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Tourisme Montréal demeure optimiste

En dépit de la récession, la métropole ne prévoit qu'une baisse de 1,6 % du nombre de ses visiteurs

Même les jours de pluie, les visiteurs sont nombreux à observer Montréal depuis le mont Royal. Tourisme Montréal  s’attend à ce que la ville reçoive 6,9 millions de touristes en 2009.
Photo : Pascal Ratthé
Même les jours de pluie, les visiteurs sont nombreux à observer Montréal depuis le mont Royal. Tourisme Montréal s’attend à ce que la ville reçoive 6,9 millions de touristes en 2009.
Malgré la récession, Tourisme Montréal ne prévoit qu'une baisse de 1,6 % du nombre de touristes dans la métropole en 2009 par rapport à 2008.

L'organisme de promotion s'attend à ce que Montréal reçoive 6,9 millions de touristes en 2009, contre sept millions en 2008 et en 2007. Mais grâce à l'inflation et au grand nombre de congrès programmés, Tourisme Montréal prédit que les dépenses des touristes demeureront stables, à 2,1 milliards de dollars.

«Est-ce que ce sont des prévisions optimistes? Ce sont des prévisions», a convenu le président-directeur général de l'organisme, Charles Lapointe, en conférence de presse, hier. Jusqu'ici, elles ne semblent pas trop loin de la réalité: de janvier à avril, Montréal a enregistré une baisse d'environ 2 % du nombre de touristes, ce qui serait mieux que Québec, Toronto et Ottawa.

En 2008, le taux d'occupation des hôtels de l'île de Montréal a atteint 65,3 %, en baisse de 2,1 points de pourcentage pour rapport à 2007. Il faut dire que le nombre de chambres a augmenté de 1,9 % pendant la période. Le tarif moyen d'une nuitée était de 141 $ en 2008, soit 1 % de plus que l'année précédente. Pour 2009, on entrevoit un taux d'occupation à 62 % et des tarifs en baisse de 2 %.

M. Lapointe a admis que la perte du Grand Prix du Canada allait se traduire par des manques à gagner «importants» pour les hôteliers et les restaurateurs.

À lui seul, Tourisme Montréal devra se priver de revenus d'environ 300 000 $, soit les recettes de la taxe sur l'hébergement de 3 % attribuables aux 15 000 amateurs de Formule 1 qui visitaient Montréal chaque année. À ces pertes s'ajouteront celles découlant de la baisse du nombre de touristes.

Au sujet de la toute récente éclosion de grippe porcine au Mexique, «le potentiel de crise est là», a reconnu M. Lapointe. L'an dernier, quelque 80 000 Mexicains ont visité Montréal. La situation pourrait devenir dramatique si des cas graves se déclaraient au Canada, ce qui pourrait décourager des touristes de se rendre au pays.

Offensive Web

Pour la toute première fois, Tourisme Montréal investira cette année la totalité de son budget publicitaire destiné aux marchés nord-américains, britannique et français sur Internet, à la fois pour des raisons d'économie mais aussi d'efficacité. Après tout, la majorité des touristes réservent leurs voyages sur le Web.

Au Mexique, par contre, on continuera d'annoncer par l'entremise de l'affichage, de la radio et des médias imprimés, puisque le taux d'utilisation d'Internet y est moins élevé.

En tout, Tourisme Montréal prévoit investir huit millions dans ses campagnes publicitaires visant les touristes et 1,4 million pour rejoindre les voyageurs d'affaires, soit un million de moins que l'an dernier. On vise d'abord la clientèle «hédoniste» et aisée.

Autre nouveauté: on a fait appel à des Montréalais pour tenir des blogues sur la ville, en anglais, sous cinq angles: arts et culture, gastronomie, scène gaie, vie nocturne et «sorties de filles». Les blogueurs devront aussi «assurer une présence» sur les sites de réseautage social Facebook, Twitter, Flickr et YouTube. Tourisme Montréal assure qu'on ne tentera pas de censurer les commentaires des internautes, ni d'aiguiller les entrées des blogueurs. «C'est un risque que l'on court», a affirmé M. Lapointe. Cependant, un porte-parole a ensuite avoué que le mandat de ces «ambassadeurs» était de parler de Montréal en bien et non en mal, ce qu'on surveillera. Depuis 2005, Tourisme Montréal suit de près ce que l'on dit de la métropole sur le Web. Ses points forts: la sécurité, la variété des activités offertes et la beauté de la ville. Ses faiblesses: le rapport qualité-prix et la saleté, même si on a relevé des progrès à ce dernier égard. En cette année record sur le plan des travaux publics, les nombreux chantiers pourraient devenir une source de désagréments pour les touristes, a par ailleurs prévenu M. Lapointe.
 
 
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