Plus cigales que fourmis
Seulement 56 % des travailleurs québécois ont contribué à un REER en 2008
Le taux d'épargne des Québécois, qui dans le passé atteignait des niveaux de 13 et 14 % de leur revenu personnel disponible, s'est retrouvé à 1,4 % dans les trois premiers mois de 2008. Seulement 56 % des travailleurs ont contribué à un REER en 2008, selon un sondage de Léger Marketing, qui fait ressortir en particulier le fait que les gens de la classe moyenne, et plus spécifiquement ceux de la génération des 25 à 44 ans, préfèrent les jeux de la cigale au comportement sage de la fourmi prévoyante.
Ce sondage fait à la demande du Fonds de solidarité FTQ montre que le taux d'endettement par rapport au revenu personnel disponible, qui était de 46 % en 1971, s'est retrouvé en 2006 à 120 %, dont une part de 40 % attribuable à des dettes de consommation. C'est près de 50 % du revenu disponible qui allait à des dépenses chez les détaillants, avec la conséquence que «l'épargne écope». Dans la classe moyenne (revenus de 40 000 à 60 000 $), 36 % n'ont pas épargné en 2007 et 72 % ont placé moins de 3000 $. La moyenne a été de 1800 $.
Le rapport à l'argent change avec les générations. Chez les moins de 40 ans, la génération dite «cash flow», on ne fait aucun budget et on dit qu'économiser, c'est une affaire de vieux, bref on fait preuve d'indiscipline en matière de dépenses et d'épargne, ce qui ne rend pas la vie facile aux institutions qui offrent des produits d'épargne et des REER, fussent-ils fiscalisés. Si 56 % des travailleurs ont contribué à un REER pour l'année d'imposition 2008, c'est 53 % dans le cas des répondants de 25 à 44 ans. En 2009, 45 % des Québécois ont l'intention de contribuer à un REER. Chez les travailleurs, l'intention augmente à 64 % et elle est de 60 % dans le groupe des 25-44 ans.
Il reste tout de même que 40 % des gens de ce groupe d'âge n'ont pas l'intention de le faire, ce qui inquiète le Fonds de solidarité FTQ, qui incite les gens à opter pour une formule de retenue à la paie pour l'épargne. L'expérience montre que ceux qui attendent à la fin de l'année pour investir dans un REER n'ont alors souvent plus d'argent disponible pour le faire, ou alors très peu.
Et la crise?
La crise économique actuelle ne semble pas avoir suscité un éveil en faveur de l'épargne, ce qui étonne quand le sondage montre que 60 % des répondants estiment qu'ils n'auront pas assez épargné pour leur retraite. Malgré tout, 49 % ont pigé dans leurs épargnes pour faire un achat en 2008. Le sondage a été mené auprès de 1002 Québécois de 18 ans et plus dans toutes les régions du Québec.
Pour sa part, le Fonds de solidarité FTQ a néanmoins recueilli pour l'année se terminant le 2 mars prochain plus de 600 millions et est confiant d'atteindre son objectif de 700 millions. Il a d'ailleurs rendu publique une étude actuarielle montrant que, en comparaison d'un fonds modéré ou équilibré, peu importe le scénario retenu, il est toujours plus avantageux d'avoir un REER dans un fonds fiscalisé, étant donné le retour d'impôt assuré de 30 % (15 % Québec, 15 % Ottawa).
Ce sondage fait à la demande du Fonds de solidarité FTQ montre que le taux d'endettement par rapport au revenu personnel disponible, qui était de 46 % en 1971, s'est retrouvé en 2006 à 120 %, dont une part de 40 % attribuable à des dettes de consommation. C'est près de 50 % du revenu disponible qui allait à des dépenses chez les détaillants, avec la conséquence que «l'épargne écope». Dans la classe moyenne (revenus de 40 000 à 60 000 $), 36 % n'ont pas épargné en 2007 et 72 % ont placé moins de 3000 $. La moyenne a été de 1800 $.
Le rapport à l'argent change avec les générations. Chez les moins de 40 ans, la génération dite «cash flow», on ne fait aucun budget et on dit qu'économiser, c'est une affaire de vieux, bref on fait preuve d'indiscipline en matière de dépenses et d'épargne, ce qui ne rend pas la vie facile aux institutions qui offrent des produits d'épargne et des REER, fussent-ils fiscalisés. Si 56 % des travailleurs ont contribué à un REER pour l'année d'imposition 2008, c'est 53 % dans le cas des répondants de 25 à 44 ans. En 2009, 45 % des Québécois ont l'intention de contribuer à un REER. Chez les travailleurs, l'intention augmente à 64 % et elle est de 60 % dans le groupe des 25-44 ans.
Il reste tout de même que 40 % des gens de ce groupe d'âge n'ont pas l'intention de le faire, ce qui inquiète le Fonds de solidarité FTQ, qui incite les gens à opter pour une formule de retenue à la paie pour l'épargne. L'expérience montre que ceux qui attendent à la fin de l'année pour investir dans un REER n'ont alors souvent plus d'argent disponible pour le faire, ou alors très peu.
Et la crise?
La crise économique actuelle ne semble pas avoir suscité un éveil en faveur de l'épargne, ce qui étonne quand le sondage montre que 60 % des répondants estiment qu'ils n'auront pas assez épargné pour leur retraite. Malgré tout, 49 % ont pigé dans leurs épargnes pour faire un achat en 2008. Le sondage a été mené auprès de 1002 Québécois de 18 ans et plus dans toutes les régions du Québec.
Pour sa part, le Fonds de solidarité FTQ a néanmoins recueilli pour l'année se terminant le 2 mars prochain plus de 600 millions et est confiant d'atteindre son objectif de 700 millions. Il a d'ailleurs rendu publique une étude actuarielle montrant que, en comparaison d'un fonds modéré ou équilibré, peu importe le scénario retenu, il est toujours plus avantageux d'avoir un REER dans un fonds fiscalisé, étant donné le retour d'impôt assuré de 30 % (15 % Québec, 15 % Ottawa).
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

