Canwest obtient un autre sursis pour sa dette
Le conglomérat médiatique poursuit ses négociations avec ses créanciers
Toronto — Canwest Global Communications a obtenu une nouvelle période de grâce — la quatrième en deux mois — de la part de ses prêteurs et de ses détenteurs de billets, cette fois jusqu'au 5 mai.
Le conglomérat médiatique, dont les périodes de prolongation précédentes avaient expiré mardi, a indiqué hier matin que les discussions se poursuivaient avec ses prêteurs garantis et un comité représentant les détenteurs de 8 % de ses billets de premier rang.
En laissant un sursis de deux semaines à Canwest, les prêteurs acceptent de continuer à fournir du crédit au propriétaire du réseau de télévision Global, de diverses chaînes de télévision spécialisées, d'une grande chaîne de journaux et du quotidien National Post.
L'action de Canwest grimpait de 25 % à l'annonce de cette nouvelle, prenant 6 ¢, à 30 ¢, à la Bourse de Toronto. Elle valait plus de 4 $ il y a un an et 20 $ lorsque l'entreprise a acheté ses journaux en 2000.
Malgré tout, l'analyste Carmi Levy, de la firme de consultants AR Communications, croit que la compagnie «sera rapidement à court de temps» et qu'une demande de protection de la cour contre ses créanciers est probable si elle ne peut trouver de solution bientôt. «Il leur reste un nombre limité de recours, je dirais deux ou trois prolongations, avant que tout le monde finisse par dire "c'est assez"», a estimé M. Levy.
Mais Eamon Hoey, analyste chez Hoey Associates Management Consultants, croit qu'il y a en ce moment très peu d'acheteurs potentiels pour les actifs médiatiques en difficulté, et cela pourrait contribuer à repousser l'option de la faillite pour Canwest, du moins pour l'instant. «C'est pour cette raison que nous avons eu toutes ces prolongations, et c'est pour cette raison que pratiquement personne n'est prêt à tirer le rideau. Il n'existe pas d'options sérieuses», a expliqué M. Hoey. «Du point de vue stratégique, les occasions sont vraiment limitées.»
Le groupe, contrôlé par la famille de son fondateur, Izzy Asper, tente de se départir d'une partie de ses actifs pour réduire sa dette totale de 4,1 milliards, mais n'a pas réussi, jusqu'à présent, à réaliser de vente d'importance. Canwest devrait néanmoins finir par conclure une entente, a estimé M. Hoey, si ce n'est qu'en raison du fait que les prêteurs n'ont pas le choix dans le marché actuel.
M. Levy croit pour sa part que Canwest pourrait éviter l'insolvabilité si le gouvernement fédéral mettait en place le fonds de 150 millions sur lequel il planche pour aider les télédiffuseurs privés à conserver leur programmation locale. «Une grande partie des profits de Canwest est consacrée au service de la dette, alors si elle pouvait allouer une partie du financement fédéral à ses propriétés locales, elle pourrait libérer certains flux de trésorerie et être en mesure d'effectuer le service de sa dette de façon plus efficace», a expliqué M. Levy.
Cependant, sans aide extérieure, Canwest n'aura bientôt pas d'autre choix que de s'adresser à la cour pour se protéger contre ses créanciers, a-t-il noté.
Canwest, établie à Winnipeg, a enfreint les conditions de sa facilité de crédit garantie de premier rang et omis de payer 30,4 millions $US en intérêt dû depuis le 15 mars sur ses billets. Les détenteurs de billets peuvent exiger le remboursement des 761 millions $US de titres en circulation, ainsi que les intérêts qu'ils n'ont pas reçus.
Le conglomérat médiatique croule sous le poids de sa dette depuis son rachat de l'ancien groupe Southam aux mains du groupe Hollinger, de Conrad Black, pour la somme de 3,2 milliards en 2000. Canwest a ensuite déboursé 2,3 milliards en 2007 pour racheter les canaux de télévision spécialisés d'Alliance Atlantis. Finalement, le ralentissement économique est venu exacerber ses problèmes en réduisant ses revenus publicitaires.
L'entreprise a affiché une perte nette de 1,44 milliard à son plus récent trimestre, incluant une dépréciation de 1,2 milliard liée à ses journaux. Cette perte de valeur faisait suite à une dépréciation d'un milliard pour ses actifs télévisuels, inscrite l'an dernier.
Le conglomérat médiatique, dont les périodes de prolongation précédentes avaient expiré mardi, a indiqué hier matin que les discussions se poursuivaient avec ses prêteurs garantis et un comité représentant les détenteurs de 8 % de ses billets de premier rang.
En laissant un sursis de deux semaines à Canwest, les prêteurs acceptent de continuer à fournir du crédit au propriétaire du réseau de télévision Global, de diverses chaînes de télévision spécialisées, d'une grande chaîne de journaux et du quotidien National Post.
L'action de Canwest grimpait de 25 % à l'annonce de cette nouvelle, prenant 6 ¢, à 30 ¢, à la Bourse de Toronto. Elle valait plus de 4 $ il y a un an et 20 $ lorsque l'entreprise a acheté ses journaux en 2000.
Malgré tout, l'analyste Carmi Levy, de la firme de consultants AR Communications, croit que la compagnie «sera rapidement à court de temps» et qu'une demande de protection de la cour contre ses créanciers est probable si elle ne peut trouver de solution bientôt. «Il leur reste un nombre limité de recours, je dirais deux ou trois prolongations, avant que tout le monde finisse par dire "c'est assez"», a estimé M. Levy.
Mais Eamon Hoey, analyste chez Hoey Associates Management Consultants, croit qu'il y a en ce moment très peu d'acheteurs potentiels pour les actifs médiatiques en difficulté, et cela pourrait contribuer à repousser l'option de la faillite pour Canwest, du moins pour l'instant. «C'est pour cette raison que nous avons eu toutes ces prolongations, et c'est pour cette raison que pratiquement personne n'est prêt à tirer le rideau. Il n'existe pas d'options sérieuses», a expliqué M. Hoey. «Du point de vue stratégique, les occasions sont vraiment limitées.»
Le groupe, contrôlé par la famille de son fondateur, Izzy Asper, tente de se départir d'une partie de ses actifs pour réduire sa dette totale de 4,1 milliards, mais n'a pas réussi, jusqu'à présent, à réaliser de vente d'importance. Canwest devrait néanmoins finir par conclure une entente, a estimé M. Hoey, si ce n'est qu'en raison du fait que les prêteurs n'ont pas le choix dans le marché actuel.
M. Levy croit pour sa part que Canwest pourrait éviter l'insolvabilité si le gouvernement fédéral mettait en place le fonds de 150 millions sur lequel il planche pour aider les télédiffuseurs privés à conserver leur programmation locale. «Une grande partie des profits de Canwest est consacrée au service de la dette, alors si elle pouvait allouer une partie du financement fédéral à ses propriétés locales, elle pourrait libérer certains flux de trésorerie et être en mesure d'effectuer le service de sa dette de façon plus efficace», a expliqué M. Levy.
Cependant, sans aide extérieure, Canwest n'aura bientôt pas d'autre choix que de s'adresser à la cour pour se protéger contre ses créanciers, a-t-il noté.
Canwest, établie à Winnipeg, a enfreint les conditions de sa facilité de crédit garantie de premier rang et omis de payer 30,4 millions $US en intérêt dû depuis le 15 mars sur ses billets. Les détenteurs de billets peuvent exiger le remboursement des 761 millions $US de titres en circulation, ainsi que les intérêts qu'ils n'ont pas reçus.
Le conglomérat médiatique croule sous le poids de sa dette depuis son rachat de l'ancien groupe Southam aux mains du groupe Hollinger, de Conrad Black, pour la somme de 3,2 milliards en 2000. Canwest a ensuite déboursé 2,3 milliards en 2007 pour racheter les canaux de télévision spécialisés d'Alliance Atlantis. Finalement, le ralentissement économique est venu exacerber ses problèmes en réduisant ses revenus publicitaires.
L'entreprise a affiché une perte nette de 1,44 milliard à son plus récent trimestre, incluant une dépréciation de 1,2 milliard liée à ses journaux. Cette perte de valeur faisait suite à une dépréciation d'un milliard pour ses actifs télévisuels, inscrite l'an dernier.
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