Prédictions du FMI - L'économie va se contracter de 1,3 % en 2009
Pour le Canada, le Fonds prévoit un recul de 2,5 % cette année et une croissance de 1,2 % l'an prochain
23 avril 2009
Actualités économiques
Photo : Agence Reuters
Un homme mendie dans une rue de la City, à Londres. Le FMI souligne que l’économie mondiale traverse une grave récession causée par une crise financière massive et une perte de confiance aiguë.
Washington — L'économie mondiale devrait se contracter de 1,3 % en 2009, signalant la première récession globale depuis plus de 60 ans avant de croître à nouveau de 1,9 % en 2010, a estimé hier le Fonds monétaire international (FMI).
Dans son rapport intitulé Perspectives de l'économie mondiale, le FMI explique que le recul de 1,3 % est pour l'ensemble de l'année, mais que le rythme de contraction devrait se modérer à partir du second trimestre. «Cela constituerait de loin la récession la plus profonde de la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale», affirme le FMI dans son rapport, ajoutant que «les quatre coins du monde sont affectés».
L'institution internationale prévoit une reprise seulement partielle en 2010, avec une croissance de l'activité de 1,9 % pour l'ensemble de l'année.
Le FMI souligne que l'économie mondiale traverse une grave récession causée par une crise financière massive et une perte de confiance aiguë. Selon l'organisme, pour que le retournement se produise en 2010, il importera d'intensifier les efforts d'assainissement du secteur financier, tout en continuant à soutenir la demande par la détente monétaire et budgétaire.
Ces nouvelles prévisions représentent une forte révision à la baisse par rapport à janvier, quand le FMI tablait sur une croissance mondiale de 0,5 %.
Le FMI prévoit une contraction de 3,8 % cette année pour les économies avancées, avec un recul de 2,8 % pour les États-Unis. Les économies émergentes et en développement devraient, pour leur part, s'en sortir avec une croissance positive de 1,6 %.
Parmi les pays industrialisés, c'est le Japon qui devrait souffrir le plus en 2009, avec une contraction de son PIB de 6,2 %, suivi de la Russie (6 %), l'Allemagne (5,6 %) et la Grande-Bretagne (4,1 %). Le PIB des États-Unis reculera, lui, de 2,8 %, du jamais vu depuis 1946. Selon le FMI, la croissance chinoise se ralentira à 6,5 %, et celle de l'Inde à 4,5 %.
Pour le Canada, le FMI prévoit un recul de l'économie de 2,5 % cette année et une croissance de 1,2 % l'an prochain. Il s'agit de la meilleure performance escomptée parmi les pays aux économies avancées, autant pour 2009 que pour 2010. Mais, ces nouvelles prévisions du FMI pour le Canada contrastent avec celles qu'il avait émises en janvier dernier; le FMI prévoyait alors un recul de 1,2 % pour le Canada cette année et une croissance de 1,6 % en 2010.
En comparaison, mardi, la Banque du Canada indiquait, pour sa part, que l'économie du Canada devrait se contracter de 3 % cette année et afficher une croissance de 2,5 % en 2010. En janvier, la banque centrale canadienne prévoyait un recul de 1,2 % cette année et une croissance de 3,8 % en 2010.
Dans l'ensemble, cette situation aura des conséquences directes sur l'emploi. Ainsi, en Allemagne, le taux de chômage devrait atteindre 9 % fin 2009 et continuer d'augmenter l'année prochaine pour parvenir à 10,8 %. Aux États-Unis, il sera de 8,9 % cette année, et de 10,1 % en 2010, et respectivement de 7,4 % et 9,2 % en Grande-Bretagne. Selon Brian Bethune, économiste pour la firme IHS Global Insight, au moins 10 millions d'emplois pourraient être perdus cette année dans le monde, la plupart aux États-Unis et en Europe.
À l'échelle mondiale, la reprise devrait donc s'amorcer timidement en 2010, avec une croissance de 1,9 %, selon le FMI. Outre celui du Canada, les PIB du Japon, de la Russie et du Mexique devraient croître de nouveau, tandis que la croissance sera nulle aux États-Unis et encore négative en Allemagne (-1 %) et en Grande-Bretagne (-0,4 %).
Dans la zone euro, qui compte 16 pays, la récession pour 2009 sera la plus violente en Irlande, qui devrait tourner la page du boom de la construction, et en Allemagne, dont l'économie largement basée sur les exportations souffre du ralentissement de la demande mondiale. Dans la zone euro, le recul de l'économie devrait être de 4,2 % cette année, selon les prévisions du FMI.
De manière générale, la stabilisation des marchés financiers mondiaux et la relance des marchés du crédit aux entreprises et aux particuliers prendront plus de temps qu'initialement prévu, prévient le FMI, qui égratigne au passage les autorités économiques européennes, accusées d'avoir mis trop de temps à réagir face à l'ampleur de la crise.
Si la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux d'intérêt à 1,25 % et que les gouvernements de l'UE ont mis en place des plans de relance, le FMI estime que de nouvelles mesures sont nécessaires pour résoudre les problèmes, et notamment la situation délicate des pays d'Europe de l'Est. Les difficultés économiques mondiales ont entraîné un assèchement des principales ressources de capitaux et de crédit des économies émergentes d'Europe de l'Est, obligeant certains (Hongrie, Lettonie, Roumanie, Ukraine et Serbie) à demander l'aide du FMI.
«Il est urgent de mettre en place de nouveaux schémas d'assistance mutuelle au sein de l'UE, ou de renforcer ceux qui existent déjà, afin de faciliter une réponse rapide et commune aux difficultés de paiement qui se font jour dans tous les pays de l'UE, et, idéalement, dans chaque pays voisin de l'Union européenne», souligne FMI, précisant que l'effondrement d'un pays pourrait en entraîner d'autres dans sa chute.
Dans son rapport intitulé Perspectives de l'économie mondiale, le FMI explique que le recul de 1,3 % est pour l'ensemble de l'année, mais que le rythme de contraction devrait se modérer à partir du second trimestre. «Cela constituerait de loin la récession la plus profonde de la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale», affirme le FMI dans son rapport, ajoutant que «les quatre coins du monde sont affectés».
L'institution internationale prévoit une reprise seulement partielle en 2010, avec une croissance de l'activité de 1,9 % pour l'ensemble de l'année.
Le FMI souligne que l'économie mondiale traverse une grave récession causée par une crise financière massive et une perte de confiance aiguë. Selon l'organisme, pour que le retournement se produise en 2010, il importera d'intensifier les efforts d'assainissement du secteur financier, tout en continuant à soutenir la demande par la détente monétaire et budgétaire.
Ces nouvelles prévisions représentent une forte révision à la baisse par rapport à janvier, quand le FMI tablait sur une croissance mondiale de 0,5 %.
Le FMI prévoit une contraction de 3,8 % cette année pour les économies avancées, avec un recul de 2,8 % pour les États-Unis. Les économies émergentes et en développement devraient, pour leur part, s'en sortir avec une croissance positive de 1,6 %.
Parmi les pays industrialisés, c'est le Japon qui devrait souffrir le plus en 2009, avec une contraction de son PIB de 6,2 %, suivi de la Russie (6 %), l'Allemagne (5,6 %) et la Grande-Bretagne (4,1 %). Le PIB des États-Unis reculera, lui, de 2,8 %, du jamais vu depuis 1946. Selon le FMI, la croissance chinoise se ralentira à 6,5 %, et celle de l'Inde à 4,5 %.
Pour le Canada, le FMI prévoit un recul de l'économie de 2,5 % cette année et une croissance de 1,2 % l'an prochain. Il s'agit de la meilleure performance escomptée parmi les pays aux économies avancées, autant pour 2009 que pour 2010. Mais, ces nouvelles prévisions du FMI pour le Canada contrastent avec celles qu'il avait émises en janvier dernier; le FMI prévoyait alors un recul de 1,2 % pour le Canada cette année et une croissance de 1,6 % en 2010.
En comparaison, mardi, la Banque du Canada indiquait, pour sa part, que l'économie du Canada devrait se contracter de 3 % cette année et afficher une croissance de 2,5 % en 2010. En janvier, la banque centrale canadienne prévoyait un recul de 1,2 % cette année et une croissance de 3,8 % en 2010.
Dans l'ensemble, cette situation aura des conséquences directes sur l'emploi. Ainsi, en Allemagne, le taux de chômage devrait atteindre 9 % fin 2009 et continuer d'augmenter l'année prochaine pour parvenir à 10,8 %. Aux États-Unis, il sera de 8,9 % cette année, et de 10,1 % en 2010, et respectivement de 7,4 % et 9,2 % en Grande-Bretagne. Selon Brian Bethune, économiste pour la firme IHS Global Insight, au moins 10 millions d'emplois pourraient être perdus cette année dans le monde, la plupart aux États-Unis et en Europe.
À l'échelle mondiale, la reprise devrait donc s'amorcer timidement en 2010, avec une croissance de 1,9 %, selon le FMI. Outre celui du Canada, les PIB du Japon, de la Russie et du Mexique devraient croître de nouveau, tandis que la croissance sera nulle aux États-Unis et encore négative en Allemagne (-1 %) et en Grande-Bretagne (-0,4 %).
Dans la zone euro, qui compte 16 pays, la récession pour 2009 sera la plus violente en Irlande, qui devrait tourner la page du boom de la construction, et en Allemagne, dont l'économie largement basée sur les exportations souffre du ralentissement de la demande mondiale. Dans la zone euro, le recul de l'économie devrait être de 4,2 % cette année, selon les prévisions du FMI.
De manière générale, la stabilisation des marchés financiers mondiaux et la relance des marchés du crédit aux entreprises et aux particuliers prendront plus de temps qu'initialement prévu, prévient le FMI, qui égratigne au passage les autorités économiques européennes, accusées d'avoir mis trop de temps à réagir face à l'ampleur de la crise.
Si la Banque centrale européenne (BCE) a abaissé son principal taux d'intérêt à 1,25 % et que les gouvernements de l'UE ont mis en place des plans de relance, le FMI estime que de nouvelles mesures sont nécessaires pour résoudre les problèmes, et notamment la situation délicate des pays d'Europe de l'Est. Les difficultés économiques mondiales ont entraîné un assèchement des principales ressources de capitaux et de crédit des économies émergentes d'Europe de l'Est, obligeant certains (Hongrie, Lettonie, Roumanie, Ukraine et Serbie) à demander l'aide du FMI.
«Il est urgent de mettre en place de nouveaux schémas d'assistance mutuelle au sein de l'UE, ou de renforcer ceux qui existent déjà, afin de faciliter une réponse rapide et commune aux difficultés de paiement qui se font jour dans tous les pays de l'UE, et, idéalement, dans chaque pays voisin de l'Union européenne», souligne FMI, précisant que l'effondrement d'un pays pourrait en entraîner d'autres dans sa chute.
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