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Automobile - Le constructeur chinois BYD veut conquérir l'Amérique

19 janvier 2009  Actualités économiques
La prise permettant de recharger la e6. L’e6 dispose d’une autonomie de 402 km et d’une batterie pouvant se recharger «à 50 % en dix minutes».
Photo : Agence France-Presse
La prise permettant de recharger la e6. L’e6 dispose d’une autonomie de 402 km et d’une batterie pouvant se recharger «à 50 % en dix minutes».
Detroit — Le jeune constructeur automobile chinois BYD a l'intention de débarquer aux États-Unis en 2011 avec ses voitures électriques, qui seront vendues à des prix concurrentiels, mais vont devoir surmonter la méfiance des consommateurs à l'égard des produits chinois.

«Nous allons commencer à développer notre réseau de distribution en Amérique du Nord. Notre but est d'introduire les voitures BYD ici en 2011 et d'installer nos usines lorsque le moment sera opportun», a déclaré lundi dernier le p.-d.g. de BYD, Wang Chua-Fu, au salon international de l'automobile à Detroit.

Il présentait trois modèles de voitures: l'hybride F3DM qui vient de faire son entrée en décembre en Chine, la F6DM, plus haut de gamme, et ce qu'il a qualifié de «fantastique évolution», un prototype de voiture 100 % électrique. L'e6 dispose d'une autonomie de 402 km et d'une batterie pouvant se recharger «à 50 % en dix minutes», a-t-il expliqué. Les 50 % restants peuvent être rechargés «au bureau ou dans le garage, par simple branchement à une prise électrique», a-t-il ajouté, sans préciser de date de mise en circulation. Créée en 1995 grâce à un prêt familial, l'entreprise de M. Wang s'est hissée en quelques années au 2e rang mondial pour la production de batteries au lithium-ion, et s'est lancée dans la construction automobile en 2003. «Nous apprécions hautement l'important investissement stratégique effectué récemment par [l'homme d'affaires américain] Warren Buffett dans notre entreprise à travers la "MidAmerican Energy Holdings Company"», a souligné le responsable.

Le p.-d.g. de MidAmerican, David Sokol, qui était présent, est d'ailleurs membre du conseil d'administration de BYD, dont les trois initiales signifient «Build Your Dream». Une présence que les experts considèrent comme psychologiquement essentielle à la réussite de l'entreprise.

Bénéficiant des coûts réduits de la main d'oeuvre en Chine et de taxes à l'importation moindres pour les véhicules électriques, la F3DM devrait être vendue un peu plus de 20 000 $US aux États-Unis, soit nettement moins que la plupart des véhicules similaires qui vont être introduits sur le marché dans les prochaines années.

Les spécialistes ne prennent pas cette ambition à la légère. «Il va y avoir beaucoup d'intérêt pour ces voitures pour les grandes villes comme New York ou Los Angeles, et le fait que Warren Buffett ait investi dans cette entreprise est rassurant», estime l'analyste Jessica Caldwell chez Edmunds.com.
 
 
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