Selon des spécialistes - La faillite de GM est presque inévitable
11 mai 2009
Actualités économiques
Detroit — Pour General Motors, la tâche à venir est tellement lourde que des spécialistes affirment qu'il sera impossible pour le constructeur automobile d'éviter de se placer sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites.
Pour se refaire une santé à l'extérieur de la cour, GM doit persuader les détenteurs d'obligations de renoncer à 27 milliards de dollars américains de dettes dues par le constructeur en échange d'une participation de 10 % dans ce dernier. De plus, l'entreprise doit s'entendre avec le syndicat, annoncer des fermetures d'usines, éliminer ou vendre des marques, et aussi contraindre des centaines de concessionnaires à fermer leurs portes — tout ça en trois semaines.
«Je ne vois tout simplement pas comment ce sera possible, compte tenu de tous les morceaux [qui doivent se mettre en place]», a affirmé Stephen Lubben, professeur à la faculté de droit de l'Université Seton Hall, à South Orange, au New Jersey.
GM, qui a jusqu'à présent reçu pour 15,4 milliards d'aide financière du gouvernement américain, a jusqu'au 1er juin pour mettre sur pied un plan de restructuration. S'il n'y parvient pas à temps, le constructeur devra se placer sous la protection de la loi sur les faillites, comme l'a déjà fait Chrysler, son concurrent de Detroit.
Bien que des responsables de l'entreprise aient affirmé la semaine dernière qu'ils préféreraient mener leur restructuration hors du tribunal, des spécialistes affirment que GM tente actuellement de convaincre une majorité d'actionnaires pour que son éventuelle réorganisation sous la supervision de la cour aille de l'avant le plus rapidement possible.
«Si nous devons nous placer sous la protection de la loi sur les faillites, nous allons nous assurer d'expédier les choses. Quant aux stratégies exactes, je ne vais pas entrer là-dedans aujourd'hui, mais nous serons prêts à bouger si nécessaire», a indiqué la semaine dernière le chef de la direction du constructeur, Fritz Henderson.
La menace d'une faillite pourrait cependant n'être qu'une stratégie de négociation visant à faire céder les détenteurs d'obligations réticents à accepter le transfert de 27 milliards de titres de dette en actions.
M. Henderson, qui a pris la direction de GM en mars, lorsque le gouvernement a indiqué la porte de sortie à Rick Wagoner, a affirmé la semaine dernière que le constructeur avait encore su ffisamment de temps pour mener à bien la tâche qui l'attend. Il a toutefois reconnu qu'il lui serait difficile de convaincre 90 % de ses milliers de détenteurs d'obligations, comme l'exige le gouvernement.
Pour se refaire une santé à l'extérieur de la cour, GM doit persuader les détenteurs d'obligations de renoncer à 27 milliards de dollars américains de dettes dues par le constructeur en échange d'une participation de 10 % dans ce dernier. De plus, l'entreprise doit s'entendre avec le syndicat, annoncer des fermetures d'usines, éliminer ou vendre des marques, et aussi contraindre des centaines de concessionnaires à fermer leurs portes — tout ça en trois semaines.
«Je ne vois tout simplement pas comment ce sera possible, compte tenu de tous les morceaux [qui doivent se mettre en place]», a affirmé Stephen Lubben, professeur à la faculté de droit de l'Université Seton Hall, à South Orange, au New Jersey.
GM, qui a jusqu'à présent reçu pour 15,4 milliards d'aide financière du gouvernement américain, a jusqu'au 1er juin pour mettre sur pied un plan de restructuration. S'il n'y parvient pas à temps, le constructeur devra se placer sous la protection de la loi sur les faillites, comme l'a déjà fait Chrysler, son concurrent de Detroit.
Bien que des responsables de l'entreprise aient affirmé la semaine dernière qu'ils préféreraient mener leur restructuration hors du tribunal, des spécialistes affirment que GM tente actuellement de convaincre une majorité d'actionnaires pour que son éventuelle réorganisation sous la supervision de la cour aille de l'avant le plus rapidement possible.
«Si nous devons nous placer sous la protection de la loi sur les faillites, nous allons nous assurer d'expédier les choses. Quant aux stratégies exactes, je ne vais pas entrer là-dedans aujourd'hui, mais nous serons prêts à bouger si nécessaire», a indiqué la semaine dernière le chef de la direction du constructeur, Fritz Henderson.
La menace d'une faillite pourrait cependant n'être qu'une stratégie de négociation visant à faire céder les détenteurs d'obligations réticents à accepter le transfert de 27 milliards de titres de dette en actions.
M. Henderson, qui a pris la direction de GM en mars, lorsque le gouvernement a indiqué la porte de sortie à Rick Wagoner, a affirmé la semaine dernière que le constructeur avait encore su ffisamment de temps pour mener à bien la tâche qui l'attend. Il a toutefois reconnu qu'il lui serait difficile de convaincre 90 % de ses milliers de détenteurs d'obligations, comme l'exige le gouvernement.
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