Les actionnaires de Shell rejettent les rémunérations des dirigeants
20 mai 2009
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
En 2008, le directeur général de Shell, Jeroen van der Veer, a gagné 10,32 millions d’euros.
La Haye — Les actionnaires du groupe pétrolier et gazier anglo-britannique Shell, réunis à La Haye et à Londres hier, ont rejeté les rémunérations des dirigeants du groupe jugées trop élevées, a annoncé un porte-parole de Shell à l'AFP.
«Il y avait une résolution qui devait être votée concernant la rémunération [des dirigeants]. 59,4 % des actionnaires ont voté contre et 40,6 % ont voté pour», a déclaré à l'AFP Rainer Winzenried, porte-parole du groupe.
«Shell prend très sérieusement le résultat du vote et le considérera avec attention», a commenté le président du comité de rémunération de Shell, Peter Job, dans un communiqué. «Nous comprenons que le vote reflète le mécontentement» des actionnaires concernant le fait que le comité a donné «des actions de performance aux directeurs exécutifs», a-t-il ajouté, tout en rappelant que le comité a «un pouvoir discrétionnaire» en la matière.
En 2008, le directeur général de Shell Jeroen van der Veer a gagné 10,32 millions d'euros, un montant qui comprend les bonus et les versements pour la retraite, qu'il prendra à partir du 30 juin, selon le rapport annuel du groupe. Son salaire de base est en hausse de 8,1 % par rapport à 2007 à 5,7 millions d'euros, dont un bonus de 3,75 millions d'euros.
Malcolm Brinded, qui dirige les unités d'exploration et de production de Shell, a reçu un salaire de base de 2,83 millions d'euros en 2008, dont un bonus de 1,62 million d'euros. Sa rémunération totale (y compris versements de retraite et stock-options) est de 6,37 millions d'euros.
Les bonus sont attribués pour «récompenser les directeurs exécutifs pour avoir atteint des résultats qui permettent d'atteindre les objectifs de Shell», est-il écrit dans le rapport annuel du groupe. Ils «sont déterminés en fonction d'objectifs financiers, opérationnels et de développement durable étendus mais réalistes», selon la même source.
En 2008, Shell a enregistré un bénéfice net en baisse de 16 % à 26,28 milliards de dollars, mais un bénéfice net ajusté des coûts courants, sa mesure préférée, en hausse de 14 % à 31,37 milliards de dollars.
L'année 2008 a été marquée par un prix du pétrole pratiquement constamment supérieur à 100 $US le baril, jusqu'au pic à 147,50 $US du mois de juillet, avant une redescente qui l'a vu tomber sous les 40 $US et se stabiliser en début d'année autour de 45 $US.
«Il y avait une résolution qui devait être votée concernant la rémunération [des dirigeants]. 59,4 % des actionnaires ont voté contre et 40,6 % ont voté pour», a déclaré à l'AFP Rainer Winzenried, porte-parole du groupe.
«Shell prend très sérieusement le résultat du vote et le considérera avec attention», a commenté le président du comité de rémunération de Shell, Peter Job, dans un communiqué. «Nous comprenons que le vote reflète le mécontentement» des actionnaires concernant le fait que le comité a donné «des actions de performance aux directeurs exécutifs», a-t-il ajouté, tout en rappelant que le comité a «un pouvoir discrétionnaire» en la matière.
En 2008, le directeur général de Shell Jeroen van der Veer a gagné 10,32 millions d'euros, un montant qui comprend les bonus et les versements pour la retraite, qu'il prendra à partir du 30 juin, selon le rapport annuel du groupe. Son salaire de base est en hausse de 8,1 % par rapport à 2007 à 5,7 millions d'euros, dont un bonus de 3,75 millions d'euros.
Malcolm Brinded, qui dirige les unités d'exploration et de production de Shell, a reçu un salaire de base de 2,83 millions d'euros en 2008, dont un bonus de 1,62 million d'euros. Sa rémunération totale (y compris versements de retraite et stock-options) est de 6,37 millions d'euros.
Les bonus sont attribués pour «récompenser les directeurs exécutifs pour avoir atteint des résultats qui permettent d'atteindre les objectifs de Shell», est-il écrit dans le rapport annuel du groupe. Ils «sont déterminés en fonction d'objectifs financiers, opérationnels et de développement durable étendus mais réalistes», selon la même source.
En 2008, Shell a enregistré un bénéfice net en baisse de 16 % à 26,28 milliards de dollars, mais un bénéfice net ajusté des coûts courants, sa mesure préférée, en hausse de 14 % à 31,37 milliards de dollars.
L'année 2008 a été marquée par un prix du pétrole pratiquement constamment supérieur à 100 $US le baril, jusqu'au pic à 147,50 $US du mois de juillet, avant une redescente qui l'a vu tomber sous les 40 $US et se stabiliser en début d'année autour de 45 $US.
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