samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La tempête frappe aussi Desjardins

Les excédents ont fondu de plus d'un milliard en 2008

L’année 2009 sera meilleure que 2008, croit la présidente et chef de la direction de Desjardins, Monique Leroux.
Photo : Jacques Nadeau
L’année 2009 sera meilleure que 2008, croit la présidente et chef de la direction de Desjardins, Monique Leroux.
Les impacts directs et indirects du papier commercial adossé à des actifs (PCAA) et de la crise financière ont totalisé 1,172 milliard après impôts et ont influé gravement sur les résultats financiers du Mouvement Desjardins en 2008. Celui-ci a vu ses excédents avant impôts régresser de 92,9 % pour l'ensemble de l'année et même de 274,4 % au quatrième trimestre. Malgré tout, Desjardins s'attend à ce que les caisses de son réseau puissent verser environ 200 millions en ristournes, ce qui est tout de même beaucoup moins qu'en 2007, alors que les provisions avaient été de 595 millions.

Les excédents avant ristournes aux membres ont donc été limités à 78 millions dans cet exercice financier terminé le 31 décembre dernier, en comparaison de 1,1 milliard en 2007. Sans l'impact négatif des PCAA et de la crise financière, les excédents auraient atteint 1,25 milliard. «Desjardins, comme bien d'autres institutions financières dans le monde, n'a pu totalement échapper aux effets de cette tempête, et nous devons tous en tirer des enseignements», a déclaré Monique Leroux, présidente et chef de la direction, en avouant qu'elle aurait préféré annoncer de meilleurs résultats au terme ou presque de sa première année à la présidence de Desjardins.

Elle aura d'ailleurs elle-même à en subir un impact financier personnel, puisque la décision a été prise de ne verser aucune prime de performance à tous les hauts dirigeants et gestionnaires de Desjardins et de ses filiales. Pour l'avenir, Mme Leroux a parlé de «prudence et de confiance». Elle prévoit que 2009 sera une meilleure année. «Nous aurons tout de même à faire preuve de vigilance pour bien gérer les suites de cette crise financière et économique avec les conséquences que cela peut représenter pour notre Mouvement, nos caisses et nos membres.»

Le dossier du PCAA continuera donc de hanter les gestionnaires de Desjardins et de bien d'autres institutions financières. Il y a eu une dévaluation cumulative du PCAA qui est passée de 30 % en septembre 2008 à 41 % au 31 décembre, après la prise en compte des intérêts courus, sans quoi la dévaluation aurait été de 45 %. Cette évaluation a été faite selon les règles de l'art comptable à la juste valeur marchande. Or, celle-ci peut changer dans le temps, à la hausse ou à la baisse. Il faudra voir comme les marchés financiers vont se comporter. Dans l'ensemble des garanties de 18 milliards apportées dans la restructuration décidée dans le cadre de l'Accord de Montréal la part de Desjardins est d'environ 1,2 milliard.

Mme Leroux a insisté pour dire que Desjardins n'a jamais été un promoteur, ni un vendeur de PCAA. Sa détention directe dans son bilan n'était que de 181 millions au moment de l'éclatement de la crise en août 2007. Dès lors, Desjardins a pris à sa charge tout le PCAA détenu par ses membres dans leurs fonds de placement de type marché monétaire et le PCAA géré pour le compte de ses clients institutionnels, surtout des organisations publiques et des caisses de retraite, des membres de Desjardins en grande partie, mais pas uniquement des membres.

L'exploitation va bien, la capitalisation est solide

Abstraction faite de ces éléments particuliers et malheureux, Desjardins aurait présenté en 2008 de très bons résultats. Son rendement des capitaux propres aurait été de 12,4 % au lieu de 0,8 %. La croissance de ces excédents aurait été de 4,3 %. Le réseau des caisses a pour sa part augmenté ses excédents d'exploitation de 11 % pour atteindre 693 millions. L'actif a augmenté de près de 6 % pour se situer à 152 milliards. À 13,39 %, le ratio de capital de première catégorie demeure d'excellente qualité. «Notre capitalisation est constituée à 90 % de réserves, ce qui représente une assise des plus solides et des plus rassurantes»», a précisé la présidente, qui a par ailleurs annoncé que dès qu'il y aurait «une fenêtre disponible», Desjardins lancerait une émission de dettes subordonnées. Il y a en outre, une grande demande de la part des membres des caisses pour des parts permanentes, qui pourraient être offertes dès le mois de juin prochain. Mais, pour l'instant, on encourage les caisses à verser davantage d'excédents à leurs réserves, ce qui aura pour conséquence de réduire le montant des ristournes de 64 % par rapport à l'an passé. Il appartient en fait à chacune des caisses de déterminer le montant des ristournes qu'elle veut remettre à ses membres.

Mme Leroux a conclu la présentation de ces résultats financiers en annonçant qu'un plan d'évolution du Mouvement est en préparation. Il s'agit d'un plan de travail pour la construction de perspectives et la définition des moyens pour la réalisation des ambitions de Desjardins, ce dont elle parlera plus amplement lors des assemblées générales annuelles à la fin de ce mois.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Yves Côté - Abonné
    3 mars 2009 04 h 06
    Peuple, retourne à genoux...
    Quelques-uns auraient-ils décidé il y a quelques années de faire ce qu'il faut pour remettre à genoux les Québécois, après les succès économiques qu'ils ont connus en se serrant les coudes depuis quarante ans ?
    Tout ce qu'on nous apprend sur l'état de notre économie intérieure depuis quelques semaines ne repose pas sur la bien pratique, et sans doute pour nous très révélatrice, crise économique...
    Enfin, pour ma part, je n'en crois absolument rien. La seule solution pour nous repose sur nos épaules et notre sens de la solidarité. Ce qui se passe chez Desjardins comme ailleurs nous montre que bientôt, nous devrons choisir entre faire pour nous tous, ou faire pour quelques-uns de nous.
    Et pour très longtemps sans doute.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Etienne Merven - Inscrit
    3 mars 2009 06 h 59
    Explication, svp!
    L'auteur écrit : « Celui-ci a vu ses excédents avant impôts régresser de 92,9 % pour l'ensemble de l'année et même de 274,4 % au quatrième trimestre. »
    Quelqu'un peut-il m'expliquer comment il peut y avoir une régression de 274,4 %? En effet, un tout représentant 100 %, il ne peut y avoir une baisse de 274,4 %. Il faudrait alors aller piger chez son voisin...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Denis-Émile Giasson - Abonné
    3 mars 2009 10 h 29
    Desjardins, une banque à charte!
    «(...)un plan de travail pour la construction de perspectives et la définition des moyens pour
    la réalisation des ambitions de Desjardins».
    Ma caisse n'a de cesse d'entreprendre des travaux de construction" Le ciment à joint et la peinture ont à peine le temps de sécher que les aimables ouvriers se remettent à travailler.. et à détruire ce qui vient d'être fait. Le Mouvement Desjardins suivrait le même mode de fonctionnement.
    Combien de plan de travail se sont-ils succédés ces dix dernières années? Combien de localisations et délocalisations de directions et de services a-t-on infligée aux Caisses et à ses composantes «fédérales» et «confédérales»?
    C'est une chose de rester en mouvement et une autre de s'inscrire dans une dynamique qui ne tient que de l'agitation stérile.
    Les dirigeants du Mouvement Desjardins me font de plus en plus penser à des dirigeants de Banques à charte qui ne savent plus que les ambitions de Desjardins doivent être celles de ses membres et non pas d'un actionnariat uniquement préoccupé de rendements. Si Desjardins désirait tant bouger, pourquoi ne le ferait-elle pas avec ses membres?
    La coopérative Caisse populaire Place Desjardins ne devrait-elle se donner comme premier moyen la revitalisation de sa pensée en commençant par une campagne d'information agressive visant l'organisation d'une Assemblée générale annuelle regroupant 1000 membres.
    Mais nos dirigeants comme ceux de la BMO, de la BNC, de la TD, de la Scotia, de la Royale ou de la CIBC, semblent craindre ses membres. Au moins les «big six» doivent convoquer par la poste leurs actionnaires et leur fournir à temps l'information utile à une participation réelle(!). Aucune des Caisses où je suis «membres (?)» ne le fait, ni par courrier, ni par courriel. Très étrange!

    Denis-Émile Giasson
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Pierre Samuel - Abonné
    3 mars 2009 12 h 19
    On nous prend pour des valises...
    "Nous aurons à faire preuve de vigilance...et bla,bla, bla!" Rien de bien impressionnant dans les redites de la nouvelle PDG! Le Mouvement Desjardins, n'en déplaise à Madame, n'a absolument plus rien à voir avec "l'esprit coopératif" de son fondateur! N'importe quelle banque à charte n'a aucunement à leur envier, depuis belle lurette, autant leurs présumés "services privilégiés" (?!?) que leur "implication sociale" (!!!)
    N'est-ce pas la même Dame, qui mentionnait dans une reportage publié dans L'Actualité du 1er décembre dernier, que "la mission de Desjardins demeurait inchangée en se préoccupant de ceux dont les banques ne veulent pas!" ?
    Allez-y voir! Les pertes de leurs investisseurs équivalent
    à celles de n'importe quel conglomérat financier sans aucun privilège particulier! Qu'on cesse de nous prendre pour "des valises sans fond"!
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Donald Bordeleau - Inscrit
    3 mars 2009 12 h 42
    Le mouvement coopératif est-il révolu
    Faits troublants, on ne dit pas la vérité

    Le 25 novembre 2008, lors de la campagne électorale le Mouvement Desjardins appuie le PLQ en minimisant la venue d'une crisse. Le rôle de Desjardins est-il devenu politique ? On réalise maintenant que Desjardins connaissait l'état et l'ampleur de leur perte.

    L'achat de PCAA par Desjardins a été de 2.5 milliards, on tente d'expliquer cette patate chaude par ceci et par cela. Dans les faits Desjardins a permit par l'intermédiaire de la CDPQ de fournir des PCAA à ses petits déposants et autres institutions. Desjardins a racheté les billes contaminées des petits amis avec l'argent des membres. Desjardins a pris la direction de la spéculation suite au changement de la loi de la CDPQ en 2004. Comme toutes les autres grandes organisations et sociétés, Desjardins n'a pas suivi sa mission première.

    Le rendement à tout pris a été le mot d'ordre depuis 2004 à la CDPQ et dans les autres organisations. De plus les avantages comme les salaires, les primes de départs, de rendement, les bonis et les salaires des membres sur les C.A ont bondi de façon exponentielle. A titre d'exemple, à la CDPQ les employés ont reçu un minimum de 64,000 dollars de primes aux rendements, bien sur certains ont reçu davantage pour un maigre rendement de 5 % en 2007. Tous ces avantages ont encouragé l'appât du gain et les malversations. Il semble que plusieurs organisations ne donneront pas de bonis pour 2008, le problème est que les plus méritant avaient déjà reçu leurs chèques en décembre.

    Le gouvernement maintient toute voile dehors, mais arrive la tempête.

    De toutes ces sociétés d'états, aucune n'a été à l'abri de la spéculation et de la corruption.

    C'est à se demander si les déposants chez Desjardins ne doivent pas retirer leurs avoirs afin de les faire gérer par une organisation plus responsable.

    Les pertes à la CDPQ sont de 40 milliards et plus. Les entrées des cotisants représentent 40 milliards, alors que les sorties sont de 35 milliards. Comment est indiqué ce petit 5 milliards dans le rapport annuel. En 2008, selon toute évidence les pertes sont plutôt de 45 milliards en perte sèche. Il y de multiple façon de présenter les résultats, pas facile d'être magicien afin de tout camoufler.


    Donc CDPQ a été le fournisseur des PCAA par l'intermédiaire de Coventree ( fournisseur de PCAA pour la CDPQ ) pour les autres sociétés d'état du Québec, de Desjardins, de Jean Coutu, Banque Nationale et il semble que le mal est généralisé pour une quinzaine d'organismes publics du gouvernement qui ont investi pour 3.3 milliards de produit de (P.C.A.A.) dans le coffre du gouvernement pour de pour un grand total 16.5 milliards de PCAA. Vu de l'extérieur c'est bien perçu, car la Caisse y participe, c'est bien coté, c'est comme avoir une excellente notation. Cela ressemble a de la corruption avec intermédiaire consentant pour obtenir les primes aux rendements et bonis. Les DG de sociétés d'états savaient cela, ne disant mot pour avoir et recevoir la manne aux bonis.

    Donc la Caisse était juge et partie dans le cas du PCAA. Elle devait protéger l'intérêt de ses déposants, mais elle s'est comportée comme une banque d'affaires qui a développé la machine à PCAA avec Coventree. Avec la boîte de notation bidon l'Agence DBRS ( deux des trois plus grandes agences de notation, Standard & Poor's et Moody's, ont refusé de coter la fiabilité du PCAA ) et la firme Alter Moneta ( Alter moneta sert de levier financier, Capital d'amérique CDPQ est l'actionnaire principal de Alter moneta ) est l'intermédiaire. ( Source de Robert Pouliot et Lawrence Kryzanowski )

    Cela n'a pas empêché Henri-Paul Rousseau en 2007 de traiter Pee-wee et de gérants d'estrade ceux qui critiquaient ses 13,2 milliards de dollars d'investissements dans le PCAA en commission parlementaire. Tout comme le BAA , Monsieur Rousseau se ventait pour des rendement de 35 %, le vol du siècle quoi. La CDPQ va déboursé jusqu'à 500 millions pour maintenir à flot le consortium. Ce cher Monsieur Rousseau est un rêveur. Monsieur Jean Charest se félicitait des qualités de ce gestionnaire hors pair tout en s'attribuant les mérites d'un supposé rendement de 14 %.

    De plus Desmarais a décidé d'imposer un de ses mandarins à la CDPQ , un mélange explosif de plus à contrôler pour ce gouvernement.

    Quant ca va mal, c'est le mensonge qui prend le dessus et ensuite avoir honte de se faire manipuler par des firmes comme Coventree et Power.


    Un enquête publique va permettre de trouver les indices qui a permit à tous les joueurs de toucher la rondelle et de faire des recommandations afin de ne pas répéter ces erreurs. Bien sûr, il va y avoir des têtes qui vont tomber. Bien sur ce n'est que 45 milliards pour une organisation, il y a des pertes dans les autres organisations comme Dejardins et autres ce qui augmente les pertes de tous les Québécois. C'est à chacun de vous qui incombe d'avoir de la transparence afin de faire la lumière sur le plus grand trou financier de l'histoire du Québec. Il faudra aussi penser à enlever le jeux de Légo à Monsieur Jean Charest.

    Le mouvement coopératif est-il au service du PLQ ?

    http://www.ledevoir.com/2009/02/26/commentaires/09

    http://www.lesaffaires.com/article/0/services-fina


    http://newsblaze.com/story/2007020207340300002.cc/
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Claude Stordeur - Abonné
    3 mars 2009 16 h 00
    Drole de caisse populaire
    On est loin des sous sols d'église et des prêts aux familles qui sont reconnues par les marguillers.

    Avec cette nouvelle direction on est rendu pire que les banques qui elles ne se disent pas populaires.

    Le défaut était a prévoir il y a quelques années, tout ces regroupements pour être plus gros pour faire des économies d'échelles rendait ces congloméras vulnérable et en plus si gros qu'on peut pas les mettre en faillite sous peine de tuer toute une tranche de nos industries.

    La caisse du coin n'est plus indépendante et dépend, avec les nouvelles directives entièrement de la présidente actuelle.

    Au plus on est gros, au plus le gouvernement et les citoyens sont obligés de nous aider...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
6 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012