Automobile - Les trois grands perdent du terrain au Canada
Toronto — Moins de la moitié des véhicules vendus au Canada en 2008 ont été produits par les trois grands constructeurs de Detroit, une première pour l'industrie automobile nord-américaine en difficulté, alors que les ventes de décembre ont couronné une année difficile.
L'an dernier, les constructeurs étrangers ont réussi à s'emparer d'une part de 51,2 % du marché canadien de l'automobile. Pour la première fois, les trois géants américains du secteur ont chuté sous la barre de 50 %.
Les grands constructeurs nord-américains — General Motors, Chrysler et Ford — ont tous vu leur part du marché canadien rétrécir en 2008.
«Peu importe la quantité d'argent que les gouvernements d'Amérique du Nord donnent à Detroit», a affirmé l'analyste Dennis DesRosiers dans un rapport, hier. «D'ici à ce qu'ils parviennent à reprendre les parts de marché perdues, ils vont demeurer en difficulté», a ajouté M. DesRosiers, pour lequel «perdre des parts de marché dans un marché en déclin est un scénario désastreux».
Bill Pochiluk, président d'AutomotiveCompass, croit que la dégringolade pourrait se poursuivre pendant des années. L'image qu'ont les consommateurs des trois grands de Detroit a été ternie par la publicité négative qui a entouré les appels au secours lancés par GM et Chrysler, a-t-il expliqué.
Cela pourrait nuire à leurs chiffres de ventes jusqu'en 2014 puis se traduire par une réduction de la production et davantage de mises à pied, a-t-il dit.
GM, Ford et Chrysler ont déjà sacrifié plusieurs milliers d'emplois, GM comptant en outre fermer une usine de camions à Oshawa ce printemps, causant la perte de 2600 emplois, ainsi qu'une usine de boîtes de vitesses à Windsor l'an prochain, affectant 1400 travailleurs.
GM, Ford et Chrysler comptent restructurer leurs opérations nord-américaines et payent actuellement leurs factures avec l'aide de l'État, espérant garder la tête hors de l'eau d'ici à une éventuelle reprise des marchés.
Les données rendues publiques hier indiquent que le mois dernier a été le pire mois de décembre en 12 ans au chapitre des ventes canadiennes de voitures et de camions, les constructeurs faisant état d'une baisse moyenne de 21 % des ventes par rapport à il y a un an.
«Le Canada a finalement vu les sérieuses baisses de ventes qui ont lieu aux États-Unis depuis maintenant des mois», a observé M. DesRosiers.
«On peut sans risque de se tromper affirmer que le Canada se trouve aussi dans une récession automobile», a-t-il ajouté.
Chrysler Canada a rapporté avoir vendu 12 294 véhicules en décembre, en baisse de pas moins de 35,7 % par rapport au même mois il y a un an.
Les ventes canadiennes de véhicules General Motors ont chuté de 19,5 %, à 21 000 voitures et camions.
Ford a écoulé 14 273 véhicules, en baisse de 5,5 pour cent, a indiqué M. DesRosiers.
Bien qu'il ait établi un nouveau record de compagnie en ce qui a trait aux ventes en 2008, Honda a vu ses ventes chuter de 41 % le mois dernier, à 10 555.
Toyota a également connu ses meilleures ventes au pays l'année dernière, mais ses ventes n'en ont pas moins baissé de 35 % en décembre, à 9572.
Aux États-Unis, les ventes de Toyota et Honda ont reculé davantage que celles de la plupart de leurs concurrents américains en décembre, la baisse de 37 % de Toyota et celle de 35 % de Honda démontrant que les voitures à haut rendement énergétique des deux entreprises japonaises ont été de peu de secours pour l'industrie, alors que les consommateurs fuient les salles d'exposition en raison du piètre état de l'économie.
L'an dernier, les constructeurs étrangers ont réussi à s'emparer d'une part de 51,2 % du marché canadien de l'automobile. Pour la première fois, les trois géants américains du secteur ont chuté sous la barre de 50 %.
Les grands constructeurs nord-américains — General Motors, Chrysler et Ford — ont tous vu leur part du marché canadien rétrécir en 2008.
«Peu importe la quantité d'argent que les gouvernements d'Amérique du Nord donnent à Detroit», a affirmé l'analyste Dennis DesRosiers dans un rapport, hier. «D'ici à ce qu'ils parviennent à reprendre les parts de marché perdues, ils vont demeurer en difficulté», a ajouté M. DesRosiers, pour lequel «perdre des parts de marché dans un marché en déclin est un scénario désastreux».
Bill Pochiluk, président d'AutomotiveCompass, croit que la dégringolade pourrait se poursuivre pendant des années. L'image qu'ont les consommateurs des trois grands de Detroit a été ternie par la publicité négative qui a entouré les appels au secours lancés par GM et Chrysler, a-t-il expliqué.
Cela pourrait nuire à leurs chiffres de ventes jusqu'en 2014 puis se traduire par une réduction de la production et davantage de mises à pied, a-t-il dit.
GM, Ford et Chrysler ont déjà sacrifié plusieurs milliers d'emplois, GM comptant en outre fermer une usine de camions à Oshawa ce printemps, causant la perte de 2600 emplois, ainsi qu'une usine de boîtes de vitesses à Windsor l'an prochain, affectant 1400 travailleurs.
GM, Ford et Chrysler comptent restructurer leurs opérations nord-américaines et payent actuellement leurs factures avec l'aide de l'État, espérant garder la tête hors de l'eau d'ici à une éventuelle reprise des marchés.
Les données rendues publiques hier indiquent que le mois dernier a été le pire mois de décembre en 12 ans au chapitre des ventes canadiennes de voitures et de camions, les constructeurs faisant état d'une baisse moyenne de 21 % des ventes par rapport à il y a un an.
«Le Canada a finalement vu les sérieuses baisses de ventes qui ont lieu aux États-Unis depuis maintenant des mois», a observé M. DesRosiers.
«On peut sans risque de se tromper affirmer que le Canada se trouve aussi dans une récession automobile», a-t-il ajouté.
Chrysler Canada a rapporté avoir vendu 12 294 véhicules en décembre, en baisse de pas moins de 35,7 % par rapport au même mois il y a un an.
Les ventes canadiennes de véhicules General Motors ont chuté de 19,5 %, à 21 000 voitures et camions.
Ford a écoulé 14 273 véhicules, en baisse de 5,5 pour cent, a indiqué M. DesRosiers.
Bien qu'il ait établi un nouveau record de compagnie en ce qui a trait aux ventes en 2008, Honda a vu ses ventes chuter de 41 % le mois dernier, à 10 555.
Toyota a également connu ses meilleures ventes au pays l'année dernière, mais ses ventes n'en ont pas moins baissé de 35 % en décembre, à 9572.
Aux États-Unis, les ventes de Toyota et Honda ont reculé davantage que celles de la plupart de leurs concurrents américains en décembre, la baisse de 37 % de Toyota et celle de 35 % de Honda démontrant que les voitures à haut rendement énergétique des deux entreprises japonaises ont été de peu de secours pour l'industrie, alors que les consommateurs fuient les salles d'exposition en raison du piètre état de l'économie.
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