La viabilité de l'industrie automobile inquiète le Canada et les États-Unis
6 mars 2009
Actualités économiques
Ottawa — Washington et Ottawa s'inquiètent de la «viabilité» de l'industrie automobile, a déclaré hier le ministre des Finances, Jim Flaherty, qui a appelé les syndicats de ce secteur à faire les concessions nécessaires à la réussite des plans de restructuration.
«Nous avons besoin d'une réponse intégrée de la part des trois [constructeurs automobiles] de Detroit. [...] Nos deux pays sont inquiets en ce qui concerne la viabilité des opérations. C'est essentiel», a dit M. Flaherty, après avoir rencontré à Washington le conseiller économique du président Obama, Larry Summers.
M. Flaherty a dressé une liste des points primordiaux pour la survie de l'industrie automobile, étroitement imbriquée entre le Canada et les États-Unis. Ottawa et Washington ont conditionné leur aide financière à des plans de restructuration. «Quelles sont les dettes auxquelles ils font face? [...] Quelle est la prévision raisonnable des ventes de véhicules au Canada et aux États-Unis pour les années à venir? [...] Quelles concessions sont prêts à faire les syndicats par rapport à la compétitivité des salaires et la compétitivité des avantages sociaux?», a dit M. Flaherty, s'exprimant lors d'une conférence de presse à l'ambassade du Canada à Washington retransmise au Canada.
«Nous allons respecter nos engagements», a assuré Ken Lewenza, le président du puissant syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), ajoutant cependant que «si General Motors est trop zélé [dans ses demandes], il va y avoir un problème».
Possible liquidation
Le constructeur automobile américain General Motors a évoqué hier la possibilité d'une liquidation, si Washington refusait de lui verser les milliards de dollars de rallonge que le groupe réclame et si le robinet du crédit continue de lui être fermé. GM a déjà reçu 13,4 milliards d'urgence du gouvernement américain, mais lui a demandé le mois dernier une rallonge de 22,6 milliards. L'ex-numéro un mondial de l'automobile demande par ailleurs six milliards à Ottawa, soit le double de ce qui avait été promis en décembre par le gouvernement canadien.
Pour M. Lewenza, GM «peut survivre, mais avec l'intervention du gouvernement». Il a souligné que, «même avant la crise financière mondiale, General Motors et Ford étaient vulnérables en raison de leurs pertes importantes de parts de marchés».
«Nous avons besoin d'une réponse intégrée de la part des trois [constructeurs automobiles] de Detroit. [...] Nos deux pays sont inquiets en ce qui concerne la viabilité des opérations. C'est essentiel», a dit M. Flaherty, après avoir rencontré à Washington le conseiller économique du président Obama, Larry Summers.
M. Flaherty a dressé une liste des points primordiaux pour la survie de l'industrie automobile, étroitement imbriquée entre le Canada et les États-Unis. Ottawa et Washington ont conditionné leur aide financière à des plans de restructuration. «Quelles sont les dettes auxquelles ils font face? [...] Quelle est la prévision raisonnable des ventes de véhicules au Canada et aux États-Unis pour les années à venir? [...] Quelles concessions sont prêts à faire les syndicats par rapport à la compétitivité des salaires et la compétitivité des avantages sociaux?», a dit M. Flaherty, s'exprimant lors d'une conférence de presse à l'ambassade du Canada à Washington retransmise au Canada.
«Nous allons respecter nos engagements», a assuré Ken Lewenza, le président du puissant syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA), ajoutant cependant que «si General Motors est trop zélé [dans ses demandes], il va y avoir un problème».
Possible liquidation
Le constructeur automobile américain General Motors a évoqué hier la possibilité d'une liquidation, si Washington refusait de lui verser les milliards de dollars de rallonge que le groupe réclame et si le robinet du crédit continue de lui être fermé. GM a déjà reçu 13,4 milliards d'urgence du gouvernement américain, mais lui a demandé le mois dernier une rallonge de 22,6 milliards. L'ex-numéro un mondial de l'automobile demande par ailleurs six milliards à Ottawa, soit le double de ce qui avait été promis en décembre par le gouvernement canadien.
Pour M. Lewenza, GM «peut survivre, mais avec l'intervention du gouvernement». Il a souligné que, «même avant la crise financière mondiale, General Motors et Ford étaient vulnérables en raison de leurs pertes importantes de parts de marchés».
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