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Salaires des patrons - Les demi-dieux modernes

Qu'ont en commun l'assureur américain AIG, la Royal Bank of England et l'équipementier français Valéo? Ces trois sociétés et bien d'autres ont accordé des primes ou des indemnités de départ multimillionnaires à des dirigeants pendant qu'elles étaient sous respirateur artificiel.

Au Canada aussi les abus sont devenus la norme. Même le secteur public n'est pas immunisé, comme on a pu le constater à la Caisse de dépôt et placement. L'affaire Henri-Paul Rousseau est encore toute fraîche à notre mémoire, mais que dire de la bonification de la rente de retraite de 20 000 $ par année, à vie, pour celui qui a assumé la présidence par intérim pendant seulement quelques mois cet hiver, M. Fernand Perreault?

Aux États-Unis, l'administration Obama a fixé à 500 000 $ le plafond salarial des patrons dont la banque ferait appel à l'aide publique. De son côté, le Congrès vient d'adopter une loi d'exception pour récupérer 90 % des primes accordées aux dirigeants d'AIG. En France, les pressions se font de plus en plus fortes sur la présidence pour qu'elle adopte une loi encadrant la rémunération supplémentaire des dirigeants.

Au Canada, nos gouvernements ont toujours été très laxistes envers les capitaines de l'industrie, perçus comme des maîtres de l'efficacité. Il a fallu attendre longtemps après les États-Unis pour qu'une loi oblige les sociétés publiques à dévoiler la rémunération de leurs dirigeants. Et nous ne sommes pas à la veille d'assister à l'adoption de lois protégeant les actionnaires et le public contre les abus des dirigeants! En 2008, la CIBC, pour ne nommer qu'elle, a consenti une hausse de 10 % à ses dirigeants malgré des pertes de 2 milliards et une chute de valeur en Bourse de plus de 45 %.

Il n'y a pas que la formule des primes de rendement qui est déconnectée de la réalité, mais bien l'ensemble de la structure de rémunération. Les avantages de retraite, par exemple, non capitalisés pour la plus grande partie, sont démesurés au regard du nombre d'années de service complétées.

Au milieu du siècle dernier, les p.-d.g. de grandes sociétés gagnaient en moyenne 20 fois le salaire d'un ouvrier. Dans les années 1990, le ratio avait grimpé à 100 fois. Aujourd'hui, sous prétexte de concurrence, il dépasse les 400! Pourtant, cette concurrence a toujours existé et, de toute façon, ce sont ces mêmes demi-dieux qui viennent de nous plonger dans la pire crise des 70 dernières années!

Ces constats nous rappellent que ce n'est pas l'exceptionnelle compétence des dirigeants qui explique la prospérité d'une société, mais la conjonction large et diffuse de facteurs qui prévaut à un moment donné de l'Histoire. En revanche, la seule chose qui puisse expliquer l'entêtement des conseils d'administration quant à la rémunération des dirigeants, c'est leur complicité coupable. Or, l'entreprise et le travail étant le moteur de nos sociétés, il n'y a pas de gêne à exiger du pouvoir politique qu'il intervienne pour mettre un peu d'ordre dans ce cirque.
 
 
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  • André Loiseau - Abonné
    25 mars 2009 02 h 09
    La maudite machine
    Croyez-vous vraiment que le pouvoir politique actuel va intervenir contre ses petits amis? C'est le système économique qu'il faut changer, non pas le soigner pour le rendre plus efficace à nous f...
    Aux États, Obama fait des pieds et des mains pour garder ce même système à flot (à coups de milliards), ce qui ne fera que dévaluer la monnaie qui ne vaudra plus rien bientôt.
    Ce ne sont pas les riches voleurs qu'il faut dénoncer (sans plus?)mais il faut casser la machine qui leur permet de le faire.
    Si vous craignez le communisme ou même le socialisme, trouvez un autre truc, ça presse! La démocratie ne manque pas de cerveaux ni d'imagination pour ce faire.
    Les peuples bouillonnent de rage devant les abus alors qu'ils ont peine à trouver du boulot ou à joindre les deux bouts. Les vices, les purulentes verrues de la vieille machine ont éclaté au grand jour.
    Le crash économique viendra faire le ménage pour ceux qui n'auront plus rien à perdre. Les richards prendront un de leurs jets privés pour fuir vers nulle part car les gens crèveront de misère partout.

    Mais, libre à vous de ne voir qu'en rose et d'approuver la masquarade.
    Mes lunettes sont foncées aujourd'hui et je vois du rouge partout.
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  • Denis Pageau - Abonné
    25 mars 2009 06 h 14
    Pour un plafond sur la richesse
    L'argent est une ressource sociétale. Une suraccumulation de cette ressource nuit au développement des sociétés. Je n'ai aucun problème avec le système capitaliste comme tel, mais la rémunération des dirigeants et la suraccumulation que font certaines personnes nuisent à la société. Il doit donc y avoir une limite. Il y a un plancher pour les pauvres. Il doit y avoir un plafond pour les riches, car rendu à un certain moment la suraccumulation n'apporte plus rien ni à l'individu l'accumulant ni à la société.
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    25 mars 2009 07 h 28
    Un manque d'intégrité malheureusement exemplaire
    Je ne sais pas ce qui se passe présentement, mais il se pourrait que les garde-fous d'hier ne suffisent plus tellement les plus grands de ce monde nous mentent effrontément et sans vergogne. En plus, ils nous refilent leurs dévastations après avoir tout fait pour ne pas partager les richesses dont ils ont eu la garde. Ce mauvais exemple est même en train de se progager dans le monde professionnel. Pourtant, il faudra bien que nous nous fassions mutuellement confiance si nous voulons collectivement nous assurer un monde meilleur. Selon moi, le Code criminel doit être modifié pour que l'abus criminel de confiance devienne le pire des crimes.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    25 mars 2009 08 h 04
    Attention danger...
    ...puisqu'avant personne ne disait rien (surtout pas les journalistes) et maintenant sous-prétexte de "moralisation" du bon capitalisme qu'on aime comme un dieu ou une idole et sous prétexte de "crise", on fustige les patrons. Pourtant, cette pratique est de loin très peu nouvelle alors où est le problème aujourd'hui? Hier, bof, on s'en foutait et aujourd'hui on pleure comme une vierge effarouchée? Il ya depuis longtemps des primes et des argents qui se prennent à droite et à gauche sur les dos des travailleurs. Vivement que la « révolution » devienne une mode alors.

    Le problème majeur de nos temps est cette tendance lourde dans les médias à parler pour les « ordinaires » ou le peuple. Ils mettent à la mode une accusation des élites financières et de leur moralité en temps de crise mais jamais quand tout va bien (bien pour eux mais toujours mal pour nous). Silence dans les parages, les vautours mangent nos économies ou nous exploitent mais c'est normal, nous sommes dans le monde de la libre entreprise, le capitalisme. Comme ces élites ont le pouvoir, les médias les critiquent alors qu'ils partagent aussi le même pouvoir parce qu'ils tendent à satisfaire leurs intérêts propres en nous trahissant nous les « ordinaires » comme le disent si bien les médias modernes. Mais si on y regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit que ce qui est dit ici et ailleurs pour le même sujet, c'est du POPULISME. Déjà que les médias nous perçoivent et nous parlent comme si nous étions dans notre « ordinarité » le « vulgus », i.e. le peuple, les gens dits « ordinaires » pensé comme ça ou foule, populace, ou masse ou plus près de la notion, de troupeau.

    Pourquoi donc aujourd'hui ces sauts de moralité contre ceux qui nourrissent les médias? Que le POPULISME s'exprime dans de nouvelles formes soit mais que cela devienne une norme du discours politico-journalistique, là un danger imminent se lève. Gare à nous donc. Partout le POPULISME qui en général est sale, gagne du terrain. Attention danger!
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  • jacques noel - Inscrit
    25 mars 2009 08 h 09
    Toujours rien sur la Caisse
    Ca fera bientot un mois que le scandale de la Caisse est sortie et on ne sait pas encore combien de cadres ont eu des bonis et combien ils ont eu? On parle bien ici d'un organisme publique qui NOUS appartient!
    Aux ÉU, en moins de 48 heures, le Congrès avait la liste des cadres de AIG.
    HONTE À NOS JOURNALISTES, HONTE À NOS POLITICIENS
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  • Odette Morin - Inscrite
    25 mars 2009 08 h 19
    "Saigneurs contemporains"
    Si, dans certains cas, ce serait la bonne performance d'une entreprise qui pourrait justifier les salaires faramineux et autres primes de ces "saigneurs" contemporains, reste que celle-ci aura été réalisée sur le dos des travailleurs par des licenciments massifs et autres compressions. Le party, voire l'orgie va continuer tant que nous élirons des ploutocrates sans vergogne à la solde (ou issus) des grandes entreprises et que nous resterons tous isolés dans nos chaumières sans crier notre indignation.
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  • BERTRAND LEGER - Inscrit
    25 mars 2009 08 h 38
    C'est tentant !
    Si j'étais président d'une compagnie qui brasse de grosses affaires, plus d'un milliard de ventes par année , disons...
    Je serais tenté de m'accorder un gros salaire, pourquoi pas ?
    C'est moi et le C.A. qui allons décider, non ?
    Résultat: je me vote un beau 5 millions par an ! et mon C.A. est d'accord !
    Est-ce un salaire en rapport avec la performance ? non, pourquoi ? Je travaille 12 heures par jour ! Ça mérite un gros salaire, ça !
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  • Pierre Girard - Abonné
    25 mars 2009 09 h 34
    « LA DÉBACLE FISCALE DES ÉTATS-UNIS » (des extraits), par Michel Chossudovsky
    Avant tout, je vous suggère de lire mon point de vue sur ce qui se passe réellement sur le plan mondial, et je vous invite à vous informer, car ce qui se passe est vraiment très sérieux, croyez-moi.

    C'EST L'APOCALYPSE ! La crise est PLANIFIÉE par les entités occultes qui dominent ce monde.
    - par Pierre Girard - Le samedi 21 mars 2009 sur :

    http://www.ledevoir.com/2009/03/21/commentaires/09


    LA DÉBÂCLE FISCALE DES ÉTATS-UNIS - des Extraits seulement.
    -par Michel Chossudovsky - Mondialisation.ca, Le 23 mars 2009 (traduction de l'article Anglais du 2 mars 2009)

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&

    UNE MÉDECINE ÉCONOMIQUE DURE AU VISAGE HUMAIN :

    « De l'espoir au coeur du péril. » Les priorités mentionnées dans le plan économique du président Obama sont la santé, l'éducation, l'énergie renouvelable, l'investissement dans les infrastructures et le transport. Au premier plan figure « une éducation de qualité ». M. Obama a également promis « des soins de santé et plus accessibles et plus abordables », pour tous les Étatsuniens.

    À première vue, la proposition budgétaire a toutes les apparences d'un programme expansible, d'un « Second New Deal » axé sur la demande, la création d'emploi, la restauration des programmes sociaux démolis et la relance de l'économie réelle.

    La réalité est tout autre. L'espoir de M. Obama est basé sur un gigantesque programme d'austérité. Toute la structure fiscale est anéantie, sens dessus dessous.

    Afin d'atteindre les objectifs en cause, une hausse significative des dépenses publiques destinées aux programmes sociaux (incluant la santé, l'éducation, le logement et la sécurité sociale) ainsi que l'adoption d'un programme d'investissement public à grande échelle seraient nécessaires. Des changements considérables dans la structure des dépenses publiques seraient également requis, comme le retrait d'une économie de guerre impliquant l'abandon des dépenses liées au militarisme en faveur des programmes publics.

    En vérité, il s'agit de la réduction la plus radicale des dépenses publiques de l'histoire des États-Unis, menant à la dévastation sociale et à l'appauvrissement potentiel de millions de personnes.

    L'espoir de Barack Obama sert largement les intérêts de Wall Street, des entrepreneurs oeuvrant dans la défense et des conglomérats du pétrole. En revanche, les « sauvetages » bancaires de MM. Bush et Obama conduisent les États-Unis dans une crise accélérée de la dette publique et les bouleversements économiques et sociaux qu'ils provoquent sont potentiellement dévastateurs.


    La guerre et Wall Street :

    Il s'agit d'un « budget de guerre ». Les mesures d'austérité frappent tous les principaux programmes de dépenses fédéraux à l'exception 1) de la Défense et la guerre au Moyen-Orient ; 2) du sauvetage bancaire de Wall Street ; 3) des paiements d'intérêts sur l'exorbitante dette publique.

    Une grande partie de l'argent subventionnée par le gouvernement américain et dédiée au renflouement sera transférée électroniquement dans divers comptes affiliés, y compris les fonds spéculatifs (hedge funds). Les plus grandes banques des États-Unis utiliseront aussi ces fonds inattendus pour racheter leurs compétiteurs plus faibles, consolidant ainsi leur position. Par conséquent, la tendance qui se dessine est une nouvelle vague de fusions, d'acquisitions et de rachats corporatifs dans l'industrie des services financiers.

    Pour leur part, les élites financières consacreront ce volume important de liquidités (paper wealth ou richesse de papier) et les milliards de dollars amassés par le biais de transactions spéculatives au rachat de compagnies dans l'économie réelle (transport aérien, industrie automobile, télécommunications, médias, etc.) et dont la valeur boursière a dégringolé.


    Le déficit budgétaire :

    Ces trois catégories de dépenses (Défense, sauvetage bancaire, intérêts sur la dette) engloutiront pratiquement la totalité des revenus gouvernementaux de 2010 s'élevant à 2381 milliards de dollars.

    En outre, à titre de comparaison, tous les revenus accumulés par l'impôt fédéral sur le revenu des particuliers (1,061 billions, EF 2010), c'est-à-dire toutes les sommes payées par les particuliers à travers les États-Unis sous forme d'impôts, ne suffiront pas à financer les « cadeaux » aux banques, lesquels atteignent 1,45 billions. Ce montant inclut les 700 milliards (alloués durant l'EF 2009) en vertu du TARP, ainsi que les 750 milliards octroyés par l'administration Obama.


    Effondrement fiscal :

    Afin de réduire la montée en flèche du déficit budgétaire, on sabrera les dépenses publiques. Non seulement les programmes de santé et d'éducation demeureront largement sous-financés, ils seront réduits considérablement, réorganisés et privatisés. Cela conduira probablement à la privatisation absolue des services publics et à la vente d'actifs étatiques, incluant les infrastructures publiques, les services urbains, les autoroutes, les parcs nationaux, etc. La débâcle fiscale mène à la privatisation de l'État.


    Structure de la dette publique :

    Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. La dette publique américaine (gouvernement fédéral) est actuellement de l'ordre de 14 billions de dollars. Cela n'inclut pas les dettes publiques des municipalités et des États, qui ne cessent de grimper.


    La crise de la dette publique s'intensifie :

    Le plus grand déficit budgétaire de l'histoire des États-Unis se conjugue au plus bas taux d'intérêt de son histoire. Le tout combiné au taux d'escompte « près de zéro » pour cent de la Fed, assujettit les marchés pour les obligations gouvernementales et les bons du Trésor libellés en dollars américains.

    De plus, la fonction essentielle de l'épargne (au coeur du fonctionnement d'une économie nationale) est en crise.

    Qui désire investir dans la dette gouvernementale américaine ?

    ...le Trésor n'a pas la capacité de financer ce déficit budgétaire colossal en exploitant la dette publique, ce qui plonge ainsi tout le processus budgétaire dans l'embarras.


    La consolidation des banques :

    Grâce aux renflouements, mais aussi aux fonds de pension, aux épargnes individuelles et autres, un montant faramineux de liquidités a été injecté dans le système financier.

    L'objectif officiel des plans de sauvetage est d'alléger le fardeau des banques dû aux mauvaises créances et aux prêts à risque. Ce qui se produit en réalité est que ces énormes sommes d'argent sont utilisées par une poignée d'institutions afin qu'elles consolident leur position dans le commerce bancaire mondial.

    Le risque encouru par les banques, résultant principalement du commerce des produits dérivés, est évalué dans les dizaines de billions de dollars, à tel point que les montants et garanties octroyées par le Trésor et la Fed ne résoudront pas la crise. Ils ne sont pas non plus destinés à le faire.

    Les médias dominants suggèrent que l'on procède à la nationalisation des banques, conséquemment au TARP. Or, c'est exactement le contraire qui se produit : LES BANQUES SONT EN TRAIN DE S'EMPARER DE L'ÉTAT, ON PRIVATISE L'ÉTAT. L'instauration d'un système financier unipolaire mondial fait partie d'un projet plus ambitieux des élites financières de Wall Street, visant à jeter les bases d'un gouvernement mondial.


    Des relations circulaires et contradictoires :

    La Réserve fédérale américaine est une banque centrale détenue par le privé. Alors que le Federal Reserve Board est un organisme gouvernemental, le mécanisme de création monétaire est contrôlé par 12 banques de la Réserve fédérale ou Federal Reserve Banks, lesquelles appartiennent à des intérêts privés.

    Les actionnaires des banques de la Réserve fédérale (celle de New York jouant un rôle majeur) font partie des institutions financières les plus puissantes des États-Unis.


    Mot de la fin :

    La manipulation financière fait partie intégrante du nouvel ordre mondial : elle constitue un puissant moyen d'accumuler de la richesse. Dans le cadre des ententes politiques actuelles, les responsables de la politique monétaire servent tout à fait délibérément les intérêts des financiers au détriment des travailleurs, entraînant un bouleversement économique, du chômage et la pauvreté généralisée.

    Cet article se concentre sur la façon dont la manipulation financière a servi à faire éclater la structure des dépenses publiques des États-Unis.

    De manière plus générale, la restructuration des institutions et des marchés financiers mondiaux (combinée au pillage d'économies nationales) a permis l'accumulation de richesses personnelles immenses, dont une partie a été amassée grâce à des transactions strictement spéculatives.

    Cette fuite critique de milliards de dollars émanant de l'épargne des particuliers et des recettes fiscales étatiques paralyse le rôle de l'État en ce qui a trait aux dépenses et incite à l'accumulation d'une dette publique qui ne peut plus être financée par l'émission d'instruments de créance libellés en dollars américains.

    Nous assistons au transfert frauduleux et à la confiscation de fonds de pension et d'économies de toute une vie, à l'appropriation frauduleuse des recettes fiscales pour financer les sauvetages bancaires, etc. Afin de comprendre ce qui s'est passé, il faut suivre la trace de l'argent transféré électroniquement pour découvrir où il est allé. C'est la criminalisation du système financier qui est en jeu : l'« escroquerie financière » d'une ampleur inouïe.

    Le système monétaire, intégré au processus budgétaire de l'État, a été déstabilisé et la relation fondamentale entre le système monétaire et l'économie réelle est en crise.

    La création monétaire « à partir du vide » menace la valeur du dollar américain en tant que monnaie internationale. De même, le financement d'un déficit budgétaire colossal par le biais de créances libellées en dollars américains est compromis en raison des taux d'intérêt extrêmement bas. Aussi, l'épargne des ménages est minée par les taux d'intérêt près de zéro.

    Il est question dans cet article d'un aspect fondamental d'un processus de débâcle financière mondiale qui évolue.

    Le Système international de paiements interbancaire est en crise et les perspectives économiques sont terrifiantes. Aux États-Unis, au Canada et au sein de l'Union européenne, des faillites se déclarent à un rythme alarmant. Les nivaux nationaux d'exportation ont chuté et atrophié le commerce international et des rapports des économies asiatiques indiquent une hausse massive du chômage. En Chine, dans le bassin de la rivière des Perles dans le sud de la province du Guangdong, où l'économie repose sur l'exportation industrielle de produits usinés, quelque 700 000 travailleurs ont été mis à pied en janvier (China Morning Post, 6 février 2009) ; au Japon, la production industrielle a chuté de plus de 20 % depuis décembre ; dans les Philippines un pays de 90 millions d'habitants, les exportations ont dégringolé de plus 40 % en décembre.


    Désarmement financier

    L'architecture financière mondiale qui prévaut ne permet aucune solution. Il est impossible de mettre en oeuvre des politiques significatives sans réformer radicalement les rouages du système bancaire international.

    Il faut restructurer le système monétaire, y compris les fonctions et la propriété de la banque centrale, arrêter et poursuivre les personnes impliquées dans la fraude financière, à la fois au sein du système financier et des agences gouvernementales, geler tous les comptes où des transferts frauduleux ont été déposés, annuler les créances issues de transactions frauduleuses et/ou de la manipulation des cours.

    Les gens doivent se mobiliser aux niveaux national et international. Ce combat pour la démocratisation des appareils financier et fiscal doit avoir lieu à grande échelle et englober tous les secteurs de la société, à tous les niveaux et dans tous les pays. Il faut ultimement désarmer l'establishment financier :

    -confisquer les actifs obtenus par la fraude et la manipulation financière.
    -restituer les épargnes des particuliers par des transferts inverses.
    -retourner l'argent du sauvetage au Trésor et geler les activités des fonds spéculatifs.
    -geler la gamme de transactions spéculatives incluant la vente à découvert (short selling) et le commerce des dérivés.

    Visionnez la vidéo filmée à Montréal : LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE - La Grande Dépression du XXIe siècle - avec Michel Chossudovsky sur :

    http://www.pierregirard.ca/Chossudovsky/

    MICHEL CHOSSUDOVSKY est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de « Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre » et de la « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial » (best-seller international publié en 11 langues).

    www.pierregirard.ca
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  • Francis Déry - Inscrit
    25 mars 2009 10 h 09
    En attendant l'hyperinflation...
    Que vaut la monnaie américaine ? Et par ricochet la monnaie canadienne ?

    La FED va procéder à la monétarisation. C'est à dire qu'elle va gonfler la masse monétaire pour éponger les dettes de l'état qu'il rachète aux institutions bancaires. L'injection de monnaie devrait relancer l'économie, mais au prix d'une dévaluation majeure du dollar américaine. Les États-Unis vont connaître une hyperinflation qui devrait s'étendre à ses principaux partenaires commerciaux.

    C'est la raison majeure qui empêche les banques de prêter. Leur retour en intérêt ne compensera pas la perte dûe à l'inflation.
    Ils préfèrent plutôt investir dans les métaux précieux ou obtenir à rabais des biens immobiliers. Quand l'hyperinflation aura frappé, alors ils ouvriront les vannes du crédit.
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  • Rironie - Inscrit
    25 mars 2009 10 h 17
    Nos rois modernes
    Quand le peuple a décidé que la limite de l'inacceptable avait été dépassé, il s'est soulevé et a décapité le roi. Il semble bien que nos rois modernes ne se méfient point de la répétition de l'Histoire, mais cette répétition est inéluctable si nous devons encore atteindre le point de non retour.

    Pour couper l'herbe sous le pied à une telle rapacité, il s'agirait que les gouvernements légifèrent pour que les fortunes accumulées soient transmises, non pas aux descendants, mais à l'État. Il faut applaudir lorsqu'un Bill Gates ou une Céline Dion partent de rien pour accumuler une fortune considérable, mais il faut aussi admettre qu'il en sont redevable à la société. S'ils vivaient coupés du monde, isolés sur une île, ils ne sauraient même pas ce que c'est qu'un dollars. Pour être juste envers cette société qui leur a permit d'accéder à la fortune, il faudrait que ces richesse soient retournées à la dite société au moment de leur décès. Ne prétendons-nous pas vivre dans une société qui fait l'éloge de l'égalité des chances? Pourtant, être fils d'un Bill Gates, c'est déjà être assez favorisé, sans recevoir en plus une fortune au décès de son père.

    Mais, malheureusement, la poursuite vers la décapitation des rois se continuera, puisque qu'aucun gouvernement ne voudra être le premier à imposé un ordre sensé dans cette course des empereurs familiaux.
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  • ghislaine fortin - Inscrite
    25 mars 2009 10 h 17
    Bonne nouvelle: il y a un secteur qui fonctionne à plein régime!
    Ce ne sont pas tous les secteurs qui sont en crise!!!!

    Il y a présentement une explosion de causes à la régie des marchés agricoles contre les supposés criminels acéricoles. Sont considérés comme criminels acéricoles ceux qui ont décidé de ne pas se laisser voler syndicalement. Les producteurs essaient tout simplement de survivre et le paiement complet de leur production est une priorité....

    La machine à broyer les producteurs marche à plein régime: il faut écraser ceux qui pensent différemment de "l'idéologie" upéa-iste! Et dans tout ce cirque, des firmes d'avocats s'engraissent à $500.00 de l'heure et plus.

    Emmenez-en des producteurs à écraser!

    Avec un taux de plus de 50% de pensées suicidaires chez les producteurs, l'UPA s'interroge....et continue à écraser ses producteurs
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  • Zach Gebello - Inscrit
    25 mars 2009 10 h 29
    Enfin un légé chnagement de slogan
    "ce sont ces mêmes demi-dieux qui viennent de nous plonger dans la pire crise des 70 dernières années!"(Jean-Robert Sansfaçon)

    Enfin un journaliste de "mainstream" qui ne répète plus que cette "crise" est venue toute seule, par un cycle ou une conjoncture.

    La gauche fait déjà des pieds et des mains pour nous convaincre d'adopter le socialisme voire le communisme. Ce serait tomber dans le même piège que ceux-là qui plongent le monde dans cette banqueroute.

    La solution est simple et devra être imposée par un soulèvement des populations qu'on dépossède actuellement:

    Nationalisation des banques, la fin du système fiat, le retour d'une monnaie appuyée sur du concret.

    Pour ce dernier point, l'or n'est plus adéquat pour un monde qui est plus conscient de la réalité de l'économie naturelle de l'environement.

    Je propose une monaie basée sur le joule.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Nanojoule
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  • Maco - Abonné
    25 mars 2009 10 h 30
    Bravo!
    De bien belles paroles. Mais où est l'action? Quand les retraités de GM écopent des dérives du système. Où était le fameux contrat qui empêche de toucher à leur retraite? Les syndiqués du secteur public furent grandement affectés par une loi passée sous le bâillon. Faut le faire. Après, ces mêmes gens nous disent qu'ils ne peuvent rien faire parce que c'est écrit dans un contrat. Faut le faire!

    Effectivement, regarder le grand capitaine, encensé par tous, quitter le navire avant qu'il n'échoue. Toujours aussi éblouis? Ces grandissimes «personnages», imbus d'eux-mêmes, n'ont rien vu. Ils avouent, même, ne pas comprendre comment a pu se produire un tel phénomène (achat des PCAA)! Ils le disent sans rire! Faut le faire! Maintenant, nos sommités en finance, incapables de voir venir la tempête, nous prédisent une dure et longue reprise. HAAA (cri de désespoir)!

    Pendant que toutes les études s'accordent à démontrer que le salaire du «simple» travailleur n'a cessé de régresser depuis les 30 dernières années. Ça ne prend pas un postdoctorat pour constater le déséquilibre. Déséquilibre «fiscal » qui ne se trouve pas seulement entre Ottawa et les provinces, mais aussi entre les «simples» citoyens et entreprises. La fiscalité ne cesse d'être tordue et déformée aux profits des entreprises qui ne cessent de demander d'avantages davantage pour, soi-disant, être plus performantes. Quelle performance! Quelques semaines pour réduire presque à néant les efforts de million de gens. Alors là, bravo!

    J'attends, encore, résonner les paroles de ces «imminents» personnages dirent que c'est la faute des travailleurs qui demandent des salaires trop élevés.

    Le ridicule ne tue pas! Quelle chance pour nos grandissimes et prétentieux personnages!
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  • Michel Simard - Abonné
    25 mars 2009 10 h 45
    Le retour de la sociologie
    Ce qui depuis une décennie ou deux a été camouflé sous les "sciences" de la gestion et de l'économique du libre marché (théorie aux prémisses fausses et à l'absence d'observations de la validation) relève en réalité de la sociologie, c'est-à-dire de la lutte d'un groupe particulier, les "gens d'affaires" et gestionnaires pour s'arroger une part disproportionnée de la richesse et du prestige communs. Ce n'est pas pour rien que dans ce montage théâtral, cette discipline soit complètement discréditée par nos faux penseurs de l'extrême droite.
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  • roger montreal - Abonné
    25 mars 2009 11 h 28
    L exemple vient de haut /CHAREST recoit 75.000$ par ans en bonis sous la table
    Il faut dire que l exemple vient de haut lorsqu un premier ministre/CHAREST/ est payé /sous la table 75,000$ par ans/par des fonds donc nous savons pas la provenance.
    Comment ce meme premier ministre peut faire des lois pour reglementer les bonis des C. A. a la C D P Q et les sociétés d états.
    ROGER MONTREAL
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  • Riopel Louis - Inscrit
    25 mars 2009 11 h 30
    ...l'hyperinflation;nous y sommes déjà!
    Force est de constaté que l'hyperinflation nous y avons touché en 2008 par les cours incontrolables du prix du pétrole.Et tout à coup ces pirates en cravates ce sont dits:STOP.S'il n'y a personne pour acheter notre jus nous allons plonger.Le prix du carburant a entrainer des hausses de touts les produits durant la dernière année.Du panier d'épicerie aux transports en général(carburant,transport de biens,aviation,etc.)Sauf que cette hyperinflation a été stoppé juste pour une courte pause.Ce sera pour une péroide plus ou moins courte;à nous de voir.La seule façon d'y remédié sera de changer notre consommation.Cessez de tout vouloir "hier",alors que nous ne sommes pas encore demain.Vivons le moment présent;car ces voleurs de tout acabit nous réservent encore des jours plus sombres,si nous n'y prenons pas garde.Les primes aux rendements chez AIG en sont un bon exemple.Cet assureur couvrait les pertes de banques tel UBS et Barclays bank.Alors les contribuables Américains ne couvrent pas seulement des pertes nationales(USA).Mais bien aussi du système bancaire suisse et britanique,quelle honte.À quand des politiciens qui mettront leurs culottes et qui enverront en prison tous ces pirates modernes.Sir Black de sa prison de Floride doit bien rigolé avec sa si courte peine.À SUIVRE...
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  • Françoise Breault - Abonnée
    25 mars 2009 13 h 42
    Enfin!
    Enfin, on en parle dans les médias du scandale de ces salaires indécents, exorbitants...(on ne réussit pas à trouver les mots assez forts pour exprimer notre indignation!). Avant qu'Obama mettre un plafond aux salaires exorbitants, du moins de ceux ayant bénéficié de l'aide gouvernementale, les médias étaient étrangement silencieux à ce sujet...

    Vous écrivez: "Et nous ne sommes pas à la veille d'assister à l'adoption de lois protégeant les actionnaires et le public contre les abus des dirigeants!" En effet! Avec les gouvernements serviles que nous avons! Ces abus des dirigeants c'est carrément du vol, non seulement des actionnaires mais surtout et principalement des travailleurs! Ces temps-ci on parle beaucoup de "création de richesse"... Qui crée cette richesse sinon les travailleurs? Qui en profite? Ces dirigeants cupides! D'ailleurs ces lois avant de protéger les actionnaires, elles devraient d'abord protéger les travailleurs.

    Les citoyens étaient indignés face au scandale des commandites! Avec raison! J'ai l'impression qu'un sondage révélerait qu'ils le sont encore plus face à ces salaires infâmes. Le scandale des commandites était ponctuel, était plutôt confiné à un groupe d'individus... Le scandale de ces salaires carrément indécents fait partie intégrante de ce système basé sur la cupidité...
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  • Brun Bernard - Inscrit
    25 mars 2009 13 h 57
    @Pierre Girard
    Merci pour votre envoi car il est vraiq ue nous avons des personnes comme vous ou moi qui réagissent sur le terrain tant au niveau des actions ou des débats. Nos démocraties sontremises enqestionpar nos pouvoirs politiques stupides et voraces. Sauf que désormais comme tout fonctionne sur le rpincipe de "mode" (" fashionable"), il nous faut donc une révolte mais là, il est trop tard même pour moi puisque ce mot "clé" dans l'Internet est surveillé, répertorié. Ce que nous dit Francis Dupuis-Déry à propos de l'hyperinflation est très signifciatif des dangers dans lesquelles nous rentrons. Ainsi donc la lutte ne continue pas, elle doit arriver. Par contre les extraterrestres ou autres, on s'en passe mais là n'est pas l'essentiel. Merci toutefois pour les sites et pour votre partage d'infos.
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  • Brun Bernard - Inscrit
    25 mars 2009 14 h 11
    @ Pierre Girard encore mais ...
    ... c'et complémentaire à votre intervention de ce matin: "En juillet 2001, le procès commence et la même semaine, Banamex est rachetée par Citigroup, la plus grande institution financière de la planète, où Roberto Hernandez obtient un siège au conseil d'administration. Nous nous retrouvons donc face aux géants de la finance."

    Voici l'article en entier:

    http://www.rue89.com/2009/03/25/sarkozy-et-le-banq
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  • ghislaine fortin - Inscrite
    25 mars 2009 16 h 06
    Vous voulez savoir ce qui est malade au Québec?
    C'est d'être traité comme de grands criminels parce que tu as travaillé de tes mains, à la sueur de ton front dans une entreprise que tu as créée. Et tu te retrouves devant quoi?

    À ce jour, j'ai dû passer plusieurs jours à la Cour Supérieure du Québec et/ou la Cour d'Appel et, face à moi, pour bien m'enfoncer TROIS avocats (dont un représentant du Procureur général du Québec).

    Mon crime? Ne pas avoir suivi la pensée UNIFORMISANTE DE L'UPA! D'avoir refusé de me laisser voler syndicalement.

    Avoir tué quelqu'un, j'aurais eu UN avocat contre moi!!!

    Où sommes-nous comme société lorsque tu traites tes travailleurs de cette manière? Lorsqu'un travail honnête est rendu punissable et mérite la mort financière de toutes ces petites entreprises poursuivies par leur syndicat UPA?

    Toutes ces cravates qui nous ont menés à cette aberration, que font-elles à part ramasser des honoraires plus que juteux?

    Le gouvernement là-dedans? Sourd, muet et aveugle.
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  • Pierre Girard - Abonné
    25 mars 2009 19 h 04
    @ Brun Bernard sur les extraterrestres. La culture du secret vient de là, les miltaires maîtrisent ces tecnnologies
    Cette question sur les ETs est incontournable. Nos militaires étatsuniens ont comme projet, une "fausse" attaque extraterrestre pour nous monopoliser dans une guerre et nous faire avaler le bouclier spatiale anti-missiles, et nous enlever ce qu'il nous restent de droits et liberté. Un autre 11 septembre qu'ils nous préparent en perspective... et avec cette crise.

    Lisez Le gouvernement secret de William Cooper Ms Word 2003)sur :
    http://911.pierregirard.ca/Gouvernement_secret/Le_

    Lisez le projet révélation du Dr Greer (IMPORTANT):
    http://www.911.pierregirard.ca/le_projet_revelatio

    Comment ils ont assassiné Jimmi Guieu l'ufologue (intéressant pour voir leurs méthodes :
    http://pierregirard.ca/cadreEnLigne/Jimmi_Guieu.ht

    Lisez LE JOUR APRÈS ROSWELL du Colonel Philip Corso et vidéo sur :
    http://corso.pierregirard.ca/

    Nicolas Tesla, le père de l'énergie libre sur :
    http://www.tesla.pierregirard.ca/Livre_Jeane_Manni

    Ou sur ce lien de mon site il y a tous ces liens.

    www.pierregirard.ca
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