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Caisse de dépôt - Rien de neuf, M. Rousseau !

Comme prévu, l'ex-président de la Caisse de dépôt et placement, devenu vice-président chez Power Corporation, M. Henri-Paul Rousseau, a fourni une très bonne performance pédagogique devant les gens d'affaires et les journalistes réunis, hier, au dîner de la Chambre de commerce.

Cela dit, quiconque a suivi le fil des événements survenus au cours des deux dernières années n'a rien appris de neuf quant aux causes de la contre-performance de la Caisse enregistrée en 2008.

À propos du papier commercial, M. Rousseau a répété que l'erreur avait été de ne pas fixer de plafond à la quantité de ce produit acquis comme placement liquide. Pourquoi la Caisse et d'autres institutions québécoises en ont-elles acheté autant, comparativement aux autres institutions canadiennes? Ce n'est pas à cause du rendement, répond M. Rousseau, mais probablement parce que les banques étrangères qui offraient ce produit et en assuraient théoriquement la liquidité étaient plus présentes au Québec que dans le reste du pays. Or ce sont ces mêmes banques étrangères qui se sont défilées lorsque le marché mondial du papier commercial adossé à des actifs s'est enrayé.

D'accord, mais voilà qui remet en question la présumée sophistication du modèle de risque utilisé par la Caisse. De même pour les pertes de 8,9 milliards associées au coût de protection contre le risque de change, une stratégie qui n'est pas non plus utilisée avec autant d'intensité par les autres institutions. Puis, que dire des activités de «Répartition de l'actif», qui sont en fait des produits dérivés spéculatifs — spécialité de la Bourse de Montréal — et qui ont fait perdre deux milliards à la Caisse en 2008, avant leur liquidation complète en octobre dernier?

À la défense de l'ex-président Rousseau, il faut critiquer la Banque du Canada pour avoir refusé de considérer le PCAA non bancaire comme celui des banques canadiennes. En agissant ainsi à l'égard de ce que Bay Street considérait comme «un problème québécois», la Banque du Canada a aggravé la crise du crédit.

En revanche, M. Rousseau n'a pas réussi à nous convaincre que ce ne sont pas les choix d'investissements particuliers de notre Caisse de dépôt qui ont contribué à accentuer ses pertes. On veut bien croire que plus de la moitié des résultats de 2008 ne sont que des «provisions pour pertes» sur papier, et non des pertes réelles, voilà tout de même des sommes colossales qui menacent la stabilité des rendements attendus par les déposants.

Cette sortie publique de M. Rousseau ne répond donc pas à la plupart des interrogations qui ont cours concernant la gestion de la Caisse et ses orientations. Pour cette raison, le gouvernement doit revenir sur sa décision de ne pas tenir une commission parlementaire spéciale. Et si la crise se poursuit, il faudra aller beaucoup plus loin, puisque l'actuelle politique de placement de la Caisse de dépôt ne pourra tout simplement pas suffire à protéger et à faire fructifier l'épargne des Québécois.

j-rsansfacon@ledevoir.ca
 
 
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  • Bernard Gervais
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 01h16
    Insuffisant !
    Si M. Rousseau pensait s'en sortir avec son discours vague d'hier à la Chambre de commerce de Montréal, c'est raté.

    Par conséquent, il doit absolument être interrogé en commission parlementaire, surtout au sujet des PCCA, grands responsables des résultats catastrophiques de la Caisse de Dépôt pour 2008. D'ailleurs tous les sondages le prouvent : la population exige des explications précises à ce sujet.

    Blâmer uniquement la crise économique pour se qui s'est passé serait totalement inacceptable. Il y a quand même des limites à dire qu'on est responsable de rien !

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 01h48
    Questions
    Il y a des questions que personne ne pose et auxquelles j'aimerais bien qu'on apporte des réponses.
    1- Ces PCAA viennent de quelles institutions ?
    2- Ont-ils été vendus par des courtiers ?
    3- Si oui qui sont ces courtiers ? Quelles sont les maisons de courtage qui ont vendu des PCAA à la caisse ?
    4- Combien d'argent ces courtiers et ces maisons de courtage ont-ils empoché dans le cadre de ces achats de PCAA par la caisse ?
    5- Qui a autorisé ces achats ?
    6- La ministre des finances était-elle tenue au courant de ces achats ?
    7- Le premier ministre a fait voter, sous le baillon, une loi pour modifier le mandat de la caisse, comment peut-il maintenant se défiler et affirmer qu'il n'a rien à voir dans ce désastre ?
    8- Pourquoi soudainement le fait que l'opposition questionne les actions et l'inaction du gouvernement dans ce dossier est-il considéré comme inacceptable ?
    9- Pourquoi M. Charest a-t-il le droit de faire de la politique sur le dos des autres partis et accuse-t-il ces mêmes partis de faire de la politique partisane dès qu'on lui pose une question ?
    10- Pourquoi M. Charest et Mme Jérôme-Forget ne sont-ils jamais responsables de rien ? La responsabilité ministérielle n'existe que pour les autres ?
    11- Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à vivre dans une république de bananes, à permettre à un dégénéré de gouverner le Québec sans jamais avoir de compte à rendre ?
    12- Comment ceux qui ont voté pour un cave pareil font-ils pour dormir ?
    13- Comment ceux qui sont restés chez-eux, sous le fallacieux prétexte que les politiciens c'est du pareil au même, font-ils pour se regarder dans le miroir ?
    14- Nous en avons encore pour au moins 4 ans de ce régime qui est uniquement voué à la défense et à la promotion des intérêts de ses ti-namis, de ce gouvernement de merde qui est en train de tout saccager. Quand patapouf va lever les feutres en direction d'Ottawa, c'est nul autre que Lawrence Cannon qu'on va nous proposer comme remplaçant. Le PLQ n'est rien d'autre qu'une filiale du reform. Qu'est-ce que les Québécois peuvent bien trouver à ces gens qui les considèrent comme des moins que rien ? Comment un peuple peut-il, en 2009, être encore à ce point colonisé, pour aimer servir de paillasson ?
    15-Je ne peux pas croire qu'on va nous détrousser de 40 milliards et que cela va passer comme une lettre à la poste. On va un peu chialer sur les blogues et puis on va prendre notre trou, comme d'habitude et dans 4 ans, on pourra donner un gouvernement majoritaire à Lawrence Cannon.Après John (Patapouf) Charest, Lawrence (loose) Cannon, sidérant !!!

  • Diane Jeannotte Tremblay
    Abonnée
    mardi 10 mars 2009 02h03
    Rien de neuf M. Rousseau
    M.Rousseau,
    Pourquoi avez-vous quitté avant la fin de votre mandat, qui était de 5 ans? Des raisons familiales ? Où vous saviez ce qui se préparait? Comme dirait la chanson *On ne le saura jamais*

  • André Loiselet
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 03h47
    Le peuple est bon perdant
    Durant la crise des années trente, alors que le peuple vivait la grande misère, il y avait encore des riches qui roulaient carosse doré. C'est tout dire. Surveillez bien ce qui nous attend...

  • Mathieu Santerre
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 06h18
    Henri-Paul Rousseau implique les répondants des politiques de placement
    Pour la première fois, un intervenant majeur dans ce dossier a confirmé publiquement que les répondants des politiques de placement ont la responsabilité d'approuver le niveau de risque que la Caisse applique dans la gestion de leurs avoirs. Il devient donc impératif d'entendre les membres des comités de retraite, ainsi que la ministre des Finances, pour faire toute la lumière sur les événements. Seule une véritable commission d'enquête permettra d'y arriver.

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 07h44
    Pourquoi la Commission n'a-t-elle pas encore commencé son travail?
    M. Sansfaçon écrit:"Cette sortie publique de M. Rousseau ne répond donc pas à la plupart des interrogations qui ont cours concernant la gestion de la Caisse et ses orientations. Pour cette raison, le gouvernement doit revenir sur sa décision de ne pas tenir une commission parlementaire spéciale."

    Mais, cher Monsieur, si je me souviens bien, c'est justement le gouvernement qui a proposé de tenir une commission parlementaire spéciale sur les activités de la Caisse?

    Georges Paquet

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 08h28
    Bonne performance pédagogique? Pas sûr.
    Si vous considérez que c'était là une bonne performance pédagogique, cela veut dire que vous avez une drôle de conception de la pédagogie monsieur Sansfaçon.

    Pour moi un bon pédagogue c'est quelqu'un qui sait bien s'y prendre pour faire comprendre ce qu'il a ou ce qu'il veut expliquer à son auditoire ou à ses lecteurs.

    Ce n'était sûrement pas le cas de monsieur Rousseau hier.
    Il a plutôt donné un bon spectacle. La preuve c'est les «distingués invités» se sont tous, nous dit-on, levé de leur chaise à la fin du «show» pour l'applaudir à chaudes mains. N'ont-ils pas été plutôt éblouis au pointe de perdre tout sens critique?

    C'est là le propre d'un bon illusionniste mais non pas d' un bon pédagogue.

    Une dernière remarque. Monsieur Rousseau ne semble pas avoir une idée très claire de ce que c'est que le service public.

    Si c'était le cas, il se serait au moins excusé pour les erreurs qu'il avoue avoir commises.

    Il n'est pas le seul hélas. Pourtant il nous en faudrait de bons modèles à suivre.

  • Michel Rochette
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 09h27
    La Caisse est une caisse de retraite, pas un fonds d'investissement!
    Je suis tout à fait d'accord de revoir le mode de fonctionnement de cette institution québécoise...La Caisse, élaborée à l'époque sur le modèle français de la Caisse de Dépôts et de Consignation, tire son modèle de gestion de sa loi constitutive...par conséquent, c'est au Parlement du Québec d'en revoir son mode de fonctionnement et au ministre des Finances d'en être ultimement responsable.

    Si le ministre des Finances ne veut pas en être ultimement responsable, il deviendrait donc pertinent que cette institution financière devienne encadrée par les règles qui s'appliquent à l'ensemble des institutions de ce type et on pourrait même envisager un organisme de réglementation de l'ensemble des sociétés d'État québécoise, à l'image de ce qui se fait aux États-Unis. La présence du Vérificateur du Québec, qui vérifie les comptes après coup, n'est pas suffisant!

    En attendant, en se basant sur l'information publique, il en ressort que la Caisse a des gros de problèmes de gouvernance et de simple gestion, sans compter sa gestion déficiente du risque...une culture de risque se créé au fil des années et cette institution n'en possède pas beaucoup...sans doute étant dû au fait que la Caisse a été utilisée comme fonds d'investissement et non comme une caisse de retraite au fil des années.

    En effet, une caisse de retraite n'emprunte pas de l'argent comme la Caisse l'a fait en mettant en garantie ses actifs afin de profiter de l'effet de levier financier comme ferait un fonds d'investissement...D'ailleurs, c'est ce qui effraient les agences de notation dont Standards and Poors. Tout individu qui possède un REER ne peut emprunter en mettant en garantie les actifs de son REER, donc pourquoi la Caisse est-elle autorisée à le faire puisqu'elle constitue le REER collectif du Québec? De plus, si elle emprunte, le ministère des Finances du Québec devrait avoir son mot à dire, ce qui revient encore une fois ultimement au ministre de Finances. Mme Forget ne peut se défiler sur ce point!

    De plus, on invoque des problèmes dus à certaines spéculations avec des produits dérivés. Encore une fois, une Caisse de retraite privée ne pourrait faire cela contrairement à un fonds d'investissement, n'étant autorisée qu'à gérer ses risques grâce à certains produits dérivés...M. Rousseau semble vouloir jeter le blâme sur la Bourse de Montréal, la bourse n'étant qu'un intermédiaire. C'est la Caisse qui a décidé d'investir dans ces produits à des fins spéculatives. Encore une fois, l'on revient à sa loi constitutive, donc au ministre des Finances.

    De plus, l'on parle de pertes dues à la couverture des taux de change. Justement, le but d'une gestion de risque est d'isoler l'institution des fluctuations, les pertes ou les gains résultant de l'utilisation des produits dérivés utilisés en gestion de risque compensent les gains et les pertes des titres réels...donc, gros problème de gestion de risque ici et de gouvernance dus sans doute à l'absence de système adéquat d'information, de mauvaise estimation des ratios de couverture..

    Au niveau de la performance, on compare toujours à des indices externes afin de se justifier. C'est la façon traditionnelle de faire des fonds d'investissement. Une caisse de retraite est créée afin de payer ultimement des prestations. Sa performance doit être évaluée dans le contexte de sa capacité à faire face à ses engagements, ce qu'on appelle dans le monde des caisses de retraite, le Liability-Driven Investment. La Caisse doit changer son mode d'évaluation de sa performance à ce niveau et cesser de penser et d'agir en fonds d'investissement. De plus, l'argument de la comptabilité différente de la Caisse par rapport à d'autres fonds ne semble tenir la route très bien.

    Finalement, dû au vieillissement de la population, la Caisse doit se comporter comme une caisse de retraite. Si on veut faire de l'investissement spéculatif, que l'on crée une nouvelle société d'État à cet égard et qu'on réévalue et réoriente le mandat de la Caisse, que seule une commission d'études du Parlement peut mettre en place étant donné que le Parlement a créé la Caisse en 1965. Toute la planète est en train de repenser ses façons de faire, je ne vois pas pourquoi le Québec en serait exempté, n'en déplaise à la ministre des Finances qui ne veut pas en discuter!

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 09h59
    La petite madame n'a pas surveillé
    La présidente de la CSN Claudette Carbonneau, surnommée la petite madame, est sur le comité de surveillance de la CDPQ.
    Or, avec un tel tsinamu dans notre bas de laine, force m'est de constater que la petite madame n'a pas surveillé comme son mandat rétribué l'exige...

  • Luc Roy
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h15
    Journaliste d'enquête
    Ou sont nos bon journaliste d'enquête? Pour commencer leurs travaux voir les questions de Linda Hart et d'autres déja soulevées das ces commntaires

    Monsieur Le directeur du Devoir ont compte sur votre équipe. Vous êtes le seul journal vraiement indépendant sur lequel ont peut compter pour nous trouver tous les faits. L'assemblée Nationale est embourbé dans ces chicanes habituelles et il n'y a rien ou si peu à attendre d'eux gracieuseté de la non performance du PQ et du cynisme du PM

    Luc Roy Québec

  • Claude Millaire
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h42
    Faut savoir pauser la bonne question
    D'où viennent ces PCAA est-ce que power détenaient des PCAA
    ce serait important de savoir.
    Claude

  • Pierre Girard
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h44
    Michel Chossudovsky, auteur et prof d'économie politique - conférence LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE
    Montréal, le 27 novembre 2008. Vidéo d'excellente qualité.

    LES ENJEUX DE LA CRISE FINANCIÈRE
    La Grande Dépression du XXIème siècle

    avec Michel Chossudovsky

    Les causes et les conséquences de l'effondrement des marchés;
    L'économie réelle en banqueroute;
    Les impacts sur l'emploi et le niveau de vie;
    La décomposition des finances publiques;
    Impacts sur les services de santé et d'éducation;
    L'enrichissement d'une minorité sociale;
    La mondialisation de la pauvreté.

    Quelles sont les solutions de rechange?

    sur ce lien:
    http://www.pierregirard.ca/Chossudovsky

  • Max Roujeon
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 10h54
    L'art de ne rien dire en 48 minutes et d'impressionner le petit peuple
    Au Québec, c'est bien connu, on a la larme facile et on aime le grandiose, aussi hypocrite soit-il.
    Alors quand HPR (J'abrège) nous dit, je suis responsable, une bouffée d'indulgence monte en nous et on pardonne ou on oublie pourquoi on est là.
    C'est comme si, devant le peloton d'exécution, le courageux condamné qui a refusé le bâillon sur les yeux, déchire sa chemise, dévoile son poitrail, pointe de l'index vers son coeur et dit «soldats visez ici».
    Qui osera, après cela, appuyer sur la gâchette?
    Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Quelle mascarade! Mais ça a marché! Pas un journaliste n'a osé poser les questions gênantes et insidieuses.
    On ne fait pas ça à celui qui vient au sacrifice pour nous sauver! Surtout que, si l'on croit HPR, «tout va très bien». On est mieux positionné qu'avant avec 40 milliards en moins.
    J'aimerai bien la comprendre celle là.
    On a eu droit à fiscalité 101 mais aussi à Canadiens 101 (le club de hockey)
    Ça faisait penser aux excuses que trouvent les équipes perdantes au Hockey :
    «On a été sorti des séries, certes, mais on a dominé la ligue pendant plus de la moitié du calendrier». WOW! HPR, aux olympiques au cent mètres, le gagnant c'est celui qui passe la ligne en premier, pas celui qui même dans les 30 premiers mètres et s'effoire par la suite. Faut tu nous prendre pour des cons pour donner de telles explications. Et bien ça a marché, pas un journaliste ne lui a foutu sur la tronche.
    À quoi ça sert HP d'avoir «quartilé» au top de 2002 à 2005 si maintenant on «quartile» plus? Et personne n'a rien dit. On a peur de faire rire de soi quand on ne comprend rien. Moralité, il faut déléguer des journalistes intelligents à de telles réunions.
    Ah! On en a eu du quartile, en veux tu en voilà, et je te répète la phrase parce qu'elle est importante qu'il disait HPR, mais des explications? Un gros zéro!
    Autre question oubliée :
    Il nous a rabâché ses revenus récurrents qui font qu'en fait on n'a pas perdu ce qu'on a perdu, bref, pour un peu on a fait des sous. Je m'explique :
    J'achète place Ville Marie hier, et aujourd'hui Ville Marie vaut la moitié de ce que j'ai payé pour, ça va mal? Non! Tout va très bien! J'ai les loyers qui rentrent! Encore heureux que j'ai les loyers simonak! Mais mon «ROI», il en a pris un méchant coup sur la gueule parce que je pourrai avoir les mêmes loyers avec la moitié de la mise de fonds! C'est comme ça que les PCAA ont «flambés». Quand le paiement est supérieur à la valeur de ce qu'on a acheté, bin, on dit à la banque, tiens voilà les clefs paie toi. Et si la crise fait mal, les entreprises risquent de fermer et pour ce qui est des loyers, on l'aura dans le c... Sombre tableau que celui de notre avenir.
    Et aujourd'hui? Bin, Carbonneau a sauté alors...la caisse vous pensez, on n'en a rien à glander. Les journalistes se jettent sur la copie qui vend. Super timing...quel hasard! Mais...est-ce bien un hasard?

  • André Bussière
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 11h07
    Ponce Pilate, version 21e siècle
    L'ex-président Rousseau s'en lave facilement les mains. Il lave "PLUS BLANC QUE BLANC".
    Les PCAA ont agit comme un virus à l'intérieur du corps.
    Acheter 13 000 000 000.oo $ (oui il y a 9 zéros dans milliard)de PCAA sans trop savoir le niveau de risque qui y était associé, c'est de la plus grande imprudence.
    OK, c'était pas son argent... mais celui de millions de Québécois qui font confiance à ses institutions.
    Si seulement la moitié de cette perte avait été investie au QUÉBEC, ça aurait pu aider à créer 100 000 emplois et plus.
    Mais il s'en lave les mains... IL A OBTENU UNE JOB DE HAUT NIVEAU SALARIAL EN PLUS D'UNE PRIME DE SÉPARATION, payée par les mêmes Québécois lésés dans cette triste affaire.
    UN DISCOUR DE PONCE PILATE, VERSION 21e SIÈCLE.

    1- Une commission parlementaire s'impose.
    2- Une enquète du Vérificateur général est plus que nécessaire.
    3- Des règles plus précises et un mandat plus PRO-QUÉBEC sont de rigueur.

    ANDRÉ BUSSIÈRE B.S.A.
    Montréal
    busand2003@hotmail.com

  • NELL HALLE
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 11h09
    Belle séance!!
    Tres bien M.Rousseau, Quel plaisir pour M desmarais d'avoir écouter ce monologue

  • Roland Fontaine
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 11h25
    Questions
    Les questions posées par Linda Hart,sont très pertinentes et je les appuie entièrement.
    Une enquête publique du receveur général pourrait nous apporter des réponses si on n`est pas une répiblique de bananes.

  • Estelle Lebel
    Abonnée
    mardi 10 mars 2009 11h32
    Quinze bonnes questions
    Madame Linda Hart je vous dis BRAVO !

    A vos 15 bonnes questions j'ajoute celle-ci : Sommes-nous en présence d'un systême de gouvernance autocratique, un gouvernement qui n'a aucun compte à rendre à sa population ?

    Estelle Lebel

  • Donald Bordeleau
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 11h45
    Un piège les firme de notation
    Monsieur Rousseau dit << je ne suis pas le seul à croire en la qualité de la Caisse, puisque pas plus tard que vendredi le 6 mars 2009 dernier Moody's, à la suite de DBRS, a confirmé la cote AAA de la Caisse.

    Les cotations ne veulent plus rien dire devant des entreprises qui sont en faillite aux USA malgré la cotation de AAA de Moody's et compagnie comme DBRS. Il na faut pas se gargariser avec ces cotations, tirer plûtôt à Pile ou Face, soit la reine ou ????

  • André Bussière
    Inscrit
    mardi 10 mars 2009 12h25
    Mme Hart, vous avez raison
    MME LINDA HART, VOUS DITES:

    "1- Ces PCAA viennent de quelles institutions ?"
    "2- Ont-ils été vendus par des courtiers ?"
    "3- Si oui, qui sont ces courtiers ? ? ?
    Quelles sont les maisons de courtage qui ont vendu des PCAA à la caisse ? ? ?
    4- Combien d'argent ces courtiers et ces maisons de courtage ont-ils empoché dans le cadre de ces achats de PCAA par la caisse ?
    5- Qui a autorisé ces achats ?
    6- La ministre des finances était-elle tenue au courant de ces achats ?"

    Moi, j'ajouterais:
    1- Est-ce qu'on peut se faire rembourser ???
    2- Y a t-il eu fraude ou mauvaise volonté de la part des courtiers. ???
    3- Étaient-ils en conflit d'intérêt ???
    3- DES POURSUITES SONT-ELLES ENGAGÉES ???

    QUI VA RÉPONDRE DE TOUT ÇA ???

    LE PEUPLE VEUT AVOIR LES VRAIES RÉPONSES.
    (et lapider les coupables)

    ON A UN PREMIER MINISTRE QUI BLÂME LE PQ ET L'ADQ DE POSER LES VRAIS QUESTIONS #$@%%?&*!#.
    Votre réélection du 8 décembre ressemble à de la fraude, M. Charest.

    MME LINDA HART, VOUS AVEZ ENTIÈREMENT RAISON

    ANDRÉ BUSSIÈRE B.S.A.
    MONTRÉAL
    busand2003@hotmail.com

  • roger montreal
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 16h20
    @M.PAQUET
    Oui le gouvernement voulait une commission vite, de deux jours mais seulement les quelques dirigeants de la caisse point final
    Pour raconter les memes exposés de leur conférence de presse/apprisse par coeur comme a l école/ il y a quelque semaine nous savons tous ses choses.
    ROGER MONTREAL

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 17h34
    M. Paquet et ses oeillères
    Vous aimez être berné et mené en bateau, mais il y a des limites à croire que les autres sont aussi aveugles que vous. Si la mauvaise foi et la malhonnêteté viscérales de patapouf et de sa sacoche ne vous sautent pas aux yeux c'est soit que vous l'êtes autant qu'eux, soit que vous êtes trop paresseux ou trop lâche pour enlever vos oeillères et regarder la vérité en face pour une fois. Vous aimez les leaders conservateurs ? Ne vous inquiétez pas, après John, vous hériterez de Lawrence et en prime, vous aurez l'insigne privilège de pouvoir continuer à voter pour votre patapouf favori, cette fois-là au fédéral. Quelle chance !!!! Je gagerais que le dindon farci est votre plat favori !

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 19h02
    Assez parlé, une manif !!!!!
    Ça doit être l'effet du printemps et de la rage, mais j'adorerais une gigantesque manifestation anti-patapouf et anti-sacoche. Une vraie grosse, énorme manif. !!!!!!!

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 10 mars 2009 19h42
    Linda Hart, ses facéties et ses 52 questions... remarquez d'ailleurs que ses réponses sont déjà toutes faites.
    Chère Linda Hart, si vous ne vous cachiez pas sous un pseudonyme nous aurions plus de satisfaction à relever vos facéties.

    Admettez au moins que si Pauline Marois ne faisait pas de petite politique il y aurait déjà un bon moment que la Commission parlementaire aurait eu lieu et que les péquistes, adéquistes et autres auraient pu poser toutes leurs questions et les vôtres aux dirigeants présents et passés de la Caisse.

    Enfin, on se demande pourquoi M. Henri-Paul Rousseau qui avait la confiance des dirigeants du PQ lorsqu'il fut nommé par eux à la tête de la Caisse il y a quelques années, n'aurait pas mérité la confiance des Libéraux par la suite.

    Au sujet de vos insultes, je vous les retourne enrobées de ce que vous savez...

    Georges Paquet

  • Linda Hart
    Inscrite
    mardi 10 mars 2009 22h08
    La vérité choque et M. Paquet perd ses grands airs
    Votre nom est Georges Paquet ou est-ce un pseudo ? Le mien est Linda Hart et je le porte depuis plus d'un demi-siècle. Assez de conneries M. Paquet. La petite politique on sait très bien qui la fait et qui ne veut pas se présenter devant la Commission. Vous êtes d'une mauvaise foi qui frise la bêtise. Habituellement, vous aimez bien prendre le ton du gars au-dessus de la mêlée, un petit style condescendant qui me fait sourire comme me font sourire tous les prétentieux. Le ton de votre réponse démontre que j'ai visé juste et que la vérité choque. Avec un chauffard Patapouf comme chef, vous n'avez pas la tâche facile, mais épargnez-nous les accusations de petite politique contre Mme Marois et sentez le fumet nauséabond qui émane du chaudron du PLQ. Oh que cela pue ! Dégoûtant.

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    mercredi 11 mars 2009 00h20
    Le Chancelier et la Louve des Sacoches !
    Une fable amorale sur le génocide économique du Québec au profit des prédateurs de l'école de Mr. Paul et du Canada se poursuit...

    "A nation can survive its fools, and even the ambitious. But it cannot survive treason from within. An enemy at the gates is less formidable, for he is known and he carries his banners openly. But the traitor moves among those within the gate freely, his sly whispers rustling through all the alleys, heard in the very halls of government itself. For the traitor appears not traitor, he speaks in the accents familiar to his victims, and he wears their face and their garments, and he appeals to the baseness that lies deep in the hearts of all men. He rots the soul of a nation, he works secretly and unknown in the night to undermine the pillars of a city, he infects the body politic so that it can no longer resist. A murderer is less to be feared." - Cicero, 42 B.C.

    PS : Bravo à Linda Hart, Donald Bordeleau et autres intervenants qui concrétisent la faillite TOTALE du 4ième pouvoir, par les questions qu'ils posent et l'info qu'ils nous communiquent.

    Les médias sont les créateurs de l'opinion publique, qu'ils constituent l'environnement dont la pression déclenche la combativité, la soumission ou le silence - Elisabeth Noëlle-Neumann

    La politique, c'est l'art de consulter les gens sur ce à quoi ils n'entendent rien, et de les empêcher de s'occuper de ce qui les regarde. - Paul Valéry

    Nos efforts auront-ils été vains? Tant de labeur et de sacrifices auront-ils été passés à profits et pertes au silence de l'Histoire ou servis de paravents à l'indifférence de citoyens sans nation, déracinés, en perte de repères, grotesques apatrides d'un monde déboussolé, sans foi ni loi, esclave du marché et de la « main invisible » qui le conduit au non-être et à l'insignifiance? - Yves Michaud

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 10h27
    Insuffisant (suite)
    "D'ailleurs tous les sondages le prouvent : la population exige des explications précises à ce sujet."

    Quelle population...! Les pkiss... ils ne comprennent jamais rien à rien!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 10h49
    Questions (suite)
    Des dégénérés, il y en a partout et pas besoin de se déplacer bien loin pour s'en rendre compte.

    Pour ce qui est de vos questions existentielles, elles ont été pigées un peu partout dans les médias et elles ne suscitent des questionnements que pour les esprits obtus.

    Pour ce qui est de Jean Charest, que vous qualifiez de dégénéré et de patapouf, un tas de sobriquet tout aussi appropriés, pourraient s'appliquer pour votre Pauline.

    Faites-vous une grosse provision de sirop et de pastilles car vous en avez encore pour 4 ans à râler.... et vous risquez d'en perdre la voix!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 10h59
    @ Claude
    "D'où viennent ces PCAA est-ce que power détenaient des PCAA
    ce serait important de savoir."

    Ça été précisé dans les médias, Power n'a jamais fait l'acquisition de PCAA, alors vos soupçons tombent à l'eau.....

    Avez-vous une autre bonne question à poser!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 11h11
    Holà..qui dit "système de gouvernance autocratique"
    "Sommes-nous en présence d'un systême de gouvernance autocratique, un gouvernement qui n'a aucun compte à rendre à sa population ?" (E. Lebel)

    Pas actuellement, mais ça pourrait être le cas si jamais le PQ reprenait le pouvoir. Rappelez-vous des fusions municipales que le PQ a appliqué unilatéralement, sans consultation auprès de la population, des coupures de personnel dans la santé, l'éducation, et j'en passe.

    À trop vouloir souhaiter le malheur...ça va vous retomber sur le nez.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 11 mars 2009 11h38
    Dégoûtant...
    "(..)sentez le fumet nauséabond qui émane du chaudron du PLQ. Oh que cela pue ! Dégoûtant." (Linda Hart)

    Vous ne trouvez pas que vous poussez le bouchon un peu trop loin...Vos propos sont vulgaires et dégoûtants, en effet.

  • Chryst
    Abonné
    mercredi 11 mars 2009 19h20
    Taisez-vous, vous parlez trop
    Linda Hart a écrit < Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à vivre dans une république de bananes, à permettre à un dégénéré de gouverner le Québec sans jamais avoir de compte à rendre ? >

    Je peux répondre à sa question. Parce qu'on a tout simplement peur des conséquences, d'être trop dérangeant.

    Rappelez-vous de la poursuite d'une minière contre une maison d'édition qui dénonçait ses pratiques. Ça peut coûter cher en frais de cour.

    On a peur de bouleversé l'ordre établi quoique l'on pourrait y gagner sur plusieurs plans. Pourtant le ridicule n'a jamais tué personne. On a peur de perdre la face. Qui s'expose le plus ?

    Il ne se peut pas qu'un pur inconnu fasse parler de lui. On voudrait des preuves hors de tout doute.

    Michel Thibault ing f. m. sc. écologie & pédologie

  • Max Roujeon
    Abonné
    mercredi 11 mars 2009 21h20
    Mme Hart Bravo! Les «Q.» 11 12 13 sont un pur délice! Tant pis si cela m'attire les foudres de certains
    Manifestement vous vous connaissez tous entre vous. D'après M. Paquet et la Dame Chouinard vous seriez plutôt PQ. Alors, sans vouloir vous déplaire, je ne suis pas péquiste mais je suis capable de reconnaître le bon sens même s'il vient de gens dont je ne partage pas toutes les vues et inversement je ne suis pas prêt à accepter une conduite de dégénéré qui se fout de notre gueule sous le prétexte que je penche plus pour le fédéralisme que la séparation. M. Charest nous prend pour des cons (je suis poli et surtout moins volubile que vous, Mme Hart). M. paquet et Mme Chouinard, vous rendez vous compte que depuis que M. Charest a été réélu, Obama a fait voter son plan, il a mis l'argent dans l'ÉCONOMIE (vous savez, le mot qui était sur vos «%?|!"» d'affiches) et le pays les plus lents en Europe Sarko inclus ont déjà l'épaule à la roue et fait quelque chose. Nous, on a pas encore trouvé la roue. Vous n'avez rien fait! Ah si! Vous avez laissé la régie de l'énergie encore augmenter l'hydro sous le prétexte de ne pas vous en mêler comme pour la caisse de dépôt. On ne vous a pas élu pour que vous passiez votre temps à dire, «ça marche très bien sans nous donc on ne s'en mêle pas», vous vouliez tenir le volant tout seul non? Pour garder le char au garage sans doute? Ça, vous avez oublié de nous le dire.

  • Jean Desjardins
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 12h19
    Max Rougeon: Vous faites ma journée...
    Vous faites ma journée, monsieur Rougeon.

    Votre exposé ne fait pas de vous un souverainiste ni un méchant péquiste, mais il démontre qu'on peut garder son libre-arbitre par rapport aux politiciens pour lesquels on a voté. Cela correspond à ma conception du mot démocratie. Il est possible que vous vous ayez attiré les foudres des 'fédérastes' qui sévissent dans cette chronique ou ailleurs chez Gesca, mais certainement pas des 'fédéralistes non bêtement partisans' qui sont, certes, trop discrets à mon goût mais qui sont probablement plus nombreux qu'on pense. D'ailleurs, j'ai un certain nombre de ces compatriotes fédéralistes allumés qui font partie de mon cercle d'amis. C'est le respect mutuel qui nous réunit.

    S'il y avait davantage de fédéralistes comme vous, il y aurait de l'espoir d'établir un dialogue constructif entre les diverses forces de changement au Québec, y compris avec ceux et celles qui préconisent la Souveraineté du Québec. On pourrait probablement se sortir du bourbier dans lequel nous pataugeons collectivement depuis trop d'années, déjà. Bref, on pourrait construire un héritage plus prometteur à nos petits-enfants. Souveraineté ou non.

    Vous avez tout mon respect pour votre position courageuse et au plaisir de vous lire à nouveau, y compris quand vous émettrez des opinions qui seront différentes des miennes mais qui seront le résultat d'une réflexion limpide et sincère.

    Jean Desjardins

    P.S. Question de retourner l'ascenseur à mes amis fédéralistes, je pense personnellement que Pauline Marois et le PQ ont beaucoup de travail sur la planche a dessin avant de se présenter en véritable alternative au vide gouvernemental actuel. Espérons qu'ils n'ont pas les yeux bandés, les oreilles bouchées et la bouche cousue à l'instar de ce qu'ils reprochent à Jean Charest et au gouvernement libéral en place...

  • Max Roujeon
    Abonné
    jeudi 12 mars 2009 15h30
    M. Jean Desjardins: Merci!
    À défaut du pot que j'attendais...Ô Surprise! J'ai reçu les fleurs.
    Je puis vous assurer Monsieur Desjardins que, sans tomber dans la basse flatterie, les bons mots dont vous me gratifiez, vous les méritez largement. Vous faites preuve d'une ouverture d'esprit peu banale et surtout, pour reprendre un mot qui fut à la mode un temps, de lucidité. Et si vous n'êtes pas le seul ainsi (je fais référence à votre cercle d'amis), alors il y a de l'espoir. Merci, au plaisir!

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