dernier.
Les analystes sondés par Thomson Reuters tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 80 ¢. Le président et chef de la direction de l'institution montréalaise, Réjean Robitaille, a lui-même reconnu que les résultats trimestriels étaient «légèrement inférieurs» aux cibles, mais il a assuré que l'atteinte des objectifs annuels était encore possible.
«Le rapide déclin des taux d'intérêt et la pression compétitive continue pour les dépôts des particuliers ont résulté en de nouvelles compressions des marges bénéficiaires», a expliqué M. Robitaille.
«Cela dit, après avoir atteint un creux en mars, notre marge nette a rebondi de façon significative en avril grâce aux nombreuses initiatives que la banque a mises en place, notamment la retarification des prêts aux particuliers et aux entreprises», a-t-il ajouté.
Un lancement à taux avantageux
Les marges ont notamment été affectées par le taux d'intérêt de lancement, plutôt avantageux, du Compte d'investissement à intérêt élevé de la filiale B2B Trust, offert par l'entremise de conseillers financiers indépendants — et non pas aux clients ordinaires de la Banque Laurentienne.
L'institution a récemment réduit le taux d'intérêt rattaché à ce compte, ce qui lui a permis d'améliorer ses marges. Par conséquent, les versements dans de tels comptes, qui ont largement contribué à la croissance des prêts à la Laurentienne ces derniers mois, devraient ralentir.
Les revenus totaux de la Laurentienne se sont chiffrés à 154,8 millions, en baisse de 0,5 %. Le rendement des capitaux propres s'est établi à 8,5 %, contre 10 % au premier trimestre et 11,2 % au deuxième trimestre de l'exercice précédent.
Le chiffre d'affaires du secteur particuliers et PME Québec a atteint 103,8 millions, en hausse de 2,8 %, tandis que sa contribution au bénéfice net consolidé a crû de 14 %, à 9,8 millions.
Le secteur immobilier et commercial a produit des revenus de 20,4 millions, en hausse de 16 %, et un bénéfice net de 7,5 millions, en progression de 1,4 %.
Les revenus de B2B Trust ont reculé de 4,4 % pour s'établir à 23,9 millions, alors que son bénéfice a plongé de 15,2 %, à 7,8 millions.
Quant à Valeurs mobilières Banque Laurentienne, sa contribution au bénéfice net consolidé s'est chiffrée à 1,9 million, soit quatre fois plus qu'il y a un an.
L'action de la Banque Laurentienne a reculé de 5 % hier pour clôturer à 29,22 $, à la Bourse de Toronto.
Pour la période terminée le 30 avril, le bénéfice net de la Laurentienne a atteint 21,2 millions (76 ¢ par action), comparativement aux 25,1 millions (93 ¢ par action) dégagés pendant le même trimestre de l'an dernier.
Les analystes sondés par Thomson Reuters tablaient en moyenne sur un bénéfice par action de 80 ¢. Le président et chef de la direction de l'institution montréalaise, Réjean Robitaille, a lui-même reconnu que les résultats trimestriels étaient «légèrement inférieurs» aux cibles, mais il a assuré que l'atteinte des objectifs annuels était encore possible.
«Le rapide déclin des taux d'intérêt et la pression compétitive continue pour les dépôts des particuliers ont résulté en de nouvelles compressions des marges bénéficiaires», a expliqué M. Robitaille.
«Cela dit, après avoir atteint un creux en mars, notre marge nette a rebondi de façon significative en avril grâce aux nombreuses initiatives que la banque a mises en place, notamment la retarification des prêts aux particuliers et aux entreprises», a-t-il ajouté.
Un lancement à taux avantageux
Les marges ont notamment été affectées par le taux d'intérêt de lancement, plutôt avantageux, du Compte d'investissement à intérêt élevé de la filiale B2B Trust, offert par l'entremise de conseillers financiers indépendants — et non pas aux clients ordinaires de la Banque Laurentienne.
L'institution a récemment réduit le taux d'intérêt rattaché à ce compte, ce qui lui a permis d'améliorer ses marges. Par conséquent, les versements dans de tels comptes, qui ont largement contribué à la croissance des prêts à la Laurentienne ces derniers mois, devraient ralentir.
Les revenus totaux de la Laurentienne se sont chiffrés à 154,8 millions, en baisse de 0,5 %. Le rendement des capitaux propres s'est établi à 8,5 %, contre 10 % au premier trimestre et 11,2 % au deuxième trimestre de l'exercice précédent.
Le chiffre d'affaires du secteur particuliers et PME Québec a atteint 103,8 millions, en hausse de 2,8 %, tandis que sa contribution au bénéfice net consolidé a crû de 14 %, à 9,8 millions.
Le secteur immobilier et commercial a produit des revenus de 20,4 millions, en hausse de 16 %, et un bénéfice net de 7,5 millions, en progression de 1,4 %.
Les revenus de B2B Trust ont reculé de 4,4 % pour s'établir à 23,9 millions, alors que son bénéfice a plongé de 15,2 %, à 7,8 millions.
Quant à Valeurs mobilières Banque Laurentienne, sa contribution au bénéfice net consolidé s'est chiffrée à 1,9 million, soit quatre fois plus qu'il y a un an.
L'action de la Banque Laurentienne a reculé de 5 % hier pour clôturer à 29,22 $, à la Bourse de Toronto.
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