Prise de bénéfices à Wall Street
Photo : Agence Reuters
La poussée de 35 % en neuf semaines des indices baromètres a soulevé la question d’un rebond trop rapide, malgré les signes de reprise économique apparaissant sur le radar.
Le marché boursier faisait une pause hier. La poussée de 35 % en neuf semaines des indices baromètres a justifié cette séance de prise de bénéfices et soulevé la question d'un rebond trop rapide, malgré les signes de reprise économique apparaissant sur le radar.
En neuf semaines, soit depuis l'atteinte d'un creux le 9 mars dernier, l'indice S&P 500 de la Bourse de New York a bondi de 37,4 %. Pour sa part, le saut du S&P/TSX, baromètre de Bay Street, atteint les 35,3 %. Ce rendement en deux mois offerts par les actions nord-américaines est le meilleur en quatre décennies, ont fait ressortir les analystes de Banque Nationale, Groupe financier.
Le recul d'hier a donc été qualifié de pause dans un marché haussier. Au cours de cette séance dominée par les prises de bénéfices, la moyenne des 30 industrielles de Dow Jones a reculé de 155,88 points, ou de 1,8 %, à 8418,77 points. Plus large et plus représentatif, le S&P 500 a reculé de 2,2 %, ou de 19,99 points, à 909,24 points.
À Toronto, le S&P/TSX a abandonné 143,85 points, ou 1,4 %, à 10 094,14, un recul influencé par celui de 1,5 % du secteur des institutions financières. En ces lendemains de résultats favorables de tests de résistance des institutions bancaires américaines, les investisseurs ont porté leur intention hier sur l'effet de dilution qui doit résulter de l'exercice de recapitalisation des banques, devant se faire sous forme d'émission d'actions
Au sein de l'indice Dow Jones, Bank of America a perdu 8,7 %, Citigroup 4 % et JPMorgan Chase 8 % hier. «Quatre nouvelles banques auditées par l'État ont annoncé des appels au marché en matinée, mais leur initiative est tombée à plat. Les appels au marché secondaire sont nombreux. Ceux de vendredi ont été bien reçus, ceux d'aujourd'hui le sont moins. On va voir comment ils vont être absorbés», a observé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, selon l'Agence France-Presse.
Les prévisions demeurent cependant favorables pour les services financiers canadiens où, selon Avery Shenfeld, économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC, le «brouillard d'incertitude qui pèse sur le secteur [commence] à se lever. L'année sera quand même difficile pour le secteur financier canadien en raison du crédit, mais les scénarios pessimistes qui ont fait plonger les actions des institutions financières à leur niveau le plus bas des six dernières années semblent de plus en plus irréalistes, ce qui élimine un important risque baissier.»
De son sommet au creux, atteint le 9 mars dernier, l'indice américain S&P 500 s'est effondré de 56,8 %. Il s'agissait de la pire correction pour cet indice de référence depuis celle de 86,2 % de la période 1929-1932. Ainsi, «malgré la bonne performance récente, l'indice S&P 500 se situe encore à 41,2 % sous son point culminant de novembre 2007 de 1565 points. Au Canada, l'indice S&P/TSX est encore à 32,7 % sous le sommet», a souligné Pierre Lapointe, Stratège boursier et analyste quantitatif à la Financière Banque Nationale. Il estime, grosso modo, que le rebond ramène ces grands indices à un niveau de juste évaluation dans le contexte actuel. Que la suite des choses dépend du scénario économique qui s'imposera et de l'influence qu'il aura sur le retour à la croissance de la rentabilité des entreprises.
En neuf semaines, soit depuis l'atteinte d'un creux le 9 mars dernier, l'indice S&P 500 de la Bourse de New York a bondi de 37,4 %. Pour sa part, le saut du S&P/TSX, baromètre de Bay Street, atteint les 35,3 %. Ce rendement en deux mois offerts par les actions nord-américaines est le meilleur en quatre décennies, ont fait ressortir les analystes de Banque Nationale, Groupe financier.
Le recul d'hier a donc été qualifié de pause dans un marché haussier. Au cours de cette séance dominée par les prises de bénéfices, la moyenne des 30 industrielles de Dow Jones a reculé de 155,88 points, ou de 1,8 %, à 8418,77 points. Plus large et plus représentatif, le S&P 500 a reculé de 2,2 %, ou de 19,99 points, à 909,24 points.
À Toronto, le S&P/TSX a abandonné 143,85 points, ou 1,4 %, à 10 094,14, un recul influencé par celui de 1,5 % du secteur des institutions financières. En ces lendemains de résultats favorables de tests de résistance des institutions bancaires américaines, les investisseurs ont porté leur intention hier sur l'effet de dilution qui doit résulter de l'exercice de recapitalisation des banques, devant se faire sous forme d'émission d'actions
Au sein de l'indice Dow Jones, Bank of America a perdu 8,7 %, Citigroup 4 % et JPMorgan Chase 8 % hier. «Quatre nouvelles banques auditées par l'État ont annoncé des appels au marché en matinée, mais leur initiative est tombée à plat. Les appels au marché secondaire sont nombreux. Ceux de vendredi ont été bien reçus, ceux d'aujourd'hui le sont moins. On va voir comment ils vont être absorbés», a observé Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management, selon l'Agence France-Presse.
Les prévisions demeurent cependant favorables pour les services financiers canadiens où, selon Avery Shenfeld, économiste en chef de Marchés mondiaux CIBC, le «brouillard d'incertitude qui pèse sur le secteur [commence] à se lever. L'année sera quand même difficile pour le secteur financier canadien en raison du crédit, mais les scénarios pessimistes qui ont fait plonger les actions des institutions financières à leur niveau le plus bas des six dernières années semblent de plus en plus irréalistes, ce qui élimine un important risque baissier.»
De son sommet au creux, atteint le 9 mars dernier, l'indice américain S&P 500 s'est effondré de 56,8 %. Il s'agissait de la pire correction pour cet indice de référence depuis celle de 86,2 % de la période 1929-1932. Ainsi, «malgré la bonne performance récente, l'indice S&P 500 se situe encore à 41,2 % sous son point culminant de novembre 2007 de 1565 points. Au Canada, l'indice S&P/TSX est encore à 32,7 % sous le sommet», a souligné Pierre Lapointe, Stratège boursier et analyste quantitatif à la Financière Banque Nationale. Il estime, grosso modo, que le rebond ramène ces grands indices à un niveau de juste évaluation dans le contexte actuel. Que la suite des choses dépend du scénario économique qui s'imposera et de l'influence qu'il aura sur le retour à la croissance de la rentabilité des entreprises.
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