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Caisse: Rousseau regrette mais ne fait pas d'excuses

Estimant avoir «le devoir de parler à l’ensemble des Québécois», Henri-Paul Rousseau, ex-patron de la Caisse de dépôt et placement, s’est longuement exprimé hier à propos de la contre-performance de l’établissement.
Photo : Jacques Nadeau
Estimant avoir «le devoir de parler à l’ensemble des Québécois», Henri-Paul Rousseau, ex-patron de la Caisse de dépôt et placement, s’est longuement exprimé hier à propos de la contre-performance de l’établissement.
Drainant une foule comparable à celle qui était venue entendre Paul Martin et Stephen Harper, soit 800 personnes, Henri-Paul Rousseau est sorti d'un long mutisme hier, devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), pour défendre son bilan en exprimant un seul regret: oui, il y avait trop de papier commercial dans les livres de la Caisse de dépôt et placement.

Armé d'une présentation grand écran, M. Rousseau, qui a manifestement beaucoup travaillé pour cette première sortie publique depuis son départ de la Caisse en mai 2008, a livré un discours de 48 minutes — plutôt long pour un dîner de la CCMM — au cours duquel il a lié les pertes de 39,8 milliards à un contexte de crise mondiale, et non à une mauvaise gestion des placements.

«Une crise financière sans précédent a secoué le monde à l'automne 2008, soit cinq mois après que j'ai quitté la présidence de la Caisse. J'ai donc vécu la crise à l'extérieur de la Caisse», a dit M. Rousseau, qui a insisté lourdement sur le fait que, à son départ, personne n'aurait pu prévoir la suite des événements.

«Cela ne veut pas dire que je reste indifférent. Je suis très sensible à la tourmente dans laquelle cette crise financière mondiale a plongé la Caisse et ses déposants», a-t-il ajouté, en disant qu'elle est «en bien meilleur état qu'on ne le croit généralement».

À ce chapitre, l'ex-patron de la Caisse de 2002 à 2008 a vanté son propre bilan en y allant d'une analyse susceptible de froisser ses prédécesseurs: de 2003 à 2007, l'établissement a réussi à générer 15 milliards de plus que s'il avait tout simplement prolongé sa performance «de troisième quartile, comme il le faisait systématiquement de 1988 à 2002».

La Caisse a dévoilé le mois dernier la pire performance de son histoire, une perte de 40 milliards se traduisant par un rendement de -25 %. Nettement pire que le rendement médian affiché par les autres gestionnaires de régimes de retraite canadiens, soit -18,4 %, cette performance a renouvelé le débat sur la mission de la Caisse et soulevé un vent de critiques envers la direction actuelle et son ex-président.

De la fin de 2007 à la fin de 2008, l'actif net des déposants de la Caisse est passé de 155,4 milliards à 120,1 milliards.

Parlant d'une «tempête parfaite» sur les marchés, M. Rousseau a cependant affirmé qu'«on ne peut pas avoir été pendant plus de cinq ans à la tête d'une institution aussi prestigieuse sans ressentir aujourd'hui une sincère empathie à l'égard des gestionnaires et des employés toujours en place. La Caisse a vécu des moments difficiles et cela me touche profondément.»

Pas responsable de la crise

«Aucune politique de diversification, aucune politique de gestion de risques ne met à l'abri de ce genre de synchronisme, qui ne s'est pas produit depuis 80 ans», a dit M. Rousseau. Prié par un journaliste de dire s'il n'avait pas des excuses à offrir, l'ex-président de la Caisse a dit ceci: «Je suis très d'accord avec le fait de prendre mes responsabilités, mais je ne prendrai pas la responsabilité de la crise financière.»

Lors du dévoilement des résultats, l'actuel président par intérim, Fernand Perreault, a indiqué que, parmi les raisons de cette contre-performance, figuraient une perte de neuf milliards liée à son programme de protection contre les taux de change et une provision de quatre milliards pour ses placements dans le papier commercial (PCAA).

Mais plusieurs se sont interrogés sur l'héritage d'Henri-Paul Rousseau. Montré du doigt, M. Rousseau, qui a quitté la Caisse à la fin de son mandat de cinq ans pour se joindre à Power Corporation, a dit avoir «le devoir de parler à l'ensemble des Québécois». Ancien professeur d'université, il s'est donc présenté avec un discours de 11 pages, à interligne simple, une présentation de type Powerpoint, un communiqué de presse et une salle réservée pour répondre aux questions des médias, ce qu'il a fait pendant près d'une heure après son allocution.

PCAA

Il y avait trop de PCAA, a-t-il convenu lui aussi. «Comme l'a dit le président Fernand Perreault, l'erreur ne fut pas de détenir des PCAA; elle fut d'en accumuler autant», a reconnu M. Rousseau.

Le PCAA était un placement de moins de 90 jours dont le rendement provenait d'actifs sous-jacents, comme des dettes de cartes de crédit, des hypothèques, des voitures de location, etc. Il reposait aussi sur des credit default swaps, très complexes. Il était bien coté par l'agence DBRS et offrait un rendement légèrement plus élevé que les bons du Trésor.

Alors que le marché canadien comptait environ 35 milliards en PCAA, la Caisse en détenait le tiers, ce que M. Rousseau a expliqué en disant que l'institution avait d'énormes quantité d'argent comptant à placer et qu'il n'y avait pas assez de bons du Trésor disponibles.

En raison d'une crise de confiance et des agissements de certaines banques étrangères, en août 2007, le PCAA a été complètement paralysé, faute d'acheteurs. Il a été restructuré en obligations dont l'échéance, en moyenne, est de sept ans.

S'il y en avait autant à la Caisse, a dit M. Rousseau, c'est que la politique de gestion de risques de la Caisse n'a pas de plafond pour les produits du marché monétaire de première qualité, selon lui. Et il ne faudrait pas croire que les 13 milliards de PCAA sont entrés dans les coffres d'un seul coup.

«L'accumulation est le fruit de centaines de transactions réalisées sur une période de plusieurs années sans aucun incident. La Caisse avait simplement beaucoup de liquidités parce qu'elle avait encaissé beaucoup de profits de 2005 à 2007», a-t-il dit.

Certains observateurs se sont demandé pourquoi la Caisse possédait notamment quatre milliards de PCAA qui avait été «fabriqué» par une société torontoise, Coventree, dont elle a déjà été actionnaire. M. Rousseau a dit notamment que cette question rate la cible car la Caisse n'achetait pas le PCAA directement de Coventree.

D'autres établissements possédaient du PCAA, comme le Mouvement Desjardins, la Banque nationale, Transat, etc. Pour M. Rousseau, le fait qu'une si grande partie du PCAA canadien ait été vendu au Québec est un «mystère».

Les derniers mois, pour lui, représentent une rupture entre le monde financier et l'économie réelle. «Cette crise mondiale nous apprend que, malgré les grands dogmes de la finance, il nous faut dorénavant tout envisager — même l'improbable, voire l'impossible. La crise de 2008 a tout changé à tout jamais.»
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 00h55
    Rousseau n'a pas tout dit, loin de là !
    Henri-Paul Rousseau a eu beau tenter, devant son auditoire de la Chambre de commerce, de se justifier sur la mauvaise performance de la Caisse de Dépôt en 2008, mais il n'a pas tout dit, d'où l'importance de l'obliger à se présenter en commission parlementaire, notamment, comme l'ont demandé le PQ et l'ADQ, pour en savoir plus sur les fameux PCAA.

    Pourquoi la Caisse de Dépôt en a-t-elle autant acheté ? Pourquoi, également, de tels placements étaient vendus par un intermédiaire de Coventree ? Une opération menée par les milieux financiers torontois contre la Caisse, trop performante à leur goût ? Les Québécois ont absolument le droit de savoir ce qui s'est passé.

    En terminant, d'après des journalistes qui l'ont interrogé à ce sujet, M. Rousseau aurait quand même l'intention de garder sa prime de départ de la Caisse (quelque 380 000 $) même si, sous sa gouverne, les actifs de cette institution ont baissé de près de 40 milliards $. Indécent !

  • Mathieu Santerre
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 06h20
    Henri-Paul Rousseau implique les répondants des politiques de placement
    Pour la première fois, un intervenant majeur dans ce dossier a confirmé publiquement que les répondants des politiques de placement ont la responsabilité d'approuver le niveau de risque que la Caisse applique dans la gestion de leurs avoirs. Il devient donc impératif d'entendre les membres des comités de retraite, ainsi que la ministre des Finances, pour faire toute la lumière sur les événements. Seule une véritable commission d'enquête permettra d'y arriver.

  • Jean Claude Pomerleau
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 07h19
    Une enquete publique pour eclaircir "mystere"
    Papier commercial: «C'est un mystère» (H P Rousseau)

    Et pour éclaircir ce mystère qui fait que la Caisse s'est retrouver avec 40% des papiers commerciaux émis au Canada, que M Rousseau n'a pas voulu éclaircir, ne faudrait il pas une enquête publique. Non, répondent les deux ex Premier ministre péquistes: M Pierre Marc Johnson et M Lucien Bouchard ! Seul Bernard Landry pose encore des questions pertinentes: « Comment se fait-il que l'on se soit retrouvé avec une telle proportion du marché (près de 40%). Il dit que c'était coté AAA par une agence torontoise (DBRS), mais Standard & Poor's et Moody's ne voulaient pas coter »,

    Bonne question auxquelles s'ajoutent les deux questions qui tuent de M. Yves Michaud, a l'émission Tout le monde en parle: quelle est l'entreprise de Toronto qui nous a vendu ces papiers commerciaux ? et qui au Québec étaient en lien avec eux pour leur faciliter la tâche ?

    Puisse qu'il ne faut pas compter sur M Rousseau pour clarifier le « mystère » . Et encore moins sur la médiacratie, mobiliser dans une opération historique de détournement et de manipulation de débat pour nous convaincre qu' il ne faut pas d'enquête publique. Alors en attendant la suite essayons de comprendre par nous même.

    La CDPQ est une victime consentante

    Voici les 4 conditions qui devaient être remplies pour qu'une petite entreprise de Toronto, Coventree Capital Group inc. devienne le plus gros fournisseur de PCAA non bancaire au Canada et que la CDPQ en soit l'acheteur le plus important. Avec pour conséquences une perte de 10 milliards pour l'ensemble du Québec! (La suite) :

    www.vigile.net/Quebec-sink

    Conclusion:

    Qui a fait quoi à l'intérieur de ces organisations pour que le Québec soit inondé de ces produits toxiques ? Seule une enquête publique pourrait nous éclairer.

    Et c'est exactement sur cet enjeu d'une enquête publique que va se confronter deux forces majeurs au Québec, non pas seulement fédéralistes contre souverainistes; mais plus précieusement sur une vision de l'État: l'État Parizeau contre l'État Desmarais. Une confrontation historique ou l'on débusquera les faux amis; comme nos deux ex Premier ministres avalés dans la nébuleuse de Power Corp comme M Rousseau et qui ne veulent surtout pas d'enquete publique pour percer le "mystère", et de nouveaux qui vont se révéler sur les barricades et qui voudront justement percer ce "mystère": Comment Toronto a morpionnee le Québec de plus de 10 milliards: Caisse de dépôt; Banque Nationale; Mouvement desjardins.

    jcpomerleau






    ........................................................

    JCPomerleau

  • Bernard Tremblay
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 08h02
    Une Commission d'enquête...
    Vivement une Commission d'enquête sur la Caisse et qu'on oblige tous les acteurs du fiasco à venir répondre à toutes les questions pour que le simple citoyen puisse comprendre ce qui c'est passé....

    Nous avons le droit de savoir et seulement une Commission d'enquête aura la crédibilité pour forcer M. Rousseau et Mme Forget à venir témoigner.....

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 08h19
    Proverbe russe
    Le succès a plusieurs pères
    L'échec est orphelin.
    Surtout au Québec....
    ---------
    En Chine, Rousseau serait un homme déjà mort
    Au Japon, il se serait déjà fait harakiri
    Au Québec, il a eu une prime de 400k

    --------
    Rousseau est venu mentir effrontément aux députés l'an dernier en affirmant qu'il n'allait perdre que 500 millions sur 13 milliards sur 155 milliards. Des pinottes. On est rendu à 5,5 milliards. Une petite erreur de 1100%, de 5 milliards.

    Les PCAA étaient pour 30, 60 et 90 jours. Comment expliquer qu'il a continué à en acheter alors que le marché s'effondrait?

    Comment expliquer qu'il a investi dans l'aéroport de Londres plutot que dans l'Alcan du Saguenay?

    Comment expliquer que les dépenses n'ont cessé de monter alors qu'il devait couper après la période faste de son prédécesseur.

    Comment expliquer qu'on a joué contre le dollar américain?

    Combien d'employés ont gagné plus de 100k en 2007?

    Qu'a-t-il fait entre son départ en mai et son arrivée chez Power en janvier?

  • Claude Desjardins
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 09h01
    La Caisse de dépôt: Excuses de M. Rousseau
    Pourquoi s'excuser !
    Quand la Caisse fait de bons coups est-ce qu'on
    félicite ses dirigeants publiquement ?
    Est-ce que le Mouvement Desjardins qui a acheté lui aussi des PCAA devrait s'excuser auprès de ses membres car cette année les ristournes vont diminuer, mais les pensions elles de la RRQ ne changeront pas.
    Claude Desjardins
    Claude

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 09h06
    Qui finance la dette accumulée de $60 millards de la Caisse?
    Il fallait donc acheter ces actifs toxiques à tout prix. Même que des canadiens bien intentionnés voulaient faciliter l`achat en fournissant des milliards en crédit à la Caisse. Mais alors qui sont ces financiers tordus que la direction de la Caisse voulait satisfaire monsieur Rousseau de Power Corporation? Et puis celui qui a vendu la Bourse des dérivés l`été dernier, Luc Bertrand, veut joindre la Caisse. Voudra-il la vendre aussi? Le club des financiers canadiens tend à déposséder le Québec de tous ses pouvoirs financiers. Il y a péril en la demeure québécoise au sein du Canada. Le pluss beau meilleur pays du monde selon Jean Chrétien.

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 09h11
    Des excuses , ridicule
    C'est quoi cette histoire de faire des excuses pour une erreur faite dans le cours de son travail; même dans le privé on ne voit pas ça. Cette demande est ridicule.

    ouise Harel a-t-elle fait des excuses pour les fusions forcées? Elle n'admettra même pas qu'elle a semé la bisbille dns toutes le municipalités du Québec

    Bernard Landry a-t-il fait des excuses pour la Gaspesia? Il n'admettra même pas qu'il a fait une erreur.

    Claude Blanchet a-t-il fait des excuse pour les pertes à la SGF? Au contraire, il est parti avec une prime de 300,000$ et une pension de 80,000$ à vie

    Le PQ a-t-il fait des excuses pour sa mauvaise planification du zoo de québec , ce qui a entrainé sa fermeture?

    Il y en aurait des centaines comme ça?

    Allez-vous nous lâcher patience avec cette histoire d'excuses pour les erreurs commise à la caisse de dépot?

    On n'en finirait plus si tous les gestionnaires et les politiciens faisaient des excuses pour leurs erreurs.

    Le gouvernemnt s'apprête à faire une erreur monumentale avec la question du mode de gestion en PPP pour le chum? Est-ce que quelqu'un s'attend de recevoir des excuses dans dix ans? Oubliez ça.

    Nous ne sommes pas au japon ou les gens se font hara-kiri pour des erreurs; nous deviendrons bientôt à cours de gestionnaires et d'admnistrateurs publics.

    Contentons-nous de demander des explications , de faire admettre une certaine responsabilité et oublions les excuses; c'est un peu quétaine.

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 09h27
    Un « mystère » signé Power Corp?
    Il ne faut pas laisser M. Rousseau ou qui que ce soit s'en tirer avec des haussements d'épaule et des allégations de «mystère».

    Il y avait des signaux à l'effet que la crise mondiale et l'éclatement de la bulle immobilière était inévitable, dès 2006, voire même 2004.

    Il y a donc eu une action concertée pour «couler» le Québec et tout ce qui reste de son autonomie économique. M. Rousseau, tout comme Lucien Bouchard, fait partie des traîtres au service de la haute finance transnationale et devra être jugé en conséquence.

  • roger montreal
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h09
    Une question
    Moi je me pose une question, j aimerais avoir la réponse.
    Dans CONVENTREE CAPITAL GROUP/COMME : POWER corp.et DESMARAIS sont partout au QUÉBEC/ sont ils présent dans cette compagnie de gestion .
    La raison pour laquelle le gouvernement ne veut pas
    d enquete car, CHAREST qui est le valet de POWER CORP. ET DESMARAIS, il veut mettre le couvert sur tout cette saga.
    ROGER MONTREAL

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 10h17
    Congédiement de Carbonneau...
    Stratégie pour détourner l'attention du peuple de la Caisse de dépôt ???

    Essaie t-on de faire passer les citoyens à autre chose ???

  • Jeromet
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 11h31
    5 questions a H.P. Rousseau
    J'aurais 5 questions a poser a M. Rousseau

    1- Ou est le rapport de

    PriceWaterhouseCoopers sur les risques du

    PCAA sorti en 2008 ?

    Reference:Non seulement les dirigeants de la

    Caisse de dépôt ont investi dans les PCAA

    sans rien y comprendre, d'après Monique

    Jérôme-Forget, mais la Caisse refuse de

    rendre public un rapport indépendant sur le

    risque de ses investissements commandé dans

    la foulée de cette crise.

    Mathieu Boivin Le Journal de Montréal 16

    janvier 2009


    2-Pourquoi la CDPQ qui est aujourd'hui

    l'organisation qui détient le plus de PCAA au

    Canada, est le plus important actionnaire de

    la firme de financement Coventree ?

    Reference: Aujourd'hui moribonde, Coventree

    était le plus important promoteur indépendant

    de PCAA au pays. » (1). Sans cette

    participation de la CDPQ, il est douteux que

    cette petite entreprise eut produit 16

    milliards$ de PCAA, pour ensuite les « dumper

    » sur le Québec

    http://www.vigile.net/Quebec-sink


    3-Pourquoi la caisse est-elle obligé de renflouer le plus gros placement de la Caisse à l'extérieur du Québec, 2.4 milliards qui avait été qualifiée par le président de l'époque, HENRI_PAUL ROUSSEAU, d'« actif de qualité » qui procurerait « des rendements soutenus sur une longue durée »?

    Reference:

    Pierre Couture - Le Soleil 09 janvier 2009


    4-Rousseau: pourquoi un cadeau de 800,000 options d'achat de Power Corporation?

    Reference:http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/


    5- Pourquoi le gouvernement nomme-t-il un homme de Desmarais a la tete de la caisse? Pour la démanteler ou...

    Reference:

    http://objection_votre_honneur.monblogue.branchez-

  • Porte Parole
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 12h26
    La responsabilité?
    Je travailles pour une compagnie de théâtre documentaire et notre projet actuel concerne les infrastructures au Québec, en particulier l'effondrement du viaduc de la Concorde à Laval. La responsabilité est un thème majeur de notre prochaine création.

    Nous constatons, que malgré le fait que la tragédie de 2006 ait été causée par des erreurs humaines, personne ne s'est levé jusqu'à maintenant pour plaider coupable... Nous nous demandons s'il en sera de même dans le cas de la Caisse de dépôt...

  • Danielle Bourdages
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 14h17
    "À qui profite le crime ?"
    « D'autres établissements possédaient du PCAA, comme le Mouvement Desjardins, la Banque nationale, Transat, etc. Pour M. Rousseau, le fait qu'une si grande partie du PCAA canadien ait été vendu au Québec est un «mystère». »

    Voilà un mystère qui a des conséquences claires : il a affaibli l'économie du Québec.

    Si le "mystère" ne peut être éclairci à la tête, l'analyse des résultats peut parfois éclairer, en relevant ses traces - ou ses effets, si vous préférez - les lieux où il a posé les "pieds".

    Pourquoi au Québec plus qu'ailleurs au Canada ? Tous les analystes sérieux se le demandent.

    La question se poserait-elle : "à qui profite le crime ?". Parfois on parvient à élucider [au moins un peu de] l'obscur à compte de déductions, vous diront les scientifiques.

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 14h51
    Le tsunami a duré 3 mois sans paire de mains sur le volant....
    En 1987, le marché s'est effondré de 22% en une seule journée. Impossible de réagir. Mais cet automne on a vécu un crash de 30% qui s'est étiré sur plusieurs semaines.
    Or, c'était en plein dans le temps où la Caisse n'avait pas de pilote à bord. Une bonne direction aurait permis d'éviter une partie du tsunami en vendant à temps.
    Si Rousseau ne peut être blâmé de ce désastre, Charest et Madame Saccoche en sont les grands grands responsables.

  • Jean-Marc Garneau
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 15h25
    La magie du tripot et le sourire du ministre premier
    Une petite emquête assez simpliste ferait basculer le rendement tout de bonbon rose de la gestion de M. Rousseau, je me souviens qu'a ses débuts à la caisse il avait arbitrairement dévalué de façon drastique l'année précédant son entrée afin de gonfler à bloc sa première année de gestion vous n'avez qu'à regarder le pourcentage supérieur de sa première année de gestion!! et de suite il s'en est gardée un peu pour les quatres années suivantes pour soutenir ses pourcentages après son 5 ans, soit le temps exact d'une comptabilisation de gros chiffres gonflés artificiellements à bloc et voilà qu'il part, boum sa grosse bulle se dégonfle,mais bien sur il est parti.Attention ce scénario n'est pas la seule cause des déboires de la caisses, mais cette manipulation des chiffres représente probablement 50% du désastre, à vous messieurs dames de faire vos enquêtes.

  • gaetanfo
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 17h07
    Qui alors a vendu les PCAA à la Caisse ?
    «la Caisse n'achetait pas le PCAA directement de Coventree.»

    Il serait intéressant de savoir qui alors était le vendeur.
    Y en a-t-il eu un seul ? Toutes les institutions canadiennes
    qui s'en sont procuré ont-elle acheté du même intermédiaire ?

  • Diane Cadieux
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 18h27
    Mystère
    Pour un dirigeant de son envergure et de sa renommée, j'aimerais bien savoir comment, dans Sa Caisse, il a pu y avoir au moins ... "un mystère"
    Incompétence???
    Laxisme???
    M.Desmarais a dorénavant, dans son entourage, un participant à surveiller...

  • Jeromet
    Inscrit
    mercredi 11 mars 2009 01h04
    @ Gaétan Fortin
    J'ai lu quelque part que c'était quelqu'un de la Banque Nationale qui avait fait les ventes à la Caisse et chez Desjardins. Espérons que nous pourrons éclaicir ces choses...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 13h43
    Pourquoi s'excuser....
    lorsqu'on a rien à se reprocher!

    Rousseau, Charest, et Jérôme-Forget ne sont pas responsables de la crise économique; ça apporte juste de l'eau au moulin pour alimenter le verbiages des référendistes.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 13h53
    Carbo & la thèse du complot....
    "Stratégie pour détourner l'attention du peuple de la Caisse de dépôt ???"

    Jusqu'où peut mener l'hystérie collective....des référendistes!

    Vous devriez écrire un "thriller" là-dessus, et le vendre à 1¢ la copie.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 14h03
    La magie du tripot....
    Qu'avez-vous à tant brailler puisque c'est le PQ qui a fait la gaffe de nommer HPR à la tête de la Caisse et que le PLQ n'a fait que renouveler son mandat pour ne pas se faire taxer de partisanerie par le PQ.

    C'est ce qui arrive quand on veut se montrer accommodant.... avec le PQ; on s'en mord les doigts à la longue.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 14h06
    Qui alors a vendu.....
    Ça vaudrait la peine de creuser jusqu'en Chine, pour le savoir...!

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