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Paradis fiscaux - La sanction

La Suisse a enfin cédé. Vingt-quatre heures après les concessions bancaires consenties par Andorre et le Liechtenstein, la Confédération helvétique vient d'accepter de communiquer des informations financières demandées par un pays tiers soupçonnant certains de ses citoyens de se livrer à la fraude fiscale. Si le secret bancaire dans son absolu n'est pas banni, il n'en reste pas moins ébranlé après les pressions exercées par l'Allemagne d'abord, les États-Unis ensuite et la France enfin.

Toujours est-il que la Suisse et les deux principautés nommées ont rejoint les rangs formés par les îles anglo-normandes de Jersey et Guernesey qui avaient accepté de se plier aux exigences formulées par le fisc britannique plus tôt cette année. De fait, en Europe, seuls le Luxembourg et l'Autriche continuent de pinailler. Ils conviennent de collaborer, mais dans une mesure moindre que les autres. Pour faire court, seule Monaco fait encore et toujours de la résistance avec la caution du premier ministre tchèque et actuel président de l'Union européenne qui a mis le secret bancaire sur le même pied que le secret... confessionnel.

Outre Monaco, Hong Kong, Singapour, Panama et une vingtaine d'îles (dont certaines battant pavillon néerlandais et étant surtout réputées pour être les pires paradis qui soient parce qu'elles acceptent de faire ce que la Suisse, par exemple, se refuse à faire) sont dans la ligne de mire des membres du G20 qui tiendront leur sommet au début du mois prochain. Si, d'ici là, les récalcitrants n'adhèrent pas au principe de coopération, alors ils s'exposeront à une chambre des tortures financières, pour reprendre l'expression d'un participant au sommet en question.

Paradoxalement, la volonté manifestée par les gouvernements décidés à faire entendre raison à la Suisse et autres découle pour une bonne part du marasme économique. En effet, obligés d'aligner des milliers et des milliards de dollars pour stimuler l'activité, ces mêmes gouvernements entendent rapatrier bien des espèces sonnantes camouflées dans les coffres.

À cet égard, il faut retenir un chiffre: 10 000 milliards. Il s'agit du montant mis à l'abri des regards jugés trop indiscrets. Selon l'ONG allemande Transparency International, les paradis n'hébergent pas moins de 400 banques européennes, nord-américaines et autres, 1400 fonds spéculatifs ou hedge funds et deux millions de sociétés-écrans. Certains États ont d'ailleurs amorcé une autre offensive.

En effet, en France comme en Allemagne, les parlementaires étudient les moyens de pression susceptibles de faire entendre raison aux BNP-Paribas ou Deutsche Bank du Vieux Continent. Leur credo? Si vous ne fermez pas vos succursales situées aux Bermudes ou ailleurs, on coupe les aides financières. Ces gestes méritent évidemment d'être salués.
 
 
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  • Lapirog - Abonné
    16 mars 2009 06 h 14
    Le pire cancer du monde financier: une amorce de solution aux problèmes de revenus des États.
    Fallait il cette terrible crise financière transformée en crise économique pour faire bouger tous ces bonzes gouvernementaux qui nous laissent enfin entrevoir une amorce solution pour faire face au financement des programmes sociaux des États modernes.On peut facilement imaginer ce que représentent ces grandes évasions fiscales en terme de revenus manquants pour les pays occidentaux qui toléraient ou encourageaient les fraudeurs du fisc dans une machination planétaire sous prétexte de liberté individuelle. Belle mentalité que celle de frauder l'État c'est à dire de voler les populations laborieuses.Allons-nous enfin connaitre les sommes gigantesques du lessivage des narcodollars et autres trafics illicites et ceux qui les produisent?
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    16 mars 2009 06 h 17
    En tout cas, ça fait de belles nouvelles !
    La Suisse a finalement cédé... en apparence!
    Voyons, le secret bancaire et le secret des milieux financiers demeurent.
    Même chez nous le secret de la débâcle de la Caisse de dépôt a été conservé jusqu'à ce que la marmite n'éclate.

    Il ne faut pas trop crier "victoire" en pensant que nous venons de basculer dans un monde de transparence. Le monde financier, le monde des banques et le monde des transnationales, sont un seul et même monde et ce monde n'a jamais été aussi occulte.

    « Si le secret bancaire dans son absolu n'est pas banni, il n'en reste pas moins ébranlé après les pressions exercées par l'Allemagne d'abord, les États-Unis ensuite et la France enfin.»

    Il ne faut pas être dupe, le secret bancaire dans son absolu n'est pas banni.
    De plus, peut-on croire que des gouvernements néolibéraux comme ceux de l'Allemagne de Merkel, de la France de Sarkozy et des ÉU de qui que ce soit, peuvent le moindrement "ébranler" les secrets du gouvernement économique mondial occulte qui les contrôle? Ces pays sont totalement au service d'un gouvernement économique occulte mondial et ne cessent de diminuer et d'affaiblir constamment le pouvoir public? Libre-échange, globalisation de l'économie, secteurs abandonnés (énergie, transport, communication, etc.).

    Voyons, il est clair comme de l'eau de roche que ces gouvernements ne sont nullement au service des citoyens, mais sont bel et bien au service des "entreprises" transnationales, multinationales, des conglomérats financiers et bancaires qui ont la mainmise sur la planète (c'est ce que l'on appelle la globalisation, le "marché" global, l'abolition des frontières économiques, etc.).
    Il faut être naïf pour publiciser sans retenue cet apparent abandon du secret. Il est bien évident que cette annonce en grandes pompes est un coup médiatique.

    Je n'ai aucune confiance dans les représentants du G20. Si les paradis fiscaux disparaissaient vraiment, il y aurait deux impacts énormes.
    Premièrement, les mafias du monde entier seraient considérablement affectées. Le blanchiment des revenus illicites colossaux de ces "partenaires" de l'ombre deviendrait, dans un monde plus transparent, beaucoup plus difficile.

    Deuxièmement, les revenus en impôts des pays seraient automatiquement augmentés substantiellement. Ceux qui "évacuent" leur immense profit vers ces paradis (fiscaux) devraient payer leur contribution sociale. Mais croyez-moi, les revenus de nos gouvernements ne croîtront pas!
    Nos gouvernements auront toujours des problèmes financiers, la dette sera terrible et l'unique solution sera de laisser le contrôle du pays par les «missionnaires» du privé!

    On coupera les impôts des riches pour limiter les revenus gouvernementaux afin de justifier les privatisations dans tous les secteurs (privatisations en douce, mais constante, morceau par morceau. Déjà les États (les Nations, les autorités des Pays) ont perdu le contrôle avec des traités du genre de l'ALÉNA).

    M. Truffaut nous souligne ce qu'un participant au G20 «déclarait»:
    « Si, d'ici là, les récalcitrants n'adhèrent pas au principe de coopération, alors ils s'exposeront à une chambre des tortures financières, pour reprendre l'expression d'un participant au sommet en question.»

    Je trouve déplorable et "crétin" que nos médias s'attardent aux discours et ferment les yeux sur la réalité.
    Ça fait beau, ça fait percutant de lire: "Attention, ce sera la chambre des tortures financière "!
    Incroyable que l'on répète ces imbécillités! À mon avis, on devrait attendre de voir la chambre des tortures financières avant d'annoncer au public son existence ANNONCÉE !

    Étrange comme les médias ont la faculté de nous faire voir des vus de l'esprit et sont si réticents à nous montrer la réalité. Parce qu'au niveau torture réelle, je crois qu'on pourrait en faire les manchettes quotidiennement.

    Attendons de voir les retombées réelles de cette annonce avant de saluer bien bas les mérites de ces gestes "spectaculaires".
    Ces annonces sont réjouissantes, c'est évident. Mais entre l'annonce et la réalité, il y a parfois un monde de fumée. Si cette volonté des gouvernements est si sincère, nous devrions voir et sentir les effets bénéfiques de cette fantastique annonce se refléter dans la santé des finances publiques.

    Il y a tout de même un ÉNORME paradoxe.
    « Si vous ne fermez pas vos succursales situées aux Bermudes ou ailleurs, on coupe les aides financières. »
    « L'aide financière »

    C'est comme dire à des voleurs, si vous ne cessez pas de voler on ne vous donne plus d'argent.
    Premièrement, c'est hallucinant de constater qu'on donne de l'argent aux voleurs et deuxièmement, le voleur se dit: "Qu'est-ce qui est plus rentable, continuer à voler ou recevoir des peanuts de ces marionnettes ?"

    Après cette magnifique annonce qui fait presque orgasmer notre éditorialiste, attendons de voir les effets. Il se peut que nous attendions longtemps. Mais en tout cas ça fait de belles nouvelles.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    16 mars 2009 06 h 35
    Un geste plus notable que celui de la Suisse...
    Le geste qui mérite d'être salué, ce n'est pas celui de la Suisse dont les banques ont plus d'un tour dans leur sac, mais c'est celui des Salvadoriens et des Salvadoriennes qui hier ont élu un gouvernement de gauche (un autre).

    AFP titre via Le Devoir:
    « Élections au Salvador - Le candidat de l'ex-guérilla d'extrême gauche se déclare élu »

    Si la droite avait remporté les élections avec le même résultat, AFP aurait titré:

    « Élections au Salvador - Le candidat de la droite est élu »

    Il ne serait pas «déclaré» et il n'aurait pas été «extrême» !


    C'est drôle comment les titres peuvent être différents avec un même résultat:
    51,25 % contre 48.75% sur un total de 91,14% des bureaux compilés.


    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    16 mars 2009 07 h 23
    Grande différence entre confédération et fédération, voir son dictionnaire
    M. Truffault, vous nommez la Suisse : «la Confédération helvétique». C'est seulement une fédération de Cantons. C'est un État fédéral. Faudrait écrire, la fédération helvétique. Même problème au Québec qui est une fédération de provinces à la place d'une confédération qui est une association d'États souverains.

    Ni les Cantons suisses ni les provinces canadiennes ne sont des États puisque les États sont des pays.
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    16 mars 2009 07 h 35
    «Secret bancaire» et non «Secret banquaire»
    Dans les mots clés, il faudrait lire «Secret bancaire» et non «Secret banquaire».
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  • Brun Bernard - Inscrit
    16 mars 2009 07 h 36
    Bof...
    ...il y en a d'autres. Ils ont le tem^psd e s'organiser avec leurs clients. Vous ne le saviez pas et de plus avec l'assentiment des États occidentaux.
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  • François Gerin - Inscrit
    16 mars 2009 09 h 27
    @ Gilles Bousquet, petite précision (suisse) qui va dans votre sens
    « La Constitution de 1848, révisée en 1874, puis en 1978, a remplacé par un État fédératif moderne l'ancienne confédération de cantons qui pratiquaient jalousement jusqu'alors une politique individualiste, possédaient leur propre monnaie, leurs postes, leurs douanes. » (Source : Michelin)

    Vestige de cette ancienne « confédération », les lettres «CH» qu'on voit sur les voitures suisses et qui signifient «Confederatio Helvetica» (et non pas «CHuiche» comme seraient portés à dire certains Camil Samson).
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  • Jean-François Couture - Inscrit
    16 mars 2009 09 h 35
    Au tour du Canada à défaire l'odieux travail de Paul Martin !
    Paradis fiscal, Enfer social

    En 2003, Statistique Canada nous a dit que les compagnies et les nantis du Canada ont détourné dans les eldorados fiscaux la bagatelle somme de 88 milliards$ pour cette seule année, alors qu'en 1990, il y en avait eu pour 11 milliards$.

    En veux-tu des programmes sociaux mon Jo ?
    Réponse : F@ck You MOFO !

    Malgré la parution d'ouvrages implacables tels « Ces Riches qui ne Paient pas d'Impôts » de Brigitte Alepin (1) et « Paul Martin et Compagnie » d'Alain Deneault ; c'est le calme plat. Qu'aucun de nos illustres élus ou scribouilleurs ne s'y intéresse est explicite !

    1 ) http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArt

    "Le peuple est une masse imbécile faite pour être menée par ceux qui se donnent la peine de le tromper." - Frédéric II de Prusse

    En tant que sinistre des finances pendant près de dix ans et actionnaire unique d'une entreprise maritime, soustraite à l'impôt, via des paradis fiscaux ; Paul Martin a instauré une nouvelle ère de cynisme corporatif, peu commune. Le fait qu'il ait siégé au FMI (2), une organisation maintenant reconnue comme une ignoble naufrageuse d'économie au tiers monde.

    2 ) http://www.gregpalast.com/the-globalizer-who-came-

    Je cite Alain Deneault dont le brûlot a été traduit en anglais sous le titre "Paul Martin and Companies, Sixty Theses on the legal nature of Tax Havens" (Vancouver, Talonbooks, 2006). http://www.talonbooks.com/index.cfm?event=titleDet

    "Seuls les médias croient avoir épuisé un dossier qu'ils n'ont osé ouvrir.

    Les paradis fiscaux constituent la négation des principes démocratiques et qui ne s'y oppose pas est antidémocratique. Destinés aux détenteurs de capitaux voulant fuir les contraintes du « contrat social » de leur communauté, ces places prévoient des impôts dérisoires ou nuls, neutralisent toute forme de surveillance juridique et, surtout, voilent totalement leurs activités. Aucun travail substantiel n'y a lieu sinon celui du détournement de fonds inimaginables. Avoir pignon sur rue dans les paradis fiscaux signifie qu'on avalise la criminalité financière.
    La question n'est pas de savoir si la cocaïne que transportait le Sheila Ann l'a effectivement été ou non par la CSL aux fins d'activités criminelles - ce que, curieusement, la justice et les médias canadiens n'ont vraiment pas cherché à savoir -, mais de montrer que la dimension vraisemblable du scénario affirmatif dépend de cette conjonction déjà en vigueur dans la « mondialisation » entre les sphères criminelles, financières, industrielles et politiques."

    Paul Martin était donc prêt à toutes les entourloupes pour éviter de payer sa part d'impôt du pays dont il était le Premier Sinistre... Faut le faire !

    "We're not a democracy. It's a terrible misunderstanding and a slander to the idea of democracy to call us that. In reality, we're a plutocracy : a government by the wealthy." : Ramsey Clark, former U.S. Attorney General

    Pour nos maîtres, la démocratie n'est qu'un autre luxe qu'il faut se payer. L'exercice est systémique car les Bronfman, Desmarais et consorts versent en moyenne 1,9 % de leur fortune en impôt, alors que la fiscalité dépouille la classe moyenne de 50 % de ses revenus. Le Québec est en fait un paradis fiscal pour les grandes sociétés.

    Il y a 4191 entreprises, et pas les moindres, qui ne paient qu'un maigre taux d'impôt de 1.7 %, alors que le taux statutaire imposé aux autres varie de 8,9 à 16,25 %. Rappelons que le Québécois est le contribuable le plus imposé du Canada.

    Les puissants détournent une somme qui équivaut à la moitié des 175 milliards qu'Ottawa perçoit, chaque année, des contribuables.

    Puis, on vient nous convaincre, à grands coups de bâton médiatique, qu'il n'y a plus d'argent pour financer les programmes sociaux, qu'il faut se serrer la ceinture, que l'on ne travaille pas assez fort et patati et patata !
    Révoltant ?

    "La politique, c'est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien, et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde." - Paul Valéry

    La corruption du pouvoir, telle que pratiquée par cette secte économique, isole ses adeptes en chapelle ardente bien à l'abri des faits et de la vérité. Leur arrogance coule de source. Leur sang froid inspire l'apathie, le cynisme et la malice.

    "As we celebrate mediocrity all the boys upstairs want to see how much you'll pay for what you used to get for free." - Tom Petty / The Last DJ

    Références

    Le guide touristique des paradis fiscaux
    http://www.terra-economica.info/Le-guide-touristiq

    Les paradis fiscaux / Lecture croisée du rapport d'ATTAC et du Rapport Parlementaire
    http://memoireonline.free.fr/12/05/14/paradis-fisc

    LES ÉVASIONS BARBARES
    http://www.radio-canada.ca/actualite/enjeux/report

    Des piliers du capitalisme
    http://www.radio-canada.ca/actualite/enjeux/report

    Un banquier privé des Bahamas fait des confidences
    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/20
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  • Jean Lachance - Abonné
    16 mars 2009 10 h 13
    Gilles Bousquet se trompe pour la Suisse
    La Suisse est une confédération d'États souverains, nommés là-bas cantons qui ont - souverainement et d'un commun accord - décidé de s'associer pour former un pays. C'est tout le contraire du Québec, un territoire conquis, d'où l'appellation depuis 1763 du mot ''province'', du latin provincia, de vincere (vaincre)...
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  • François Gerin - Inscrit
    16 mars 2009 11 h 24
    @ J.-F. Couture
    Bravo pour ce tour d'horizon fort bien documenté.

    Mais comme dirait Deschamps dans son personnage de Québécois simplet (comme il y en a des millions ici, tous endormis par la téléréalité, la loto, la porno, la malbouffe et autres anesthésiques): Quossa donne ?
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    16 mars 2009 11 h 25
    Messieurs Lachance et Gérin sur la Suisse
    L'un me donne et raison et l'autre tort.

    La Suisse est un paradis fiscal qui profite aux exploiteurs et aux voleurs avant d'être une simple fédération de Cantons comme l'écrit M. Gérin à qui je donne raison.

    Pour le Québec, vu que notre fédéral se prend pour une vraie confédération, on devrait se prendre pour un État souverain à cause de nos dictionnaires qui confirment que ce sont des États souverains qui forment des confédérations.

    Fait que, tous, pas masqués, à la manifestation pour demander à notre très provincial gouvernement Charest avec nos pancartes : FAUT CHANGER LE NOM DE PROVINCE DE QUÉBEC POUR ÉTAT SOUVERAIN DU QUÉBEC.
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