Merrill Lynch: 700 cadres se sont partagé des millions de dollars en primes
12 février 2009
Actualités économiques
New York — La banque d'affaires américaine Merrill Lynch, absorbée le 1er janvier par Bank of America, a versé des primes supérieures au million de dollars à près de 700 de ses cadres dirigeants juste avant la fusion, a révélé hier le ministre de la Justice de l'État de New York.
Dans une lettre ouverte au président de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Andrew Cuomo a dénoncé la manoeuvre consistant à verser «prématurément et secrètement» un total de 3,6 milliards $US de primes en décembre.
Ces versements ont valu une citation à comparaître à l'ancien p.-d.g. de Merrill Lynch, John Thain, limogé sans ménagement par son nouveau patron Kenneth Lewis le mois dernier.
La direction de Merrill Lynch, qui a cumulé 27 milliards de pertes en 2008, avait indiqué le 8 décembre que M. Thain et quatre autres dirigeants avaient renoncé à toucher une prime pour 2008, alors que des informations lui avaient prêté l'intention de réclamer 10 millions.
M. Cuomo révèle cependant que quatre responsables de Merrill Lynch, qu'il ne nomme pas, se sont partagé 121 millions $US de primes, et que 14 personnes ont touché 10 millions ou plus. Au total, 696 personnes ont perçu des primes d'un million de dollars ou plus, selon la justice new-yorkaise.
La missive de M. Cuomo a été rendue publique pour coïncider avec l'audition de huit patrons de banques américaines devant la Chambre des représentants.
Fin janvier, le président Barack Obama s'est emporté contre les primes «honteuses» que les sociétés de Wall Street ont versées à leurs employés en 2008 alors que les Américains en étaient de leur poche pour les maintenir à flot. Les autorités de l'État de New York ont indiqué que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards $US de primes à leurs salariés l'an dernier.
Dans une lettre ouverte au président de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants, Andrew Cuomo a dénoncé la manoeuvre consistant à verser «prématurément et secrètement» un total de 3,6 milliards $US de primes en décembre.
Ces versements ont valu une citation à comparaître à l'ancien p.-d.g. de Merrill Lynch, John Thain, limogé sans ménagement par son nouveau patron Kenneth Lewis le mois dernier.
La direction de Merrill Lynch, qui a cumulé 27 milliards de pertes en 2008, avait indiqué le 8 décembre que M. Thain et quatre autres dirigeants avaient renoncé à toucher une prime pour 2008, alors que des informations lui avaient prêté l'intention de réclamer 10 millions.
M. Cuomo révèle cependant que quatre responsables de Merrill Lynch, qu'il ne nomme pas, se sont partagé 121 millions $US de primes, et que 14 personnes ont touché 10 millions ou plus. Au total, 696 personnes ont perçu des primes d'un million de dollars ou plus, selon la justice new-yorkaise.
La missive de M. Cuomo a été rendue publique pour coïncider avec l'audition de huit patrons de banques américaines devant la Chambre des représentants.
Fin janvier, le président Barack Obama s'est emporté contre les primes «honteuses» que les sociétés de Wall Street ont versées à leurs employés en 2008 alors que les Américains en étaient de leur poche pour les maintenir à flot. Les autorités de l'État de New York ont indiqué que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards $US de primes à leurs salariés l'an dernier.
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