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Sommet du G20 - Les gains du FMI

Au menu du G20 animé par le premier ministre britannique Gordon Brown, il y avait pléthore de dossiers. Dans plusieurs d'entre eux, des ententes ont été conclues. Dans d'autres, les divergences ont été aplanies. Mais de tous les sujets discutés, celui qui se démarque avec force s'appelle le Fonds monétaire international (FMI).
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 02h26
    1000 milliards pour le FMI
    C'est ce qu'on appelle nourrir la bête.

    Harper à promis 10 milliards à cette organisation qui a des millions de morts sur les bras.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 02h32
    Question de mettre un peu de viande sur l'os
    "
    Cambridge University-led research suggests International Monetary Fund lending programmes lead to a surge in tuberculosis infections.

    The rapid spread of tuberculosis in eastern Europe and the former Soviet Union has been fuelled by the economic policies of the International Monetary Fund (IMF), a new study has found.

    The Cambridge University-led study reveals that IMF loan programmes are "strongly associated" with large increases in tuberculosis incidence and deaths, costing tens of thousands of lives every year and producing hundreds of thousands of new tuberculosis cases.

    Researchers measured the relationship between tuberculosis and IMF loans in 21 countries in the region, dating back to the early 1990s. They found that countries subject to IMF programmes experienced a surge in tuberculosis death rates of at least 16.6 per cent - equivalent to more than 100,000 additional deaths."

    http://www.businessweekly.co.uk/2008072432232/acad

    désolé, c'est en anglais, ça dit que parce que le FMI a exigé des cibles précises aux pays auxquels il prêtait de l'argent, ces dits pays ont du faire des coupures énormes dans leurs services sociaux provoquant d'innombrables morts.

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    vendredi 3 avril 2009 05h29
    On s'en reparle au prochain G20
    Si les règles du FMI changent vraiment et si l'Organisme au service des intérêts US et des intérêts néolibéraux mondiaux mute pour devenir réellement au service des pays les plus pauvres, bravo!

    Mais, ne crions pas bravo trop tôt.
    Attendons-voir.
    Attendons voir si les pays les plus pauvres, ces pays éternellement "en développement" vont se développer.

    J'ai toujours confiance (non pas inébranlable, mais confiance tout de même) en Obama. Si Obama est vraiment sincère (se peut-il qu'il soit humain, un président US humain, c'est presque impensable), il peut exiger des comptes d'efficacité au FMI. Après tout si cet organisme jouait vraiment un rôle sincère d'aide et non pas un rôle d'ingérence politique pour favoriser le néolibéralisme, il pourrait aider les pays "en développement" à faire des pas de géant et les conditions de vie de ces misérables citoyens s'en trouveraient considérablement améliorées.

    Souhaitons que Obama soit sérieux et que son aide colossale annoncée pour les pays pauvres soit un «cadeau» pour vraiment les sortir de leur merde.
    Souhaitons-le, souhaitons-le !

    Mais comment avoir confiance au FMI?
    Obama ne contrôle pas le FMI, mais il a le pouvoir de le dénoncer solidement avec preuve à l'appui. Un personnage comme Obama, s'il est vraiment motivé par des valeurs humaines sérieuses (comme il nous donne l'impression), peut réellement changer les choses et améliorer sérieusement le monde.
    Souhaitons-le, souhaitons-le !

    Le remplacement du dollar US.
    Il semble que des forces s'unissent dans ce sens.
    Lundi dernier à Doha, au Qatar, à la réunion des pays arabes et des pays latino-américains, Hugo Chávez (la bête noire des États-Unis, il faut le dire, car tous les articles de AFP nous le rappellent constamment quelque soit la nouvelle, on glisse l'incontournable: «la bête noire des États-Unis») parlait de la Pétro-Monéda.

    L'Europe pousse aussi pour utiliser l'Euro pas seulement en Europe.
    La Chine et la Russie avec l'Amérique latine sont à mettre en place de nouvelles banques et de plus en plus il semble inéluctable que le dollar US va peu à peu être mis de côté.
    L'impérialisme va subir un dur coup.

    * * * *

    Après le «bras de fer» on parle que certains ont mis «de l'eau dans leur vin».
    On sauve la face de belle façon.
    On fabrique la nouvelle et on persiste à surfer sur la vague qu'on a créée.
    La vague que le monde du spectacle politique a créée.

    «Les fonds et les Moody's de ce monde seront davantage surveillés.»
    Voilà qu'on est encore dans le futur.

    SVP, un peu de présent s'il vous plaît (deux fois SVP).
    Pour l'instant ce ne sont que quelques mots, ne nous excitons pas trop le poil sous les aisselles. Attendons voir, cette terrible super surveillance tant voulue par Sarkozy. Vous croyez ça vous, que Sarkozy se batte comme un lutin fou pour surveiller les agissements douteux de son ami Desmarais? Voyons, voyez ma paupière du bas qui s'étire!
    Quand donc, nos brillants observateurs politiques vont-ils s'éveiller au spectacle politique?
    C'est à se demander s'ils ne sont pas très lucides et qu'ils bernent le monde consciemment!

    Les paradis?
    Nous sommes en plein spectacle euphorique. Des gens du genre de Paul Martin, c'est-à-dire: Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown, voudraient qu'on abolisse vraiment les paradis fiscaux?

    Voyons, attendons voir, si c'est le cas, nous pauvres citoyens, n'auront plus besoin de payer d'impôts tellement les coffres des États déborderont.
    Non, non croyez-moi, le pauvre citoyen continuera à faire plus que sa part pour l'équilibre de la richesse et les Desmarais de ce monde continueront d'avoir des lutins à leur service.

    Entre les beaux mots et la réalité, il y a un monde, un monde plutôt occulte.

    Il est bien dommage que de nos jours le journalisme ne voit plus le réel, il ne voit que les mots, les déclarations, les discours.

    Ça me fait penser à l'Afghanistan. Quel émoi cette semaine! Karzaï a dit que les femmes en Afghanistan, ce pays libéré et démocratique depuis bientôt huit ans, pouvaient être légalement violées par leur mari!
    Un émoi!
    Même notre Scottwell Day s'en est ému.

    Voyez-vous, avant que Karzaï ne dise cela, les femmes se faisaient quotidiennement violer en Afghanistan, on le voit d'ici.
    Pendant qu'il le disait, les femmes se faisaient violées en Afghanistan.
    Et après qu'il l'ait eu dit, les femmes se font toujours violer en Afghanistan.

    Mais l'Afghanistan n'est pas le sujet, c'est juste pour illustrer que la réalité devient soudain hyper présente dans nos petites têtes le temps de quelques mots et hop! La réalité terrible, douloureuse, inadmissible, disparaît comme par enchantement aussitôt que le son du mot s'est estompé.

    Pourquoi donc?
    Parce que nos médias nous offrent le monde non pas dans sa réalité, mais à travers les mots déclarés.
    Si on n'en parle pas, on a l'impression que la réalité n'existe pas.
    Depuis des années les femmes afghanes sont traitées comme des animaux de compagnie. La guerre, l'occupation, les massacres, le renversement des Talibans n'ont rien changé. La femme afghane demeure un animal de compagnie. Il est bien évident que malgré les mots, la réalité nous dit qu'on n'a pas massacré pour le bien-être des Afghans et surtout pas pour celui des Afghanes.

    Bon, revenons-en à l'éditorial qui se conclu sur une note où l'on entend pratiquement le gros orchestre des films US qui entonne la dernière toune pour nous plonger dans la réflexion qui nous fait légèrement fermer les yeux:

    «Ce G20 achevé et les modifications prévues sur divers fronts annoncent peut-être une fin. Celle du capitalisme débridé...»

    Ah! Encore un peu de futur!
    Un futur «peut-être» meilleur!
    Et comme après les dures batailles des bons films US, levons le poing et lançons notre cri viscéral de victoire pour ensuite nous regardez dans les yeux, la larme à l'oeil et le regard bon.

    «Plus concrètement, en posant cette panoplie de gestes, les dirigeants politiques envoient le message que le cycle de 30 ans de déréglementation forcenée et dans tous les azimuts est terminé (rien de moins, c'est fait, crions victoire mes amis).
    Autrement dit, la politique entend reprendre certains droits perdus au profit de l'économie.»

    Ta dammm !


    Mais bon, gardons tout de même l'oeil ouvert afin de scruter les réels changements.
    Nous n'en sommes qu'au discours, ne nous énervons pas.

    On s'en reparle au prochain G20, d'ici là efforçons-nous de voir la réalité et de ne pas faire comme nous avons fait avec les femmes afghanes.


    Serge Charbonneau
    Québec

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