Le p.-d.g. de Citigroup est prêt à sacrifier son salaire
Vikram Pandit accepte de recevoir 1 $US par année jusqu'au retour des bénéfices
12 février 2009
Actualités économiques
Photo : Agence France-Presse
«Je me rends compte que nous sommes dans un monde nouveau, et je vais m’assurer que Citi le comprenne aussi», a affirmé hier Vikram Pandit.
Washington — Le patron du groupe bancaire américain Citigroup, Vikram Pandit, a indiqué hier qu'il avait recommandé à son conseil d'administration de ne lui verser que 1 $US en salaire annuel, tant que son établissement n'aurait pas renoué avec les bénéfices.
«Mon but est de faire renouer Citi avec les bénéfices dès que possible, et j'ai dit à notre conseil d'administration que mon salaire devrait être d'un dollar par an, sans prime, jusqu'à ce que nous redevenions rentables», a déclaré M. Pandit lors d'une audition parlementaire.
Cette audition est consacrée à l'utilisation par les banques des milliards de dollars de recapitalisation fournis par les autorités fédérales. Elle s'est ouverte sur la promesse faite par le président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants, Barney Frank, qu'elle serait l'occasion d'exprimer la «colère» des contribuables face à ce qui est perçu comme un cadeau injustifié à des établissements mal gérés et largement responsables de la grave crise en cours.
M. Pandit a évoqué de lui-même la polémique lancée par les révélations sur les dépenses engagées pour l'achat d'un avion d'affaires, auquel la banque, qui a accusé près de 19 milliards $US de pertes en 2008, a fini par renoncer le mois dernier. «Nous ne sommes pas ajustés suffisamment rapidement au nouveau monde [dans lequel nous vivons]», a avancé M. Pandit, qui a précisé qu'il avait personnellement décidé de renoncer à cet achat. «Je me rends compte que nous sommes dans un monde nouveau, et je vais m'assurer que Citi le comprenne aussi», a-t-il dit.
Le p.-d.g. de Bank of America, Ken Lewis, a au contraire justifié des dépenses de son établissement, stigmatisé récemment pour avoir organisé une gigantesque fête en marge de la finale Superbowl, dont elle était un commanditaire, pour un coût estimé à 10 millions. «Je crois que des banques ont été critiquées pour des activités qui en fait ont un but très sérieux et très efficace», y compris des «activités de marketing», a justifié M. Lewis, sans faire référence directement au Superbowl. M. Lewis a vanté «la réputation durement gagnée de frugalité, et non d'extravagance» de l'établissement de Charlotte, en Caroline du Nord.
«Mon but est de faire renouer Citi avec les bénéfices dès que possible, et j'ai dit à notre conseil d'administration que mon salaire devrait être d'un dollar par an, sans prime, jusqu'à ce que nous redevenions rentables», a déclaré M. Pandit lors d'une audition parlementaire.
Cette audition est consacrée à l'utilisation par les banques des milliards de dollars de recapitalisation fournis par les autorités fédérales. Elle s'est ouverte sur la promesse faite par le président de la commission des services financiers de la Chambre des représentants, Barney Frank, qu'elle serait l'occasion d'exprimer la «colère» des contribuables face à ce qui est perçu comme un cadeau injustifié à des établissements mal gérés et largement responsables de la grave crise en cours.
M. Pandit a évoqué de lui-même la polémique lancée par les révélations sur les dépenses engagées pour l'achat d'un avion d'affaires, auquel la banque, qui a accusé près de 19 milliards $US de pertes en 2008, a fini par renoncer le mois dernier. «Nous ne sommes pas ajustés suffisamment rapidement au nouveau monde [dans lequel nous vivons]», a avancé M. Pandit, qui a précisé qu'il avait personnellement décidé de renoncer à cet achat. «Je me rends compte que nous sommes dans un monde nouveau, et je vais m'assurer que Citi le comprenne aussi», a-t-il dit.
Le p.-d.g. de Bank of America, Ken Lewis, a au contraire justifié des dépenses de son établissement, stigmatisé récemment pour avoir organisé une gigantesque fête en marge de la finale Superbowl, dont elle était un commanditaire, pour un coût estimé à 10 millions. «Je crois que des banques ont été critiquées pour des activités qui en fait ont un but très sérieux et très efficace», y compris des «activités de marketing», a justifié M. Lewis, sans faire référence directement au Superbowl. M. Lewis a vanté «la réputation durement gagnée de frugalité, et non d'extravagance» de l'établissement de Charlotte, en Caroline du Nord.
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