Le Devoir affiche des résultats rassurants
Tout le monde sait depuis longtemps que Le Devoir n'est pas tout à fait un journal comme les autres, notamment sur le plan financier. En ces temps de crise où les médias en général subissent des baisses de revenus publicitaires qui leur font mal, Le Devoir affiche des résultats plutôt rassurants.
Pour l'exercice financier de 2008, Le Devoir a terminé l'année avec un bénéfice d'exploitation de 123 128 $, en comparaison de 437 910 $ en 2007. Il est vrai par ailleurs que le bénéfice net qui avait été de 317 728 $ en 2007 s'est transformé en une perte de 71 497 $ l'an passé, et cela à cause entre autres d'une augmentation des amortissements de 74 443 $ du fait de l'acquisition de logiciels. «Pour modestes qu'ils soient, ces résultats témoignent de la vitalité de l'entreprise dans le contexte présent», déclarait hier Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.
Cette vitalité s'est du reste fort bien manifestée au cours du premier trimestre de 2009, alors que le bénéfice net a été de 132 051 $, en comparaison d'une perte de 90 688 $ au trimestre correspondant de 2007. Voilà qui est «très rassurant», selon M. Descôteaux, qui prévient que cette tendance risque de ne pas se maintenir pendant toute l'année. Il explique le progrès au premier trimestre par «le bon travail» effectué par l'équipe de publicité. «En ces temps de crise, il faut travailler plus fort qu'en temps normal», a-t-il dit.
Avec des revenus publicitaires et d'abonnements qui s'équivalent, Le Devoir est moins affecté que les grands médias commerciaux qui retirent 80 % de leurs revenus de la publicité provenant des constructeurs d'autos et autres distributeurs de produits de consommation. En outre, Le Devoir a vu son tirage augmenter entre octobre 2008 et avril 2009, une hausse de 4 % en fin de semaine et de 2,35 % en semaine, et cela, même avec une hausse du coût de l'abonnement.
En résumé, pour l'ensemble de l'année 2008, un des gros changements a été la signature d'un contrat avec Quebecor Media pour l'impression du journal à Mirabel et à Québec, de manière à mieux desservir les deux grandes régions de l'ouest et de l'est du Québec et en repoussant les heures de tombée. Une nouvelle technologie d'impression rend possible «un recours sans limites à la quadrichromie», c'est-à-dire à un journal de plus en plus coloré.
En ce qui concerne 2009, M. Descôteaux mentionne que l'un des gros projets du Devoir sera d'amorcer des travaux pour accroître sa présence sur Internet. La configuration du site ledevoir.com sera entièrement revue en 2009, pour en faire un site plus dynamique, ayant des éléments qui lui sont propres, et à jour. L'objectif est d'enrichir son contenu au cours des prochains mois. «Ces prochaines années, il nous faudra consacrer davantage de ressources au développement de cette plateforme», a dit le directeur.
Alors que certains journaux très réputés font le deuil de l'imprimé pour se tourner complètement vers le virtuel, où en sera Le Devoir dans 10 ou 15 ans? «Mon hypothèse est qu'il y aura toujours une place pour l'imprimé, qui devra être très attrayant et dynamique», répond-il. Le site Internet du Devoir a 2500 abonnés. On sait déjà que certains lecteurs ont délaissé l'imprimé pour adopter le journal électronique. Combien l'ont fait? On n'a pas encore les moyens de vérifier s'il y a là un début de tendance ou s'il s'agit tout simplement de quelques gestes marginaux. Mais, avec les générations montantes qui baignent de plus en plus dans l'univers numérique, Le Devoir mise sur le contenu dans les deux supports en développant des liens entre les deux, mais chacun avec sa personnalité propre.
Pour l'exercice financier de 2008, Le Devoir a terminé l'année avec un bénéfice d'exploitation de 123 128 $, en comparaison de 437 910 $ en 2007. Il est vrai par ailleurs que le bénéfice net qui avait été de 317 728 $ en 2007 s'est transformé en une perte de 71 497 $ l'an passé, et cela à cause entre autres d'une augmentation des amortissements de 74 443 $ du fait de l'acquisition de logiciels. «Pour modestes qu'ils soient, ces résultats témoignent de la vitalité de l'entreprise dans le contexte présent», déclarait hier Bernard Descôteaux, directeur du Devoir, à l'occasion de l'assemblée générale annuelle des actionnaires.
Cette vitalité s'est du reste fort bien manifestée au cours du premier trimestre de 2009, alors que le bénéfice net a été de 132 051 $, en comparaison d'une perte de 90 688 $ au trimestre correspondant de 2007. Voilà qui est «très rassurant», selon M. Descôteaux, qui prévient que cette tendance risque de ne pas se maintenir pendant toute l'année. Il explique le progrès au premier trimestre par «le bon travail» effectué par l'équipe de publicité. «En ces temps de crise, il faut travailler plus fort qu'en temps normal», a-t-il dit.
Avec des revenus publicitaires et d'abonnements qui s'équivalent, Le Devoir est moins affecté que les grands médias commerciaux qui retirent 80 % de leurs revenus de la publicité provenant des constructeurs d'autos et autres distributeurs de produits de consommation. En outre, Le Devoir a vu son tirage augmenter entre octobre 2008 et avril 2009, une hausse de 4 % en fin de semaine et de 2,35 % en semaine, et cela, même avec une hausse du coût de l'abonnement.
En résumé, pour l'ensemble de l'année 2008, un des gros changements a été la signature d'un contrat avec Quebecor Media pour l'impression du journal à Mirabel et à Québec, de manière à mieux desservir les deux grandes régions de l'ouest et de l'est du Québec et en repoussant les heures de tombée. Une nouvelle technologie d'impression rend possible «un recours sans limites à la quadrichromie», c'est-à-dire à un journal de plus en plus coloré.
En ce qui concerne 2009, M. Descôteaux mentionne que l'un des gros projets du Devoir sera d'amorcer des travaux pour accroître sa présence sur Internet. La configuration du site ledevoir.com sera entièrement revue en 2009, pour en faire un site plus dynamique, ayant des éléments qui lui sont propres, et à jour. L'objectif est d'enrichir son contenu au cours des prochains mois. «Ces prochaines années, il nous faudra consacrer davantage de ressources au développement de cette plateforme», a dit le directeur.
Alors que certains journaux très réputés font le deuil de l'imprimé pour se tourner complètement vers le virtuel, où en sera Le Devoir dans 10 ou 15 ans? «Mon hypothèse est qu'il y aura toujours une place pour l'imprimé, qui devra être très attrayant et dynamique», répond-il. Le site Internet du Devoir a 2500 abonnés. On sait déjà que certains lecteurs ont délaissé l'imprimé pour adopter le journal électronique. Combien l'ont fait? On n'a pas encore les moyens de vérifier s'il y a là un début de tendance ou s'il s'agit tout simplement de quelques gestes marginaux. Mais, avec les générations montantes qui baignent de plus en plus dans l'univers numérique, Le Devoir mise sur le contenu dans les deux supports en développant des liens entre les deux, mais chacun avec sa personnalité propre.
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