samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les indices précurseurs

Nous sommes en période de récession. Durant une telle période, on comprend mieux ce qu'est la théorie de la relativité mise en lumière par Albert Einstein. C'est-à-dire, dans notre cas, qu'une heure passée en période de récession, donc lorsque tout va mal, nous apparaît pas mal plus longue qu'une même heure passée en phase d'expansion économique alors que tout va bien ou presque.

Lorsque tout va mal, nous sommes impatients de voir apparaître une quelconque lumière au bout du tunnel. Nous désirons tous anticiper le moment plus ou moins lointain où nous sortirons enfin de cette grande période de noirceur. Pour tenter de percevoir à l'avance cette sortie du bourbier économique, il faut alors suivre de près les indices dits précurseurs de la future activité économique.

Lorsque l'on nous annonce qu'il y a eu en janvier la perte de plus de 100 000 emplois, que le taux de chômage est passé à plus de 7 %, que les profits des entreprises ont reculé de 10 %, etc., on parle ici d'indicateurs coïncidents ou retardataires. Ces indices ne dépeignent que ce qu'est ou fut l'économie pour la période considérée. Ils ne nous disent pas ce qui s'en vient dans un mois, deux mois ou plus.

Les indices précurseurs le font. Et ils sont nombreux. Parmi les plus précurseurs, il y a les taux d'intérêt. Une baisse sensible et durable des taux d'intérêt ouvre normalement la voie à une éventuelle croissance de l'économie, souvent de douze à dix-huit mois après lesdites baisses. La pente de la courbe des taux est aussi un indicateur précurseur. Plus cette pente est positive (c'est-à-dire que plus les taux à long terme sont supérieurs à ceux du court terme), plus les probabilités sont fortes qu'une éventuelle reprise économique puisse se manifester dans les prochains trimestres. La croissance des agrégats monétaires est également un indicateur précurseur de l'activité économique. Plus cette croissance est forte, plus les probabilités d'un retour éventuel à la croissance économique seront élevées. Les mises en chantier, le nombre de permis de construction délivrés, l'évolution du prix des matériaux, surtout ceux liés à la construction (prix du cuivre, des planches 2 X 4 et des panneaux à lamelles orientées) appartiennent tous à la catégorie des indices précurseurs.

Depuis quelques années, les économistes ont sur leur écran radar un autre indice précurseur nommé Baltic Dry Index. Il s'agit d'un indice sur le fret maritime. Il compile les prix exigés en cours sur 24 routes maritimes pour le transport en vrac de marchandises dites sèches comme les minerais, le charbon, les métaux, le ciment, les céréales, les engrais.

En cas de forte demande au niveau du commerce mondiale, l'indice bondit, car l'offre de conteneurs par les transporteurs n'est pas infinie. Il faut en moyenne deux ans pour construire un navire. Conséquence: le fret maritime est-il très sensible à toute variation de la demande mondiale pour les matières premières.

Cet indice a précédé de deux mois la dernière dégringolade des prix des denrées. En effet, après avoir atteint un sommet de tous les temps à 12 000, l'indice a amorcé un repli constant à partir de mai 2008. Deux mois plus tard, soit en juillet 2008, s'amorçait la dégringolade des prix des denrées, dont au premier chef le pétrole et les divers métaux industriels. De mai à décembre 2008, l'indice Baltic Dry a chuté de 94 %, signalant d'avance la profondeur de l'actuelle récession.

Mais, depuis le début de 2009, l'indice a repris une tendance à la hausse. En un mois, le fret maritime mesuré par cet indice a bondi de 200 %. Si la tendance persiste, cette remontée pourrait signaler que le pire de l'actuelle récession est atteint. Espérons que ce sera le cas.

Voici pour terminer un lien pour suivre au jour le jour l'évolution de cet indice:

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=bdiy&exch=IND&x=15&y=11

***

cchiasson@proplacement.qc.ca

Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Brun Bernard - Inscrit
    24 février 2009 08 h 11
    Drame...
    ...tout est drame. sans drame que ferions-nous? Nous jouerions au jeu des drames.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • - Abonné
    24 février 2009 11 h 26
    La relativité, usage injustifié !!
    Beaucoup de gens, même plusieurs étant diplômées en sciences, se laissent aller à des abus dans leurs discours, tel que celui de faire référence à la théorie de la relativité, dite d'Einstein. WOW !! Ça parait bien, ça fait effet, les têtes se tournent et on écoutent.

    Permettez-moi donc de vous dire que d'une part la fameuse théorie de la relativité tel QUE FORMULÉE PAR EINSTEIN est non-prouvée, non-expliquée et contestée et, que certains, preuves à l'appui, accusent Einstein de l'avoir dérobé à Henri Poincaré. Donc, c'est une démonstration d'ignorance et d'abus que d'en faire usage comme vous le faites.

    Il est cependant vrai que la relativité se rapproche des notions de point de vue, perspective, opinion, subjectivité, sentiment, croyance, etc., ce qui reflète bien le fait que sur terre il y a environ 7 milliards d'individus qui participent plus ou moins inconsciemment à l'économie locale, nationale et mondiale mais, de faire référence à Einstein, c'est de la facilité 'crasse', et cela témoigne d'une méconnaissance profonde du fondement de la méthode scientifique, l'OBJECTIVITÉ.

    Enfin, si on veut se montrer savant et utiliser une notion scientifique incontestable* et vraiment utile pour comprendre comment notre monde dans toutes ses facettes (incluant l'économie) fonctionne alors, on peut faire référence à LA THÉORIE DES CHAOS qui se manifeste à nous en particulier dans les prévisions météorologiques presque toujours inexactes. Lorsqu'on parle d'économie, on parle de systèmes très chaotiques à cause du nombre très grand de facteurs et d'intervenants, en particulier de 7 milliards de points de vue, perspectives, opinions, subjectivités, sentiments, croyances, situations particulières, etc. d'où l'intérêt de prendre des mesures de niveaux d'activité économique à plusieurs endroits et de diverses manières POUR ESSAYER DE FAIRE DES PRÉVISIONS, tout comme en météorologie.

    * La théorie des chaos est incontestable objectivement mais demeure contestée par les religions et les philosophies basées sur le déterminisme.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012