Jean Coutu va bien malgré les pertes liées à Rite Aid
Photo : Agence Reuters
Le président et chef de la direction du Groupe Jean Coutu, François Jean Coutu, en compagnie de son père Jean, président du conseil de l’entreprise.
Alors qu'il dévoilait hier une radiation massive de 431,7 millions liée à son investissement dans Rite Aid, le grand patron du Groupe Jean Coutu a admis que les pertes découlant de la chaîne américaine de pharmacies le «fatiguaient».
«C'est sûr que quand vous voyez ça, une perte de Jean Coutu, les gens s'inquiètent parce qu'ils se disent "coudonc, qu'est-ce qui se passe, est-ce qu'il va y avoir des pertes d'emplois?"», a déclaré le président et chef de la direction de l'entreprise de Longueuil, François Jean Coutu, au cours d'un entretien téléphonique.
«Pourtant, ce n'est pas ça du tout, a-t-il ajouté. Au contraire, on grossit, on rénove nos pharmacies, ça va bien. [...] Le lendemain d'un titre de journal qui dit "Jean Coutu dans le rouge", j'avoue que c'est fatigant, des fois j'espérerais que ça vienne un peu passer en dessous du tapis, parce que ce n'est pas nécessairement le "focus" de Jean Coutu maintenant.»
Dans ses résultats du troisième trimestre, terminé le 29 novembre, Jean Coutu a inscrit une provision de 357,8 millions pour refléter la perte de valeur de son placement dans Rite Aid, dont il détient 30,4 % du capital-actions.
C'est la première fois que l'entreprise doit inscrire une telle provision, liée à la chute de la valeur boursière de Rite Aid. Lorsque Jean Coutu a vendu les pharmacies Brooks et Eckerd à Rite Aid, en 2006, l'entreprise québécoise a obtenu 1,5 milliard $US en espèces et 250 millions d'actions de Rite Aid, qui valaient alors 1,1 milliard $US. Cette valeur n'est plus que de 90 millions $US. «Cet investissement-là a fondu quand même pas mal», a convenu François Jean Coutu.
En plus de la provision de 357,8 millions, Jean Coutu a dû inscrire à l'encre rouge un montant additionnel de 73,9 millions, soit sa quote-part de la plus récente perte déclarée par Rite Aid. La radiation totale liée à Rite Aid atteint donc 431,7 millions (558,2 millions depuis le début de l'année financière).
Analyse exhaustive
La direction effectuera une «analyse exhaustive» de son investissement dans Rite Aid pour déterminer s'il faudra inscrire une nouvelle dévaluation — ou encore une plus-value — dans les résultats du quatrième trimestre. Mais il n'est toujours pas question de vendre cette participation, a affirmé M. Coutu. «Tout ce qu'il nous reste, c'est du upside [potentiel de croissance] face à cet investissement-là dans Rite Aid», a-t-il noté, en soulignant que l'intégration des pharmacies Brooks et Eckerd était désormais terminée.
Le dirigeant a fait remarquer que Rite Aid a récemment amélioré son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA) ajusté, notamment en resserrant ses dépenses. À plus long terme, François Jean Coutu voit d'un bon oeil les promesses du président élu Barack Obama en matière de santé.
Le détaillant a par ailleurs dû comptabiliser une perte de valeur de 3,6 millions de ses avoirs investis dans du papier commercial adossé à des actifs (PCAA). La dépréciation totale atteint 10,7 millions, soit 30 % de la valeur nominale du PCAA.
Au final, Jean Coutu a essuyé une perte nette de 399,2 millions (1,66 $ par action) au troisième trimestre, alors que pendant la période correspondante de l'an dernier, la société avait dégagé un bénéfice net de 9,5 millions (4 ¢ par action).
Le bénéfice d'exploitation s'est chiffré à 48,8 millions, en baisse de 3,2 % par rapport aux 50,4 millions dégagés un an plus tôt. Selon l'entreprise, la situation s'explique par la diminution du prix des médicaments génériques et la baisse de la marge grossiste moyenne pour la distribution des médicaments.
Le chiffre d'affaires s'est élevé à 620,3 millions, en hausse de 6,4 %. La croissance a ralenti par rapport à l'an dernier, sauf pour le secteur de la vente au détail non pharmaceutique.
«C'est sûr que quand vous voyez ça, une perte de Jean Coutu, les gens s'inquiètent parce qu'ils se disent "coudonc, qu'est-ce qui se passe, est-ce qu'il va y avoir des pertes d'emplois?"», a déclaré le président et chef de la direction de l'entreprise de Longueuil, François Jean Coutu, au cours d'un entretien téléphonique.
«Pourtant, ce n'est pas ça du tout, a-t-il ajouté. Au contraire, on grossit, on rénove nos pharmacies, ça va bien. [...] Le lendemain d'un titre de journal qui dit "Jean Coutu dans le rouge", j'avoue que c'est fatigant, des fois j'espérerais que ça vienne un peu passer en dessous du tapis, parce que ce n'est pas nécessairement le "focus" de Jean Coutu maintenant.»
Dans ses résultats du troisième trimestre, terminé le 29 novembre, Jean Coutu a inscrit une provision de 357,8 millions pour refléter la perte de valeur de son placement dans Rite Aid, dont il détient 30,4 % du capital-actions.
C'est la première fois que l'entreprise doit inscrire une telle provision, liée à la chute de la valeur boursière de Rite Aid. Lorsque Jean Coutu a vendu les pharmacies Brooks et Eckerd à Rite Aid, en 2006, l'entreprise québécoise a obtenu 1,5 milliard $US en espèces et 250 millions d'actions de Rite Aid, qui valaient alors 1,1 milliard $US. Cette valeur n'est plus que de 90 millions $US. «Cet investissement-là a fondu quand même pas mal», a convenu François Jean Coutu.
En plus de la provision de 357,8 millions, Jean Coutu a dû inscrire à l'encre rouge un montant additionnel de 73,9 millions, soit sa quote-part de la plus récente perte déclarée par Rite Aid. La radiation totale liée à Rite Aid atteint donc 431,7 millions (558,2 millions depuis le début de l'année financière).
Analyse exhaustive
La direction effectuera une «analyse exhaustive» de son investissement dans Rite Aid pour déterminer s'il faudra inscrire une nouvelle dévaluation — ou encore une plus-value — dans les résultats du quatrième trimestre. Mais il n'est toujours pas question de vendre cette participation, a affirmé M. Coutu. «Tout ce qu'il nous reste, c'est du upside [potentiel de croissance] face à cet investissement-là dans Rite Aid», a-t-il noté, en soulignant que l'intégration des pharmacies Brooks et Eckerd était désormais terminée.
Le dirigeant a fait remarquer que Rite Aid a récemment amélioré son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissements (BAIIA) ajusté, notamment en resserrant ses dépenses. À plus long terme, François Jean Coutu voit d'un bon oeil les promesses du président élu Barack Obama en matière de santé.
Le détaillant a par ailleurs dû comptabiliser une perte de valeur de 3,6 millions de ses avoirs investis dans du papier commercial adossé à des actifs (PCAA). La dépréciation totale atteint 10,7 millions, soit 30 % de la valeur nominale du PCAA.
Au final, Jean Coutu a essuyé une perte nette de 399,2 millions (1,66 $ par action) au troisième trimestre, alors que pendant la période correspondante de l'an dernier, la société avait dégagé un bénéfice net de 9,5 millions (4 ¢ par action).
Le bénéfice d'exploitation s'est chiffré à 48,8 millions, en baisse de 3,2 % par rapport aux 50,4 millions dégagés un an plus tôt. Selon l'entreprise, la situation s'explique par la diminution du prix des médicaments génériques et la baisse de la marge grossiste moyenne pour la distribution des médicaments.
Le chiffre d'affaires s'est élevé à 620,3 millions, en hausse de 6,4 %. La croissance a ralenti par rapport à l'an dernier, sauf pour le secteur de la vente au détail non pharmaceutique.
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