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Le titre du transporteur recule - Air Canada rencontre ses syndicats

Le titre d'Air Canada a perdu 5,9 % hier tandis que le premier transporteur canadien rencontrait ses syndicats, opposés à ses plans de réduction des coûts de main-d'oeuvre et de concessions salariales.

La compagnie, également onzième transporteur mondial, devait se réunir hier avec les syndicats représentant ses 8000 agents de bord et ses 9500 employés aéroportuaires et de réservations. Quelque 600 travailleurs aéroportuaires et 600 agents de bord sont susceptibles de recevoir un avis de licenciement dans les prochains jours, selon les syndicats.

La compagnie a annoncé la semaine dernière le besoin de licencier 3600 employés, ou 9 % de sa main-d'oeuvre, et de réduire sa flotte immédiatement. En dévoilant ce nouveau resserrement, que d'autres compagnies ont déjà entamé ailleurs dans le monde, Air Canada a évoqué une situation de «force majeure» en raison de la guerre en Irak.

L'Association des pilotes d'Air Canada, qui représente 3400 pilotes de la ligne principale, attend un rapport de diligence raisonnable signé par la branche torontoise de Kroll au sujet d'Air Canada. Le capitaine Don Johnson, président du syndicat des pilotes, estime que l'analyse de la situation financière de la compagnie sera importante afin d'aider les pilotes à déterminer s'ils devraient envisager des concessions. «Si ça montrait qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour sauver la compagnie, alors il serait probablement mieux pour nous de ne rien faire, a indiqué Don Johnson. Mais tout cela reste hypothétique. Nous devons analyser les finances de la compagnie afin de pouvoir prendre position», a-t-il ajouté.

Le ministre canadien des Transports, David Collenette, a déclaré hier que le gouvernement se préparait à toutes les options éventuelles en vue d'améliorer la situation du transporteur, et n'a pas écarté la possibilité d'acheter une partie des actions d'Air Canada.

Pendant ce temps, Valeurs mobilières Desjardins a fait passer sa recommandation sur le titre de Westjet de «conserver» à «acheter», malgré le risque des effets d'une guerre prolongée en Irak. Desjardins explique sa décision en raison du potentiel du transporteur d'augmenter sa part de marché au Canada au détriment d'Air Canada.

«Westjet est en train de gagner la bataille des parts de marché au Canada et sa structure de coûts compétitive et son bilan financier équilibré lui permet d'être rentable, a indiqué dans une note l'analyste Nadi Tadros, de Valeurs mobilières Desjardins. Nous nous attendons à ce que Westjet devienne un transporteur national d'ici trois ans.»
 
 
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