États-Unis - Le secteur privé a détruit 693 000 emplois en décembre
8 janvier 2009
Actualités économiques
Washington — Le marché de l'emploi continue de se dégrader à un rythme effréné aux États-Unis, où le secteur privé a détruit 693 000 emplois en décembre, selon l'étude du cabinet en ressources humaines ADP publiée hier.
L'ampleur des pertes d'emplois est très nettement supérieure à celle que prévoyaient les analystes, qui tablaient sur 493 000 suppressions de postes.
Elle semble annoncer un très mauvais rapport officiel sur l'emploi, alors que les chiffres de novembre avaient déjà été désastreux (533 000 emplois détruits). Ce rapport, qui couvre à la fois l'emploi dans le secteur privé et le secteur public, doit être publié demain par le département du Travail.
ADP a par ailleurs revu en forte hausse son estimation du nombre d'emplois supprimés par le secteur privé en novembre, à 476 000 (au lieu de 250 000).
Cette révision du mois passé, ainsi que la différence avec les prévisions des économistes pour décembre, doivent être interprétées avec prudence, ADP ayant changé profondément la méthode et le modèle statistique qu'il utilise afin de se rapprocher le plus possible de la façon dont procède le ministère.
Selon ADP, le secteur des services, qui assure près de 85 % de l'emploi non agricole aux États-Unis, a détruit 473 000 postes en décembre, après en avoir supprimé 304 000 en novembre.
Avec une main-d'oeuvre en baisse constante depuis quasiment deux ans, l'industrie a perdu 220 000 emplois en décembre, dont 120 000 dans le secteur manufacturier, ajoute le cabinet.
Les petites entreprises aussi
Les grandes entreprises, comptant 500 salariés ou plus, ont supprimé 91 000 emplois, et les entreprises moyennes (de 50 à 499 salariés) 321 000. Plus grave pour l'économie, les petites entreprises ont supprimé des emplois (281 000) pour le troisième mois consécutif après avoir été créatrices nettes d'emplois pendant six ans. «La baisse de l'emploi dans les PME montre clairement que la récession déborde désormais bien au-delà de l'industrie manufacturière et du secteur du logement», écrit ADP comme le moi précédent.
Les analystes s'attendent que le rapport sur l'emploi du ministère du Travail fasse apparaître 475 000 suppressions d'emplois en décembre et un taux de chômage à 7 %, ce qui n'est pas arrivé depuis juin 1993, après les 6,7 % enregistrés en novembre.
Mais jugeant l'enquête ADP «atrocement choquante», Ian Shepherdson, économiste du cabinet HFE, estime que si les révisions méthodologiques de l'ADP tiennent la route, il faut s'attendre à environ 700 000 suppressions d'emplois dans le rapport de demain. Ce serait, selon lui, du jamais vu depuis 59 ans.
Dans une autre étude publiée hier, le cabinet Challenger, Gray & Christmas relève que les entreprises ont annoncé en décembre leur intention de supprimer au total 166 348 suppressions d'emplois, un record pour ce mois de l'année. Elles avaient annoncé 181 671 suppressions de postes en novembre, chiffre jamais vu depuis janvier 2002.
L'ampleur des pertes d'emplois est très nettement supérieure à celle que prévoyaient les analystes, qui tablaient sur 493 000 suppressions de postes.
Elle semble annoncer un très mauvais rapport officiel sur l'emploi, alors que les chiffres de novembre avaient déjà été désastreux (533 000 emplois détruits). Ce rapport, qui couvre à la fois l'emploi dans le secteur privé et le secteur public, doit être publié demain par le département du Travail.
ADP a par ailleurs revu en forte hausse son estimation du nombre d'emplois supprimés par le secteur privé en novembre, à 476 000 (au lieu de 250 000).
Cette révision du mois passé, ainsi que la différence avec les prévisions des économistes pour décembre, doivent être interprétées avec prudence, ADP ayant changé profondément la méthode et le modèle statistique qu'il utilise afin de se rapprocher le plus possible de la façon dont procède le ministère.
Selon ADP, le secteur des services, qui assure près de 85 % de l'emploi non agricole aux États-Unis, a détruit 473 000 postes en décembre, après en avoir supprimé 304 000 en novembre.
Avec une main-d'oeuvre en baisse constante depuis quasiment deux ans, l'industrie a perdu 220 000 emplois en décembre, dont 120 000 dans le secteur manufacturier, ajoute le cabinet.
Les petites entreprises aussi
Les grandes entreprises, comptant 500 salariés ou plus, ont supprimé 91 000 emplois, et les entreprises moyennes (de 50 à 499 salariés) 321 000. Plus grave pour l'économie, les petites entreprises ont supprimé des emplois (281 000) pour le troisième mois consécutif après avoir été créatrices nettes d'emplois pendant six ans. «La baisse de l'emploi dans les PME montre clairement que la récession déborde désormais bien au-delà de l'industrie manufacturière et du secteur du logement», écrit ADP comme le moi précédent.
Les analystes s'attendent que le rapport sur l'emploi du ministère du Travail fasse apparaître 475 000 suppressions d'emplois en décembre et un taux de chômage à 7 %, ce qui n'est pas arrivé depuis juin 1993, après les 6,7 % enregistrés en novembre.
Mais jugeant l'enquête ADP «atrocement choquante», Ian Shepherdson, économiste du cabinet HFE, estime que si les révisions méthodologiques de l'ADP tiennent la route, il faut s'attendre à environ 700 000 suppressions d'emplois dans le rapport de demain. Ce serait, selon lui, du jamais vu depuis 59 ans.
Dans une autre étude publiée hier, le cabinet Challenger, Gray & Christmas relève que les entreprises ont annoncé en décembre leur intention de supprimer au total 166 348 suppressions d'emplois, un record pour ce mois de l'année. Elles avaient annoncé 181 671 suppressions de postes en novembre, chiffre jamais vu depuis janvier 2002.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

