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GM: les TCA font leurs sacrifices

Gel des salaires et réduction des avantages sociaux

Le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) a proposé hier des concessions visant à assurer l’avenir des usines de montage et de pièces automobiles au Canada.
Le syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) a proposé hier des concessions visant à assurer l’avenir des usines de montage et de pièces automobiles au Canada.
Le constructeur automobile General Motors (GM) et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) ont conclu une entente de principe, a annoncé hier matin le président des TCA, Ken Lewenza. Les deux parties se sont notamment entendues pour repousser à septembre 2012 la fin de l'application de la convention collective ratifiée l'an dernier, et à geler d'ici là les salaires et les prestations de retraite.

Plusieurs avantages sociaux ont volé en éclats. En plus de la réduction de quelque 40 heures de la paie de vacances entrée en vigueur au début de l'année, les congés payés seront réduits de 40 heures additionnelles par année. Des modifications importantes ont aussi été apportées à toute une gamme de garanties de soins de santé et d'avantages sociaux, notamment l'introduction de nouvelles quotes-parts mensuelles de 30 $ pour les travailleurs actifs et les retraités de moins de 65 ans.

Le projet d'accord permettra à General Motors de réaliser d'importantes économies et préservera l'avantage dont bénéficient les usines canadiennes sur les usines américaines pour ce qui est des investissements, a indiqué M. Lewenza.

Cette entente survient trois jours après que le plus important syndicat du secteur industriel canadien a entamé des pourparlers avec le géant de l'automobile pour l'aider à réduire ses coûts et à demeurer concurrentiel envers les usines américaines, pour assurer l'avenir des usines de montage et de pièces automobiles au Canada.

L'entente prévoit la suspension des ajustements salariaux trimestriels et des rentes en fonction du coût de la vie.

«Au début de ces négociations, notre objectif était de réduire au minimum les problèmes rencontrés par nos membres et leurs familles tout en faisant en sorte que General Motors soit en bonne position pour obtenir une aide gouvernementale afin de rester viable», a indiqué M. Lewenza hier par voie de communiqué. «Ces changements représentent un gros sacrifice pour nos membres actifs et nos retraités», a-t-il ajouté.

En plus de presser les consommateurs de recommencer à acheter des véhicules, le syndicat a demandé aux gouvernements canadien et ontarien de confirmer l'aide financière promise au secteur automobile. «Les sacrifices que nous avons consentis dans le cadre de cet accord sont importants, et une grande incertitude continuera de planer au cours des prochains mois sur nos membres actifs et au chômage de même que sur les retraités, à cause de la crise sans précédent que vit le secteur automobile», a affirmé le président du comité principal de négociation des TCA-GM et président de la section locale 222 des TCA à Oshawa, Chris Buckley. «C'est maintenant au tour du gouvernement de jouer pour garder ce secteur industriel en vie et pour y protéger la part qui revient au Canada.»

GM et Chrysler ont jusqu'au 31 mars pour finaliser leurs plans de restructuration afin d'avoir droit à l'aide financière promise par les autorités. Ford, en meilleure santé financière que les deux autres constructeurs, n'a pas demandé à ce jour que l'État lui vienne en aide.

Le constructeur automobile a qualifié l'entente de «nouveau pas positif» dans l'élaboration de son plan restructuration, qui doit être soumis le 20 février aux gouvernements canadien et ontarien. GM a tenu à féliciter les TCA pour leur volonté «à partager les sacrifices en cette période économique extrêmement difficile».

L'entente de principe devra être entérinée par une majorité des quelque 10 000 employés syndiqués des usines ontariennes de GM. Le vote se déroulera demain et mercredi à Oshawa, à Saint-Catharines, à Windsor et à Woodstock.

Le syndicat s'efforceront de négocier des ententes similaires avec Chrysler Canada et Ford Canada.

«Nous savons par ailleurs que ce ne sont pas les travailleurs qui ont causé cette crise, mais bien plutôt l'effondrement du système financier mondial et le gel du crédit qui en a résulté», a conclu M. Lewenza.
 
 
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    9 mars 2009 07 h 14
    Un chantage bien orchestré
    Les organismes missionnaires de l'automobile peinent à survivre. Ces organisations ayant souvent des chiffres d'affaires supérieurs à bien des pays, sont en grandes difficultés !

    Nous en avons le coeur gros, des milliers, des millions d'emplois sont en jeu.

    Une situation qui me donne comme une sorte de goût de chantage dans la gorge.
    On doit réduire les salaires, RÉDUIRE LES SALAIRES.

    On doit accepter la PRÉCARITÉ DE L'EMPLOI, fini la sécurité, fini les avantages, les travailleurs DOIVENT être raisonnables SINON...

    Un CHANTAGE.

    Où donc sont passés les profits réalisés pendant des décennies?
    Profits considérables!

    Les gouvernements SAUVENT le missionnariat de l'automobile:

    Le 17 février dernier, on titrait:
    « Obama va verser 4 milliards à GM ce mardi »
    L'administration Obama va verser ce mardi 4 milliards de dollars supplémentaires pour AIDER LE GÉANT automobile General Motors...
    Un plan élaboré sous la précédente administration...
    Bush avait consenti des enveloppes de 9,4 milliards et 4 milliards à General Motors et Chrysler en décembre et janvier, puis une supplémentaire de 4 milliards à General Motors seul en février.
    http://www.lalibre.be/actu/monde/article/482636/ob

    « GM réclame 30 milliards »
    General Motors et Chrysler suppriment 50 000 emplois.

    « GM a affirmé que l'option d'une faillite pourrait coûter jusqu'à 100 milliards. »
    GM nous avertit et NOUS SAUVE des grands coûts d'un désastre... sa perte...
    http://www.ledevoir.com/2009/02/18/234500.html

    Chantage
    « Chrysler a souligné pour sa part que les deux milliards supplémentaires lui éviteront de recourir à la protection des tribunaux... »

    « Les CONCESSIONS avec le syndicat automobile UAW, les fournisseurs et les créanciers secondaires ont été mises en oeuvre ou ont obtenu UN FEU VERT INDISPENSABLE ».
    « En décembre dernier, le gouvernement Bush s'est lancé AU SECOURS DES GÉANTS américains de l'automobile en débloquant un programme de PRÊTS DE 17,4 MILLIARDS (taux d'intérêt de ????). GM et Chrysler s'en sont prévalues »

    « GM a souligné que ses 19 000 employés au Canada ne seront pas épargnés »
    Les Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) ONT CONSENTI l'an dernier UN GEL SALARIAL sur trois ans. Ils estimaient que cette action apporterait aux constructeurs des ÉCONOMIES SALARIALES D'ENVIRON 900 MILLIONS. L'industrie canadienne de l'automobile venait alors de perdre 13 000 emplois en 2008. On s'attend à une saignée plus étendue: 15 000 et 20 000 pertes d'emplois additionnelles en 2009.

    « Des retraités de GM vivent de l'incertitude »
    http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/20

    « Avec les difficultés que traversent les constructeurs ... »
    Il faut les "comprendre" et le pire, c'est que nous les comprenons...
    Nous avons la compréhension facile à mon avis.
    Où sont donc passé leurs immenses profits et lorsque les profits reviendront, parce que croyez-moi, ils vont revenir, après avoir reçu des milliards de nos gouvernements socialistes lorsqu'il faut SAUVER le privé, après avoir réduit les salaires, diminuer les conditions de travails, annuler les avantages sociaux, réduit les retraites, les profits reviendront.
    Après avoir reçu des milliards, ils distribueront des millions pour une salle de concert, pour quelques "oeuvres" de bienfaisance et nous en aurons, une fois de plus le coeur gros et la larme à l'oeil devant cette générosité (!).

    On oubliera de corriger les "concessions " syndicales et on continuera à profiter de la sueur des travailleurs.

    Nous vivons une arnaque bien orchestrée.

    Jamais autant de milliards n'ont été sortis aussi rapidement pour nourrir des gens qui meurent de faim ou pour sauver des gens qui meurent du choléra (4000 morts au Zimbabwe).
    Pour sauver ces milliers de personnes victimes du choléra au Zimbabwe (un choléra souhaité ???), il n'aurait même pas fallu un milliard de $ en médicaments d'urgence et en soins médicaux. Mais ce ne sont que des humains et en plus leur président empêche l'industrie néolibérale de voler les richesses du pays.

    On laisse mourir les gens de faim, de soif et de maladie, sans s'en émouvoir et on sauve les Géants qui ont fait des milliards depuis des années.

    Nous ne vivons pas du tout de crise économique, nous vivons une crise des valeurs humaines.

    GM, des millions d'emplois dit-on! Oui.
    Mais aussi des milliards de profits, on doit aussi le dire.
    Des milliards de profits jamais partagés.
    Lorsque tout va bien (à l'heure actuelle, en pleine "crise", je me dis que les dirigeants de GM s'en frottent les mains et sont heureux. Tout va bien. Salaires, "restructuration" (nouvelle technologie) licenciement, diminution radicale, rapide et sans effort, des avantages consentis petit peu par petit peu sur de longues années... Pour GM à l'heure de la "crise", c'est le paradis!), lorsque tout va bien, nous retrouvons rapidement nos gouvernements capitalistes. Leurs élans "socialistes" pour sauver les géants disparaissent rapidement lorsqu'il s'agit de "socialiser" les profits. D'ailleurs des gouvernements "socialistes" qui diminuent les impôts des géants... c'est louche!

    Imaginez avec un vrai gouvernement socialiste et imaginatif, les industries que l'on pourrait créer avec 30 milliards!
    Imaginez avec les 700 milliards qui ont servi à renflouer les banques qui nous volent en frais bancaires et avec leur taux de "shylock" sur les cartes de crédit, combien d'emplois et d'entreprise innovatrice nous pourrions créer!

    Nous vivons présentement une immense arnaque.

    « The big three, comme on le nomme, est à bout de liquidité : General Motors, Ford et Chrysler quêtent. »
    « Ces enfants gâtés de l´argent facile et du financement aisé et bon enfant

    "La cigale ayant chanté tout l´été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. ...Elle alla crier famine chez la fourmi sa voisine,..."
    http://realisance.afrikblog.com/archives/2008/11/2

    C'était l'automne dernier (novembre 2008), on écrivait:
    « Après le Bailout américain de 700 milliards $ accordé aux banquiers embourbés dans la crise financière qui n´avait, selon toute évidence, rien changé au refroidissement du crédit, voilà que les fabricants automobiles voulaient, eux aussi puiser à la manne du contribuable »
    Eh oui! Sourions, nous sauvons ces missionnaires !
    Pleurons, ayons le coeur gros, ils ont de la "difficulté" !!!
    Difficulté ?
    Non, je crois qu'ils n'ont absolument pas aucune difficulté. Pour eux, tout marche sur des roulettes.

    Il faut nationaliser les industries. Nous avons les milliards, nous sommes les travailleurs, si nous devons faire des concessions et nous serrer la ceinture que ce soit pour une industrie collective, une industrie socialiste dont on pourra profiter des retombées économiques lorsque la fameuse consommation dont nous sommes habitués, reprendra.

    Il est temps de mettre fin à ce système qui profite de tous et qui ne profite qu'à quelques-uns.


    « GM et Chrysler réclament encore des milliards de dollars »
    http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/bourse/nouv

    Ce sera sans fin et nous ne verrons jamais la couleur des profits à venir, peu importe les "sacrifices" que nous ferons.



    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    9 mars 2009 11 h 16
    La suite... dans les idées
    Il faut avoir un minimum de suite dans les idées.

    La chute des ventes d'automobiles:

    «Rien ne semble endiguer la chute des ventes de voitures en France. »

    « Les ventes de voitures ont décroché de 13,1% en février »
    http://www.lefigaro.fr/societes/2009/03/02/04015-2

    « Les ventes des Américaines chutent »
    « Nouveaux mauvais résultats en février : General Motors a fait état d'une baisse de 52,9% de ses ventes. Ford a vu ses ventes s'effondrer de 48,4%. Chrysler a publié un recul de 44%. »
    http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/

    « BMW annonce une chute de 24% de ses ventes mondiales en février »
    http://www.boursier.com/vals/EUROPE/bmw-chute-des-

    « Chute des ventes de voitures en février au Japon »
    Les ventes de grosses voitures au Japon ont chuté de 32,4% en février par rapport au même mois de l'an dernier.
    Pour les "mini-véhicules", la baisse a été limitée à 9,8%.


    CES NOUVELLES DEVRAIENT NOUS RÉJOUIR.
    Il faut avoir de la suite dans les idées.
    Nous parlons d'une des industries des plus polluantes de la planète. Une des industries qui produit le plus de Gaz à effet de serre (GES).
    Alors, quelles bonnes nouvelles. Des milliers de véhicules de moins de vendus.
    C'est autant de gaz à effet de serre de moins dans l'atmosphère.
    Les gens vivent autant avec moins de véhicules!

    Ils utilisent leurs vielles bagnoles en polluant davantage me direz-vous!
    Vous m'en direz tant!
    Vous faites de la pub pour l'industrie de la pollution, je vous répondrais!

    On vous a conditionné le cerveau à la pollution incontournable?

    On devrait OBLIGER les GÉANTS à faire des véhicules ABORDABLES et NON POLLUANTS. Ceux qu'on nous propose présentement ne sont guère mieux que ceux d'il y a cinq ou dix ans.

    Ces milliards de $ qu'ils ont en cadeau doivent être associés à des conditions strictes. Conditions environnementales ou sociales.

    FINI LES PROFITS SANS CONDITION !


    Les constructeurs automobiles associés aux pétrolières ont empêché pendant des décennies le développement de technologie moins polluante. Moteur hydrogène, moteur roue, etc.

    Il faut prendre conscience de certaines choses. Le quatrième pouvoir, avec ses artisans spécialistes et ses outils de recherche et d'information pourrait aider grandement à une prise de conscience importante pour que la société progresse vers des valeurs plus respectueuses de l'environnement et des valeurs humaines.

    Il faut absolument sortir de l'église de l'économie et vivre dans un monde où l'environnement existe ainsi que la souffrance, la faim, la soif et la maladie.
    Il faut changer et pour changer on doit commencer à faire changer ces Géants qui nous imposent un mode de vie.
    L'église de l'économie nous impose la consommation et on sait pertinemment que cette surconsommation nous pousse à l'autodestruction.

    Il faut avoir de la suite... dans les idées.



    Serge Charbonneau
    Québec
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  • Roland Berger - Abonné
    9 mars 2009 15 h 50
    D'autres gouvernements
    Si le Canada et les États-Unis étaient dirigés par des gouvernements non vendus au néolibéralisme, les sommes faramineuses « prêtées » aux Big Three serviraient plutôt à garantir la pension des employés des dirigeants de l'industrie automobile nord-américaine et à relancer une nouvelle industrie productrice de voitures non polluantes et « achetables » par ses employés. Et alors la TCA et la CAW pouraient crier à GM, Chrysler et Ford : « Allez chier ! »
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario
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  • Jean-François Lafleur - Inscrit
    9 mars 2009 23 h 48
    Je pense que ce n'est pas du socialisme, mais du keynésisme
    Je suis étudiant en relation industrielle à l'UdeM, et je ne crois pas que ce que font nos gouvernements doit être considéré comme étant du socialisme qui vient du mouvement ouvrier. Mais je vois cela comme une politique économique keynésienne venant de l'économiste John Maynard Keynes où lorsqu'il y a ralentissement de la croissance économique (PIB) les gouvernements injectent de la monnaie pour maintenir la croissance. Par exemple on injecte des deniers pour faciliter la consommation, les investissements privés, aider les infrastructure comme la construction (ponts, viaducs, égoûts, routes, etc) et on peut même aider les secteurs à exportation, tout cela afin que la croissance se maintienne et reprenne. Car si on laisse la croissance économique réduire, on sait les conséquences: perte de profits, perte d'emplois, baisse de la consommation, perte de profits, baisse d'emplois, et on sombre dans dans un problème économique encore plus pire. Keynes a essayé de comprendre comment faire pour éviter des crises économiques comme la Grande Dépression. L'idée est une politique économique de mettre de l'argent quand il y a ralentissement de la croissance du PIB. Comme cela on n'entre pas dans un jeu vicieux où l'on se retrouve avec plus de gens au chômage qu'au travail. Cette politique économique est une meilleure compréhension de notre économie. Car sans ce raisonnement, quand ça va mal, on coupe, et quand ça va bien on investie, ce qui est à mon avis une pensée dépassée. Ceux et celles qui font un budget personnel savent que quand ça va bien on économise pour les temps plus difficiles et quand ça va difficilement on se sert de ses réserves. Comme ça on est plus équilibré et moins stressé. La logique est la même pour la croissance économique du PIB. Le but est la stabilité et le développement.

    Je suis les nouvelles de l'industrie automobile depuis peu car j'ai un beau-père qui est dealer GM dans l'Est de Montréal (Christin automobiles inc). Je sens ce que c'est quand on a des investissements et des employés, des ventes qui baissent et une clientèle qui craint pour GM, ses produits et services. Je fais depuis quelques mois des blogs sur MSN auto pour essayer de comprendre.
    Si les gouvernements comprennent la politique économique keynésienne, cela ne fait pas d'eux des socialistes, mais des politiques basées sur une compréhension scientifique de la croissance économique du PIB.

    Sur le plan de la compréhension, j'espère que l'industrie automobile dépassera une négociation basée sur les positions et entrera dans une négociation raisonnée ou sur les intérêts. Pour cela, il faut se concentrer : 1- sur les différends non sur les problèmes de personnes; 2- sur les intérêts non sur les positions; ensuite une fois concentré sur les différends et les intérêts, 3- il faut en collaboration trouver des idées créatives: on trouve des solutions qui doivent résoudre les différends. Pour 4- finallement, on vérifie nos idées par des formes raisonnées reconnues comme des opinions de spécialistes, études, etc. Ainsi La Négociation Raisonnée de Ury et Fisher de la Harvard University de Boston fut créée pour trouver un moyen de négocier malgré non différences. Le projet fut basé sur la politique internationale comme le conflit de la Seconde Guerre mondiale, mais est aussi applicable pour les conflits ou problèmes économiques, industriels ou de travail.

    Si notre industrie automobile se base sur la résolution de problèmes en dépassant la négociation sur les positions, je crois qu'avec toutes les idées créatives véhiculées dans la crise, il y a aurait moyen de sortir tous gagnant-gagnant (Win-Win) de cette crise. Faire des voitures écologiques, fiables, moins dispendieuses, avec meilleure valeur de revente, et j'en passe sur les idées des consommateurs, et bien il y aurait plus facilement une reprise de la confiance aux voitures américaines.
    Je lance un appel à l'industrie automobile d'écouter et comprendre les idées créatives des consommateurs entre autres. Un appel à la raison est plus efficace qu'un appel à la force.
    Avec des gouvernements et une industrie qui sont ouverts à Keynes et à la négociation raisonnée est un bon départ pour une reprise de la croissance et un développement plus harmonieux.
    Je continue de suivre l'actualité avec optimisme car je sens qu'il y a volonté bonne des acteurs. Si dans l'Actualité on parle de partenariat et de collaboration, comme par exemple la relation Obama-Harper, je crois que c'est le début d'une nouvelle ère de résolution des problèmes et non de création des problèmes. Souhaitons que le modèle de partenariat et collaboration Obama-Harper inspirera les autres États et acteurs à faire de même. Que la Fête commence!!!
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  • Serge Charbonneau - Abonné
    10 mars 2009 11 h 07
    Socialisme ou keynésisme... On s'en fout!
    Socialisme
    Keynésisme
    Trouvez les mots et les théories que vous voudrez, dans le fond on s'en fout pas mal.

    Les théories sont comme des recettes, des solutions toutes faites sans besoin d'analyser la situation.
    On les utilise soit par paresse, par manque d'imagination ou par incapacité d'analyser et de répondre à la réalité.

    On peut aussi les utiliser pour parader ou pour éblouir l'entourage.
    On peut aussi s'en servir pour donner l'impression que la solution savante est garante de science et de sagesse.

    Mais les théories...


    Je préfère partir des ingrédients offerts par le présent pour en faire un plat mieux adapter à notre fin (ici, la faute est volontaire), c'est-à-dire parvenir à un objectif mieux ciblé.

    Les ingrédients actuels:

    La pollution, les GES
    La surconsommation
    Les profits non partagés
    L'exploitation des travailleurs
    La concentration de la richesse
    Les défauts flagrants du capitalisme néolibéral
    Les graves problèmes qu'engendre l'illusion du village global
    Le libre accès aux matières premières
    Le libre accès aux marchés extérieurs
    La libre circulation des capitaux
    En résumé la liquidation des États et de toutes mesures protectionnistes pour en arriver à une sorte de "gouvernement" mondial "non-élu" qui contrôle le monde avec l'outil économique qui ultimement devient l'outil du pouvoir quasi absolu.

    La sacro-sainte croissance nous mène à notre ruine et à l'épuisement de la planète.
    Une moins grande consommation un meilleur partage des richesses est plus souhaitable et moins nocif pour l'environnement.

    Les géants, que ce soit de l'automobile, de l'industrie pétrolière, de l'alimentation ou de tout autre secteur, ne servent qu'un groupe restreint d'individus.

    Les secteurs stratégiques comme l'alimentation, les ressources énergétiques, les ressources naturelles, les industries reliées aux infrastructures, les communications doivent être mieux contrôlés par les États.
    La globalisation, les transnationales, multinationales, entreprises globalisées, desservent les populations et concentrent le capital.

    Il faut établir des règles, il faut que les États reprennent leur pouvoir qui leur a été confisqué par ce monde économique occulte.
    Il faut remettre l'économie au service de l'Humain et cesser d'être au service de l'économie.

    La fête est finie.

    De parler de la «relation» Obama-Harper comme d'une merveilleuse chose naturelle, est un leurre, voire une escroquerie.
    Harper n'a absolument pas les mêmes objectifs que Obama.

    Je crains pour la vie de Obama. Je ne crains nullement pour celle de Harper.

    Dans toutes les religions, il y a de dangereux fanatiques, l'église de l'économie a les siens. Si Obama, par son poste de dirigeant le plus puissant de la planète, entrave l'accession au ciel des fidèles de l'économie, il risque gros.

    Donc socialisme ou keynésisme, ça fait de beaux textes bien verbeux, mais ça n'apporte rien d'autre qu'un gros voile opaque sur la réalité des choses.

    Il faut mieux étudier la rencontre de Bretton Woods et le Council on Foreign Relations (CFR). Il faut étudier aussi les outils de contrôle économique mondial qui servent les intérêts de ce que l'on pourrait appeler, cette dictature économique. Il faut étudier le FMI, ses rouages, son ingérence, ses effets. Il faut aussi étudier plus à fond la Banque mondiale et l'Organisation du commerce mondiale (OMC) successeur du GATT.

    Les rouages désastreux de l'économie mondiale pour 80% de l'Humanité sont à étudier sérieusement.
    Le monde ne s'arrête pas à la clôture de notre jardin.
    Si on le conçoit ainsi en gardant toujours les mêmes paramètres et en appliquant aveuglément, naïvement les mêmes recettes, nous aurons à remplacer notre clôture de jardin par une palissade surmontée de barbelés et de câbles électrifiés afin de nous protéger de la pauvreté qui se révoltera avant de rendre l'âme.


    J'ai aussi beaucoup étudié.


    Serge Charbonneau
    Québec
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