La peine de prison de l'ex-p.-d.g. d'Enron sera revue en appel
7 janvier 2009
Actualités économiques
Chicago — La peine de prison de 24 ans et quatre mois infligée à l'ancien p.-d.g. d'Enron, Jeffrey Skilling, pour sa responsabilité dans la faillite retentissante en 2001 du géant du courtage en énergie, sera revue, a ordonné une cour d'appel fédérale américaine.
M. Skilling avait été reconnu coupable en mai 2006 de 19 chefs d'accusation, notamment de fraude et de complot, et emprisonné en décembre de la même année. Une cour d'appel fédérale a jugé lundi que le procès de Jeffrey Skilling avait été équitable mais que le juge qui l'avait condamné n'avait pas correctement appliqué les règles en matière de peines infligées, et a ordonné que sa peine soit revue.
Jeffrey Skilling avait demandé que sa condamnation pour fraude et complot soit annulée mais n'a pas obtenu gain de cause. Il restera en prison en attendant de connaître sa nouvelle peine.
Il avait pris le poste de p.-d.g. d'Enron début 2001 avant de démissionner à la surprise générale en août 2001, obligeant son prédécesseur et fondateur du groupe Kenneth Lay à le remplacer. Quelques mois plus tard, Enron, dont le chiffre d'affaires approchait 100 milliards $US, avait fait faillite, mettant plusieurs milliers de personnes au chômage et ruinant ses actionnaires.
Jeffrey Skilling et Kenneth Lay, lui aussi reconnu coupable en mai mais décédé en juillet 2006 d'un arrêt cardiaque, avaient symbolisé les abus du monde de l'entreprise au tournant du siècle. Grevé par des dettes de quelque 40 milliards, le courtier en énergie avait fait faillite fin 2001 à la suite de malversations comptables orchestrées par ses dirigeants.
M. Skilling avait été reconnu coupable en mai 2006 de 19 chefs d'accusation, notamment de fraude et de complot, et emprisonné en décembre de la même année. Une cour d'appel fédérale a jugé lundi que le procès de Jeffrey Skilling avait été équitable mais que le juge qui l'avait condamné n'avait pas correctement appliqué les règles en matière de peines infligées, et a ordonné que sa peine soit revue.
Jeffrey Skilling avait demandé que sa condamnation pour fraude et complot soit annulée mais n'a pas obtenu gain de cause. Il restera en prison en attendant de connaître sa nouvelle peine.
Il avait pris le poste de p.-d.g. d'Enron début 2001 avant de démissionner à la surprise générale en août 2001, obligeant son prédécesseur et fondateur du groupe Kenneth Lay à le remplacer. Quelques mois plus tard, Enron, dont le chiffre d'affaires approchait 100 milliards $US, avait fait faillite, mettant plusieurs milliers de personnes au chômage et ruinant ses actionnaires.
Jeffrey Skilling et Kenneth Lay, lui aussi reconnu coupable en mai mais décédé en juillet 2006 d'un arrêt cardiaque, avaient symbolisé les abus du monde de l'entreprise au tournant du siècle. Grevé par des dettes de quelque 40 milliards, le courtier en énergie avait fait faillite fin 2001 à la suite de malversations comptables orchestrées par ses dirigeants.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

