Les banques doivent s'excuser pour la crise du crédit
15 janvier 2009
Actualités économiques
Londres — John Varley, le directeur général de la banque britannique Barclays, laquelle a implicitement confirmé ces jours-ci la suppression de plusieurs milliers d'emplois, a reconnu hier que les banques devaient s'excuser pour leur responsabilité dans la crise du crédit.
«Est-il juste que les banques endossent leur part de responsabilité, est-il juste que les banques s'excusent pour [...] les erreurs de jugement commises ces dernières années, est-il d'admettre cela? Oui, absolument», a déclaré M. Varley à la chaîne britannique Channel Four.
M. Varley a aussi estimé que les banques devaient continuer à prêter de l'argent pour faire face à la crise. «La pire chose qui pourrait arriver au monde est ce qui s'est passé au Japon il y a 15 ou 16 ans quand les banques ont été tellement effrayées par les critiques qu'elles ont perdu toute envie de prêter», a-t-il remarqué. «Et vous savez ce qui est arrivé à l'économie japonaise les dix années suivantes, elle s'est effondrée», a-t-il conclu.
M. Varley a également dit soutenir la politique de baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre, pour contribuer à la relance de l'économie. La Banque d'Angleterre a abaissé le 8 janvier son taux directeur à 1,5 %, un plus bas historique.
Barclays devrait au total supprimer quelque 4600 postes, selon des informations que la banque n'a que partiellement confirmées.
«Est-il juste que les banques endossent leur part de responsabilité, est-il juste que les banques s'excusent pour [...] les erreurs de jugement commises ces dernières années, est-il d'admettre cela? Oui, absolument», a déclaré M. Varley à la chaîne britannique Channel Four.
M. Varley a aussi estimé que les banques devaient continuer à prêter de l'argent pour faire face à la crise. «La pire chose qui pourrait arriver au monde est ce qui s'est passé au Japon il y a 15 ou 16 ans quand les banques ont été tellement effrayées par les critiques qu'elles ont perdu toute envie de prêter», a-t-il remarqué. «Et vous savez ce qui est arrivé à l'économie japonaise les dix années suivantes, elle s'est effondrée», a-t-il conclu.
M. Varley a également dit soutenir la politique de baisse des taux d'intérêt de la Banque d'Angleterre, pour contribuer à la relance de l'économie. La Banque d'Angleterre a abaissé le 8 janvier son taux directeur à 1,5 %, un plus bas historique.
Barclays devrait au total supprimer quelque 4600 postes, selon des informations que la banque n'a que partiellement confirmées.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

